C’est une magnifique église romane située sur un piton rocheux au sommet du village de Plaisance, dans l'Aveyron. Les fondations sont du 11ème siècle, mais l’édifice date de la fin du 12ème siècle. On y accède par une volée de marches qui se termine par un auvent de ciment que l’on a rajouté (dommage car il est franchement pas terrible !). A l’intérieur, trois nefs gothiques avec des croisées d’ogives cintrées très hautes et quelques chapiteaux anciens bien mis en valeur par un éclairage approprié. Le chœur polygonal à cinq fenêtres est du pur roman.
Ce dimanche 7 mai en fin d’après-midi, la chorale hispano-américaine Voces Latinas y donnait son concert d’été annuel. Durant la première partie, la soprano Dominique Bouey a chanté des mélodies paysannes françaises de la Renaissance en s’accompagnant au "dulcimer", un instrument à corde du 16° siècle copié sur l’épinette des Vosges. Le son est nostalgique, lancinant, et la voix sublime. Ensuite se sont succédés des chants de la renaissance espagnole et du folklore latino-américain : boléros cubains, milongas argentines et chansons brésiliennes...
Le bonheur était dans l’église.
En sortant, la vue sur les toits du village était tout ce qu’il a de paisible. Choristes et spectateurs ont pris ensemble le pot de l’amitié !
Ce village, classé parmi les plus beaux villages de France, est construit au confluent du Tarn et de l’Alrance. Il constitue un ensemble très harmonieux avec ses maisons en pierre plates et brunes construites autour d’un torrent qui serpente au milieu des jardins potagers, ses toits de lauze et son château qui domine le vieux village. Rien de commercial ne vient gâcher la vue. L’hôtel "Gites de France" est discret...
On accède au vieux village par un pont du 14ème siècle qui débouche sur des rues étroites et empierrées (des calades), faites de pierres juxtaposée pour permettre aux sabots des animaux de ne pas déraper. En montant, on passe sous le clocher de l’église ajouré et on traverse un minuscule cimetière avec quelques tombes. Magnifique vue sur le Tarn depuis la gloriette agrémentée d’une très belle croix et d’une charpente ancienne en châtaigner, arbre très utilisé pour les charpentes en raison de sa résistance mécanique et de ses tanins résistants aux insectes.
Le château fait partie de la route des seigneurs du Rouergue. Bâti au 9ème siècle, mais beaucoup remanié, il a pris sa forme actuelle durant la guerre de 100 ans. Les remparts, les tours de défense et le chemin de ronde sont de l’époque médiévale. Il est bâti sur un piton rocheux de 150 mètres de long en position stratégique dominante au confluent des vallées du Tarn et de l’Alrance. Il a été pendant 500 ans la propriété de la famille Arpajon.
Arrivé au pied des remparts, on passe sous la voûte d’entrée pour accéder à une enceinte intérieure engazonnée et plantée de cyprès et de noyers. Notre promenade nous à mené jusqu’aux restes de la chapelle Sainte Marie qui domine le Tarn, puis vers le sommet des remparts d’où la vue sur le Tarn et l’Alrance est magnifique. A l’intérieur, un escalier en pierre monumental mène aux pièces du premier étage avec des salles déjà rénovées, beau dallage, entrées voûtées superbes, remparts qui mène à la tour des prisonniers, puis à deux belles tours à gorge ouverte sur le modèle de celles d’Avila.
Si, après cette visite, vous avez une petite faim, allez prendre une salade au logis de France... De la terrasse, on peut goûter à l’harmonie tranquille de ces vieilles pierres qui fleurent bon la France des livres d'Histoire.
Au voyageur étourdi par le bruit de la grande ville et lassé de respirer les fumées des diesel des colectivos, je vous conseille une balade dans cette banlieue chic, calme et si agréable de Buenos-Aires.
Prenez la cathédrale de San Isidro comme point de départ. Certes, ce n’est ni Chartres, ni Beauvais, mais elle a été entièrement restaurée et donne sur une petite place très bien arborée dont le caractère colonial a été sauvegardé. Plusieurs maisons traditionnelles basses avec des fenêtres grillagées à l’espagnole, dont un insolite Musée du Rugby. En Argentine ce sport est pratiqué par l’élite, comme jadis en Angleterre. Ce n’est pas un sport "populaire" comme en France. Cette place est occupée par le foot...
La place descend en pente douce vers la nouvelle ligne de train de banlieue qui dessert les gares au bord du Rio de la Plata. Le dimanche, déambulez dans l’agréable marché artisanal. La municipalité de San Isidro a visiblement le souci de préserver un environnement privilégié : hippodrome, terrains de polo et de golf, club nautiques chics. Pas d’immeubles de vingt étages ici, seulement des maisons individuelles avec des jardins soigneusement clos. Les rues, parfois pavées et très arborées, sont tranquilles.
Toutes les deux ou trois cuadras, on aperçoit une cabine avec son garde (vigilante). Les riverains du coin nous ont expliqué que c’est pour la sécurité et que cela fait partie des charges... Une cabine signifie trois gardes (non armés) salariés à raison de huit heures par jour pour assurer une présence jour et nuit. Les frais de ce service, entièrement privé, sont assurés par les riverains. Est-ce indispensable ? Certains vous assurent que oui, avec véhémence et force histoires d’agressions (asaltos). D’autres sont nettement plus sceptiques... On ne sait qui croire.
Pour aller à San isidro, le plus commode est de prendre le train à la gare du Retiro. Il y a deux lignes, une qui suit la rive du Rio de la Plata, (el tren de la Costa), et une autre, qui se trouve plus à l’intérieur des terres. On préfèrera le second. Prendre un billet jusqu’à la gare de San Isidro.
Il est possible de s'y rendre en bus, avec le bus menant au Tigre, mais c'est plus long.
Palermo désigne à la fois un immense espace vert de détente (bosque), inspiré du bois de Boulogne à Paris et situé au nord-ouest du centre ville, ainsi qu'un quartier qui borde ce même bois. Nombreux sont les argentins qui vont courir, jouer au foot, pique-niquer ou se promener dans le bosque de Palermo. L’endroit borde un quartier assez huppé, haut de gamme
A la hauteur du jardin zoologique, Le Rosedal est une roseraie, agrémentée d'une pièce d’eau et du jardin des écrivains avec des statues de Dante, Cervantès ou Balzac. Superbe en saison.
Faire plusieurs fois le tour du Rosedal en courant ou en marche rapide avec un appareil mesurant son rythme cardiaque est définitivement "in" à Buenos Aires ! Et ils sont nombreux à le faire, surtout le week-end. Sans être des fétichistes de la performance, beaucoup d’argentins d’un certain niveau social sont sportifs ou prennent soin de leur corps. Il faut dire que l’on mange tellement que c’est nécessaire...
Pueyrredon est un général argentin, qui a été compagnon de San Martin, le Libertador, et a joué un rôle important au moment de l’indépendance et durant les premières années de la jeune République argentine autour de 1815.
La maison qui appartenait à la famille Pueyrredon a été déclarée "monument historique national" en 1941 et acquis par la municipalité de San Isidro. Sa construction date de la fin du 18° siècle.
Majestueusement placée sur la berge qui domine les eaux limoneuses du Rio de La Plata, l’édifice respire l’harmonie tranquille. La maison est organisée autour d’un patio interne, pavé de briques rouges et décoré avec des orangers, sur lequel ouvrent les différentes pièces. La décoration interne, le mobilier et les fenêtres grillagées sont résolument espagnoles, sinon andalouses.
La galerie à colonnade extérieure donne sur un parc splendide au gazon verdoyant avec des arbres somptueux. L’ensemble restitue bien l’atmosphère à la fois simple et raffinée d’une maison bourgeoise du 19° siècle. C’est dans ces murs vénérables que furent discutés les grands moments historiques au moment de l’indépendance de l’Argentine.
Pour y aller, prendre le train à la gare du Retiro jusqu’à la gare de San Isidro.
Le musée est logé dans l’ancien hôtel qui, entre 1911 et 1920, accueillait pour quelques jours les nouveaux arrivants à leur descente du bateau. A partir de 1850, l’accueil commence à être sérieusement organisé : chaque nouvel arrivant a droit à deux semaines de logement à l’hôtel de l’immigration, le temps de leur faire des papiers d’identité, de prendre les premiers contacts pour du travail ou de rejoindre des parents déjà installés.
Le bâtiment actuel, de près de cent mètres de long sur trois étages, adossé au port, est imposant. Après avoir traversé une grande cour arborée, on pénètre dans la grande salle centrale où sont exposées des malles, machines à coudre, des registres où étaient notés les qualifications des nouveaux arrivants : coiffeur, maçon, charpentier, cuisinier... De vieux lits métalliques où les nouveaux arrivants dormaient sur une toile de cuir, à 250 par dortoir, des tables de salle à manger couvertes d’une dalle de marbre blanc. Les concepteurs du musée se sont attachés à restituer l’ambiance de l’époque.
Au fond de la salle se trouve une grande photo murale de la salle à manger au début du siècle (voir photo). Dans une autre salle à droite, des histoires de familles sont exposées sur des panneaux muraux, dont celles de plusieurs familles françaises originaires de l’Aveyron et du nord de la France. Les étages supérieurs du musée qui abritent le dortoir sont en réfection.
On peut consulter dans le musée une base de données qui va de 1882 à 1921. En échange d’un nom de famille, l’ordinateur vous donnera la date d’arrivée de la personne en Argentine, les noms et prénoms de ceux qui l’accompagnaient, le nom du bateau et son port de provenance (3 pesos). En sortant du musée, on notera à droite un autre bâtiment de la Direction National des Migrations qui abrite le programme de régularisation des sans-papiers actuels (Boliviens, Paraguayens).
L’ensemble est émouvant. Pensez à tous ces européens venus chercher à 12.000 km de chez eux un monde meilleur. Un regret cependant. L’effort méritoire de quelques-uns pour réaliser ce musée masque mal l’absence d’engagement des pouvoirs publics envers un lieu de mémoire digne de l’histoire du pays.
Ce musée, mal indiqué, ne figure pas dans les dépliants d’hôtel et c’est dommage !!
Pour s'y rendre :
A pied (300m), partir de la Tour des Anglais face à la gare du Retiro. Tournez le dos à la ville en direction du port en obliquant légèrement sur votre droite. Traversez les voies ferrées désaffectées et dirigez-vous vers le bâtiment jaune de DNI (Direction Nationale de l’Immigration).
Buenos-Aires est certainement une des villes au monde qui jouit du maillage le plus serré en matière de restaurants, de confiterias, de cafés (avec une restauration simplifiée), de pizzerias, de parrilladas ou d’établissements plus modestes. Souvent placés au coin des rues et de grandes dimensions grâce à une mezzanine, on ne peut pas les manquer. Un observateur étranger observait finement il y a déjà quarante ans :
- " Buenos-Aires, ce n’est pas une ville, c’est un restaurant avec des rues." C’est tout à fait vrai !
La qualité moyenne des restaurants est très élevée. On peut y manger bien, et surtout beaucoup... et à n’importe quel moment de la journée. L’appétit de l’argentin moyen est une source d’émerveillement pour le voyageur étranger. Au cours des dernières années se sont développés des établissements dits "fourchette libre" (tenedor libre), qui offrent des buffets froids et chauds où l’on peut se servir à volonté pour un prix modique. Beaucoup sont tenus par des Coréens.
Le service est en général impeccable et efficace. La plupart des restaurants du centre vous mettront un couvert avec nappe et serviette en tissus. Certains mettent sur la table une petite corbeille avec plusieurs types de pain et du beurre, à l’italienne. Sur la note, prévoyez une somme modique pour le "couvert" (cubierto). Pour manger à Buenos-Aires sans se ruiner (et sans prendre trop de kilos...), n'hésitez pas à partager (compartir) certains plats. Les serveurs ne vous feront pas la gueule. Parfois ils vous le proposent eux-mêmes. C’est une pratique courante.
Deux points noirs cependant : trop de cafés et de restaurants ont disposé de grands écrans de télévision sur les murs de sorte qu’il est difficile d’y échapper. Beaucoup sont aussi excessivement bruyants.
L'hôtel Alpino est situé à Palermo, dans une zone un peu excentrée, où il y a très peu d’hôtels. Le papier peint est limite et les moquettes n’ont pas été changées depuis l’indépendance ! Franchement, pas terrible. Doit pouvoir mieux faire. A éviter...
En sortant du cimetière de la Recoleta, prendre à droite jusqu’à la rue Vicente Lopez. En face se trouve une très bonne librairie café où on peut feuilleter et lire avant d’acheter. Elle est très bien fournie en ouvrages et romans.
A côté, un multiplex avec une demi-douzaine de salles de cinémas. A noter que la programmation à Buenos-Aires est excellente. Il arrive souvent malheureusement que les films nationaux, d’excellente facture depuis quelques années, soient rapidement remplacés par les super productions venues de l’étranger. Ici comme ailleurs, le commercialisme fait des ravages...
On ne comprend rien à l’Argentine si on oublie que c’est un pays d’immigration. Au début, le peuplement s’est fait par les descendants des colonisateurs espagnols. Mais entre 1850 et 1920, de 5 à 6 millions d’immigrants ont débarqué à Buenos-Aires. Seuls les Etats-Unis en ont reçu davantage. Plus de 40% étaient des Italiens, 30% étaient des Espagnols (Basques, Galiciens entre autres). Les autres, en quantité infiniment moindre, étaient Allemands, Français, Gallois, Ecossais, Syro-libanais, Austro-hongrois, Juifs de toutes origines...
Beaucoup débarquèrent entre 1880 et 1914, qui fut une période glorieuse pour l’agriculture argentine. Vers 1900, dans les campagnes italiennes ou espagnoles, on ne mangeait pas toujours à sa faim et le grenier argentin faisait rêver. Les salaires à Buenos-Aires étaient beaucoup plus élevés qu’en Italie. Dans les chaumières, les candidats au départ supputaient leurs chances durant des soirées entières à la lueur d’une bougie : valait-il mieux aller aux Etats-Unis ou en Argentine ? Et lequel des fils ou des frères allait partir... en éclaireur s’entend, et éventuellement faire venir le reste de la famille...
C’était aussi l’époque où de riches argentins venaient faire des virées à Paris pour acheter des meubles, des robes de grands couturiers ou des sculptures de Rodin. Tout cela grâce à la viande et aux céréales. L'Argentine n'est-il pas le seul pays à avoir donné son nom à une station de métro parisienne ? C'est en remerciement de ses efforts consentis pour la France, en pleine période de reconstruction après la première guerre mondiale, pour notre pays dont l'agriculture, totalement désorganisée, ne produisait plus assez... Avec une histoire pareille, comment s’étonner que l’Argentine soit toujours considérée par ses voisins (avec un brin d’ironie et de jalousie) comme un morceau d’Europe en Amérique latine !
On connaît la fameuse blague : les Mexicains descendent des Aztèques, les Péruviens des Incas... et les Argentins descendent... du bateau ! Eh bien, c’est tout à fait vrai. Regardez-les sur la photo ces nouveaux arrivants qui franchissent les quelques mètres qui séparent le bateau de l’hôtel des immigrants ! Rien que des femmes, des enfants, des bébés, de toute évidence venus rejoindre un homme parti avant... Sur le visage fermé de la femme, se lisent à la fois la fatigue du voyage, le désarroi devant l’inconnu et l’inquiétude de l’avenir...
De leurs nombreux ancêtres ou parents italiens, les Argentins d’aujourd’hui ont gardé la cuisine. On trouvera de nombreux restaurants italiens à Buenos-Aires, la plupart du temps excellents. Teodoro est l’un d’entre eux. Service rapide et impeccable, pas trop bruyant et surtout sans écrans de télévision sur les murs. Tout y est bon.
Nous y avons mangé un medaillon de lomo (tournedos), tendre, savoureux et cuit à point, un filet de bar grillé et un gratin de canelonis aux quatre fromages. Impeccable. Compter 50 pesos (15€) pour deux, vin compris.
Le nom ne s’invente pas, mais on n’y va pas pour entendre "Le bourgeois gentilhomme" ou "Tartuffe" ! Ce restaurant situé au coin des rues Balcarce et Chile en plein quartier San Telmo est ce qu’on appelle là-bas un boliche de tango (bistrot de tango), comme il y en a plusieurs dans un rayon de deux cent mètres. On y va pour dîner avec un spectacle de tango (un chanteur et un couple de danseurs) entre 22h et 1h30 du matin. L’espace est grand et l’ambiance sans façons et participative à l’argentine.
Ce soir là, le spectacle était bon mais court et le repas correct : compter environ 50 pesos par personne (soit 15€) vin compris. L’intérêt de cet endroit est son bon rapport qualité prix dans un quartier attirant. Les non-initiés pourront apprécier une tradition populaire qui a connu une renaissance spectaculaire ces dernières années, même hors d’Argentine.
Mais ce n’est pas le meilleur spectacle que l’on puisse trouver à Buenos-Aires. La ville compte beaucoup d’autres tanguerías où se produisent les stars du tango. Si vous voulez que l’on vous chante avec passion la tristesse des amours oubliés, la nostalgie des souvenirs perdus, l’impuissance devant le temps qui s’enfuit..., vous n’aurez que l’embarras du choix.
Au Molière, la deuxième partie de la soirée, consacrée au disco, commence vers 1h30 du matin. Les tables et les chaises du restaurant sont rangées contre les murs pour faire élargir la piste de danse. Pour les jeunes Argentins, la nuit ne fait que commencer. Si vous sortez à ce moment-là vous les verrez sagement alignés dans la rue près de la porte en attendant leur tour pour entrer et s’éclater durant le reste de la nuit...
Pour prendre un café, une bière fraîche ou un repas léger, n'hésitez pas à pousser la porte du café Dorrego situé dans un angle de la place du même nom. Décoré de photos et de gravures anciennes, meublé avec de vielles tables en bois couturées d’inscriptions au couteau, l’endroit est magique. Accoudé sur le vieux bar, à l’identique depuis des décennies, le patron lit son journal. Choisissez une table près d’une fenêtre et faîtes-en donc autant...
Le meilleur moment pour y aller est le dimanche matin en fin de matinée. Les rues pavées (San Telmo est le seul quartier de Buenos-Aires où on trouve des rues encore pavées) sont calmes et il n’y a encore personne car le samedi soir on se couche tard à Buenos-Aires...
Ce cimetière est un peu le Père Lachaise de Buenos-Aires. Les grandes familles du pays y ont leur caveau : hommes politiques, militaires, explorateurs, prêtres on écrivains, il contient près de 5.000 caveaux.
Les touristes y vont en général pour voir une la tombe d’Eva Peron, signalée par une modeste plaque de bronze mais peu mise en valeur. Se procurer un plan à l’entrée pour la trouver. La femme du Président, morte prématurément d’un cancer, entra dans la légende au début des années cinquante pour ses activités charitables en faveur des pauvres, les sans chemises (los descamisados). Issue d’un milieu modeste, elle fut à la fois une aventurière, une militante, et une femme de pouvoir et d’influence. Sa vie a donné lieu à de multiples biographies.
Au milieu de l’allée centrale une assez belle sculpture du Christ. Au fond, la tombe du général Aramburu, militaire et président, qui rendit le pouvoir aux civils en fut plus tard assassiné.
Les touristes, non familiers de l’histoire argentine, ne s’y attardent en général pas longtemps, d’autant plus que les restaurants et les cafés de l’autre côté de la rue sont très animés le soir et n’invitent guère à une réflexion sur la vanité du monde...
Très beau magasin de gros articles en cuir : beaucoup de vêtements, sellerie pour le cheval ou le polo, chaussures. C’est un peu ce qui se fait de mieux à Buenos-Aires, mais les prix sont à la hauteur... Ne vous laissez pas intimider même si vous ne parlez pas la langue. Entrez pour voir et faire semblant d’acheter !
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