C’est la visite indispensable pour qui veut comprendre les origines de la Turquie et son sentiment d’appartenir à une civilisation ancienne dont les racines remontent à des milliers d'années, c’est-à-dire au néolithique ancien. On l’appelle aussi le "musée hittite", du nom de la civilisation qui domina l’Anatolie durant le second millénaire (1.900-1.200 av.j.c.).
Le musée est logé dans un bâtiment à coupoles du 15ème siècle, en fait un ancien bazar couvert, intelligemment restauré. Ses collections illustrent les différentes strates de civilisation qui sont apparues dans cette région depuis l’époque paléolithique jusqu’au monde gréco-romain. Elles sont tellement riches que le non spécialiste aura intérêt à suivre l’ordre chronologique pour comprendre l’évolution d’un monde qui est aussi le nôtre (commencer la visite par la galerie de droite).
Entre cinq et sept millénaires nous séparent de la figure de déesse mère (voir photo jointe), assise sur un trône en terre cuite, image même de la fécondité. C’est l’un des plus anciennes pièces de ce musée et une des plus saisissantes aussi...
Cette avenue très large et bordée d’arbres qui traverse la ville du sud au nord sur 2 kms environ constitue une agréable promenade. J’ai commencé par le sud (parc Kugulu). En remontant vers le nord, on longe le quartier des ambassades sur la gauche du boulevard puis on atteint le parc urbain derrière lequel se trouve le Parlement, immense bâtisse dont l’accès est sévèrement gardé. A l’intersection des boulevards Atatürk et Ismet Inonu, qui constitue le centre névralgique de la ville, on remarque le monument liquide et la plaque en bronze à la gloire du premier.
Mieux vaut traverser le boulevard pour flâner devant les grands magasins qui se trouvent de l’autre côté. La municipalité a construit de nombreux passages surélevés en béton pour franchir le terre-plein central infranchissable autrement. La plupart sont assez laids et coupent la perspective.
En continuant on arrive à la place Sihhiye qui est agrémentée d’une reproduction du fameux disque solaire en bronze orné de trois taureaux dont l’original (2300-2100 avant J.C) se trouve au musée des civilisations anatoliennes. Une pièce superbe.
Pour le retour, j’ai pris les rues parallèles au boulevard, côté est. Elles sont commerçantes, animées et on y trouve de tout. Au total, une agréable promenade, pas particulièrement pittoresque, mais instructive.
Ce petit musée est logé dans un édifice harmonieux, surmonté d’une coupole, construit vers 1925. Chacune des salles est consacrée à un matériau particulier : la salle des tissus contient des broderies, des tapis et des étoffes ; celle des cuivres, des ustensiles ménagers et toutes sortes d’objets en cuivre. Une très belle salle est consacrée aux objets en bois: portes de mosquée anciennes, chaires (minbar), niches de prière (mihrab) magnifiquement sculptées...
On y notera aussi une curieuse salle de circoncision du 17° siècle ! Apparemment c’était toute une cérémonie... De l’esplanade du musée, on a une belle vue sur la ville.
J’ai séjourné à plusieurs reprises dans ce petit hôtel tranquille à deux pas du boulevard Atatürk. Les chambres sont grandes, bien rénovées et confortables. A noter la salle de gymnastique pour l’hiver et une piscine dehors pour l’été.
L’établissement est sans prétention et le personnel extrêmement serviable. La nuit est affichée à 80 euros, y compris un petit déjeuner buffet très abondant. On peut sans doute négocier à moins si on reste quelques jours.
La cuisine du restaurant est soignée et le service impeccable. J’y ai dégusté des côtes d’agneau, abondamment servies avec une garniture de petits légumes et de riz. Avec une entrée et un dessert, il vous en coûtera 25 livres turques, soit un peu moins de 15 euros.
El Tigre est une région hors norme non loin de la capitale, Buenos Aires : situé sur l'estuaire du rio de la plata, frontière quasi maritime entre l'Uruguay et l'Argentine, le fleuve se divise en des centaines de petits canaux luxuriants qui ne demandent qu'à être explorés. Au hasard des navigations, on tombe sur de somptueuses villas de la classe aisée de Buenos Aires, des cabanons de pêcheurs ou des maisons traditionnelles peintes habitées par la classe moyenne argentine. Parfois, un bras de fleuve très large voit surgir un bateau géant, puis le canal disparaît à nouveau au coeur de l'archipel. L'ensemble compose un paysage magnifique qui a servi de décor pour le film « Apocalypse now ».
Nous ne sommes pourtant pas à une latitude tropicale, mais plutôt tempérée. La profusion d'eau donne ici le sentiment de changer de monde et de climat. C'est dans ce cadre enchanteur et reposant que les « portenos » vont se reposer les fins de semaine. On achète un billet dans une « lancha », sorte de taxi-bus collectif, qui vous mènera au coeur de cette région d'eau et d'îles. A bord de ces belles vedettes rapides en bois, on côtoie quelques touristes, des locaux partant à la pêche ou à la chasse, des résidents se rendant dans leur maison secondaire... Pour ceux qui ont plus de temps, quelques hôtels existent...
Pour s'y rendre, deux solutions : prendre un train pour la ville deTigre (voir photo) depuis la station de Retiro, ou bien un bus qui part du centre de Buenos Aires. Je ne me souviens plus du numéro de bus, mais il passe par l'avenidad Las Heras et la place Italia (dans le quartier de Palermo). Le trajet sera long (une heure), mais il est vraiment intéressant car il traverse les quartiers chics du nord de Buenos Aires, notamment San Isidro, avec ses bâtiments coloniaux. Prévoir un retour en train, plus rapide.
Voir mes photos dans le diaporama : http://www.voix-nomades.com/carnets-voy … hp?id=1983
El Tigre est situé sur l'estuaire du rio de la plata, frontière quasi maritime entre l'Uruguay et l'Argentine. A une heure de Buenos Aires, on navigue dans un véritable dédale de canaux luxuriants, de villas somptueuses ou de cabanes décrépies.
Ce sympathique restaurant est situé sur la rue de Paris (Paris Caddesi), derrière l’Ambassade américaine qui donne sur l’Atatürk Bulvari. Contournez cet imposant édifice par la droite pour tomber droit sur l’enseigne lumineuse du restaurant.
L’endroit, abondamment éclairé, n’est pas intime du tout ! On y vient en famille et on peut même y voir quelques groupes de femmes seules. Ceci explique sans doute cela. Le parquet ciré de la grande salle décorée de quelques chromos ottomans fleure bon la tradition. Une attention aussi rare que délicate pour la clientèle qui veut dîner tranquille : il y a une salle de jeux pour les enfants au sous-sol.
J’y ai dîné de la traditionnelle soupe de lentilles, suivi de d’un Iskender kebab au yogourt (fines lamelles de viande de veau posées sur un lit de dés de pain pitta et arrosées de yogourt et de sauce tomates), le tout accompagné d’une salade de crudités. Pas de dessert, mais avec de l’eau minérale comme boisson, cela m'a coûté 9 euros.
Avec ses grandes avenues arborées et ses nombreux parcs, la grande capitale turque ne manque pas d’allure. Dans sa partie centrale elle est traversée du nord au sud par le Boulevard Atatürk, et il est facile de s’y orienter. Très aérée, on se dit que la vie doit y être commode pour des familles avec enfants. Malgré quelques embouteillages aux heures d’entrée et de sortie des bureaux, la circulation est à peu près maîtrisée. A l’exception de quelques folies urbanistiques qui concernent surtout des immeubles de bureaux, les immeubles d’appartements semblent respecter une hauteur imposée. Pas d’anarchie donc, mais au contraire une certaine harmonie, sans compter que l’architecture des ces immeubles est plutôt agréable à l’œil.
C’est Atatürk qui a décidé de faire d’Ankara la capitale de la Turquie indépendante en 1923. Les signes distinctifs d’une capitale sont là : monuments publics, places avec statues équestres, urbanisme de grands espaces, passages souterrains pour les voitures, tout y est. Ecolo avant la lettre, il croyait aux arbres et aux espaces verts. Sur ce plan là Ankara est tout le contraire de la plupart des villes du Moyen-Orient. Le piéton y est aussi mieux traité que dans bien des villes : les trottoirs sont souvent larges et rarement encombrés de voitures. Les rues piétonnes du centre, très commerçantes, sont plaisantes.
J’y ai déambulé tranquillement dans le centre ville, observant la foule : beaucoup de jeunes qui se pressent dans les cafés Internet, des adultes de tous âges et de toutes conditions qui font leurs courses. La simplicité, sinon la modestie vestimentaire est de règle. La gêne se lit parfois sur certains visages. Mais pas de misère, et cette foule ressemble à la cohue des rues d’Europe dans les années cinquante, les téléphones portable en plus.
Dans un café, j’ai pris une tasse de thé avec une pâtisserie locale, très sucrée, dont j’ai oublié le nom. En novembre, la nuit tombe dès cinq heures à Ankara et les rues se vident rapidement.
J’étais dans mon taxi (à Ankara), ce vendredi 10 novembre à 9h05 du matin (précise !), lorsque des sirènes ont retenti. La circulation s’est arrêtée brusquement et les piétons se sont immobilisés, tournés vers le mausolée qui domine la ville. Mon chauffeur est descendu de son véhicule et a fait de même, avec solennité.
Comme tous les 10 novembre à la même heure, date anniversaire de la mort d’Atatürk, la vie s’arrête dans tout le pays pour un bref instant : deux minutes de recueillement général pour rendre un bref hommage au héros national...
Un moment impressionnant pour un étranger, à fortiori pour des gens venant d'un pays où l'idée patriotique est vécue avec une certaine honte aujourd'hui. Pour le reste, les touristes qui ne sont pas au courant seront surpris au début. J'ai mis quelques minutes à comprendre qu'ils se tournaient tous vers le mausolée d’Atatürk... Un instant, on aurait même pû croire, - puisque nous sommes dans un pays musulman -, que tout le pays ressentait un instant collectif de communion de foi et se préparait à se tourner vers la Mecque... Sauf que dans ce cas, c'est du fondateur de la laïcité à la Turque qu'il s'agit.
On ne peut ignorer son surnom, Atatürk, le père des turcs, à défaut de connaître son vrai nom : Mustapha Kemal... Et ils sont peu nombreux les hommes en qui une nation entière se reconnaît. Celui-ci a jeté les fondements de la Turquie républicaine et moderne. On en finirait plus d’énumérer les réformes profondes que les Turcs lui doivent, mais deux au moins ont changé l’histoire du pays : le passage de l’alphabet arabe à l’alphabet latin et la séparation de la religion et de l’Etat (sécularisation). Quand on sait les résistances que de tels changements suscitent, on imagine l’ascendant de cet homme sur ses compatriotes !
Dans le genre monumental le mausolée d’Atatürk est imbattable. Imaginez une allée triomphale, ornée de lions de pierre qui mènent à une esplanade immense flanquée de tours, avec au milieu le mausolée lui-même qui se présente comme un temple entouré de portiques au sommet d’un escalier monumental. Le tout est bâti au sommet d’une colline qui domine la ville et au milieu d’un parc de plusieurs hectares.
La tombe elle-même est un monolithe de marbre de plusieurs dizaines de tonnes posé sur un socle face à une grande fenêtre. J’y étais le 11 novembre 2006, noyé dans la foule qui venait rendre un bref hommage au fondateur de la Turquie moderne : enfants des écoles, drapeau turc en tête, simples citoyens qui viennent déposer une rose rouge ou dignitaires étrangers présents pour une brève visite...
La date n’est pas sans importance car les turcs n’ont aucune raison de célébrer l’armistice du 11 novembre 1918 puisqu’ils étaient du côté des vaincus, mais le 11 est le lendemain du 10, date de la mort d’Atatürk... D’où l’affluence qui régnait ce jour là !
La nuit, le mausolée, illuminé au milieu de son parc, domine toute la ville. C’est à ce moment là qu’il prend toute sa majesté.
Voilà un grand bar très bien décoré, avec fauteuils clubs à l'anglaise et peintures françaises façon 19ème... La lumière est belle et l'endroit est assez ouvert. Du coup, les quelques fumeurs ne gènent pas beaucoup car vos voisins restent assez éloignés, ce qui ajoute au charme de l'endroit. C'est un vrai lieu agréable pour prendre un verre ou perdre son temps. Les plats sont par contre plus chers, entre 15 et 20 euros. De ce point de vue, mieux vaut éviter.
D’un manière générale les hôtels deux étoiles, affiliés à la marque Logis de France, constituent une référence indispensable pour qui voyage un peu à l’aveuglette. Ils sont en général bien placés, propres et confortables et la nourriture y est bonne.
Le Domaine de la Reynaude, situé près du village d’Aurons dans la campagne aixoise, fait honneur à la chaîne avec ses deux corps de bâtiment, moderne pour l’hôtellerie et "traditionnel rural" pour le restaurant. S’il n'y pas grand chose à dire des chambres qui offrent le confort standardisé d’un deux étoiles, le restaurant, logé dans une ferme ancienne aménagée a belle allure, de même que le bar dans sa salle voûtée. C’était en août et nous avons dîné dehors sous les étoiles dans la grande cour aménagée. Nous y avons dansé aussi. L’endroit est vaste et 200 personnes y tiennent à l’aise.
Cette adresse offre des facilités inhabituelles pour un deux étoiles et propices à des séjours prolongés : une grande piscine (rien à voir avec les bassins sous dimensionnés de nombre d’hôtels du sud de la France), un parc ombragé par de grands arbres, plusieurs courts de tennis, un terrain de boule, le tout bordé par des vignes. Le calme est absolu et le paysage très provençal...
Site Internet : http://www.cortege.com/stands/lareynaude/
C’est le mariage d’un ami qui m’a fait connaître cette charmante église située à deux encablures du cours Mirabeau au bout de la rue Cardinale. L’entrée principale donne sur une petite place à l’écart de la circulation et de l’animation des grands boulevards.
L’intérieur, récemment rénové, ne manque pas de charme avec ses colonnes élancées de pierres jaunes. La décoration, réduite au minimum, correspond bien au dépouillement du lieu. L’autel, résolument moderne, reçoit la lumière de l’été.
Ce jour là, l’officiant de la paroisse, à la fois prêtre et psychanalyste, parla aux jeunes époux avec toute la sagesse de cette double casquette (un mélange peu commun à la vérité !!!). Son conseil, donné il va sans dire à toute l’assistance et non seulement aux mariés, fut de prêter attention à une approche globale de la vie plutôt que de survaloriser tel ou tel aspect et d’envisager le futur avec la conscience aigüe que, même si la perfection n’est pas de ce monde, la vie vaut bien la peine d’être vécue.
Ce n’était pas mal...
Le meilleur restaurant à 30 km à la ronde (de toute la région d'ailleurs, Vallon Pont d'Arc compris), très fréquenté. Les soirs d’été, on peut réserver une table sur l’agréable terrasse dominant la campagne. Le premier menu avec entrée, plat principal et dessert est à 29 euros. Si vous avez très faim vous pouvez essayer le menu gastronomique...
J’y ai apprécié un foie gras poêlé et une selle d’agneau de première classe. Les entrées sont le principal atout du menu, ainsi que l'excellente carte de desserts.
Situé sur le plateau au sud des gorges de l’Ardèche (rive gauche, la plus sauvage), à la limite de l’Ardèche et du Gard, La Bastide de Virac est un minuscule village bien plaisant. Pas de commerces, mais des vieilles rues empierrées et des balcons fleuris. De nombreuses maisons anciennes ont été transformées en résidences secondaires pour citadins.
Le centre du village est dominé par le château musée de Roure où on peut visiter une intéressante exposition sur ce qui fut l’industrie principale de cette région : l’élevage du ver à soie, dont témoignent encore les nombreux mûriers platanes qui poussent dans le coin.
Le village est un point de départ pour des petites randonnées à pied faciles, en général bien balisées. Pour accéder aux gorges de l’Ardèche, allez en voiture jusqu’au hameau des Crottes par la D217 en direction d’Orgnac, puis la petite route sur la gauche en direction des Crottes. Laissez la voiture au parking et prenez le sentier, balisé, qui descend vers les gorges.
Au bord de l’eau, la baignade est superbe car l’endroit est isolé et la vue sur les falaises dominant les gorges exceptionnelle. Idéal pour pique niquer. On peut aussi y visiter le modeste monument à la mémoire des habitants du lieu : toute une famille fusillée par les occupants pendant la dernière guerre en représailles d’actions de résistance...
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