Blog de Jean_Pierre

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El patio del Carmen

Publié le : 13 Mai 2009

Un bon exemple de ces grands cafés de Buenos-Aires où on peut prendre un café, boire un verre ou manger à toute heure. Ce sont des établissements confortables, propres et pas trop bruyants. Ils occupent en général les coins de rue et ont souvent une mezzanine qui accentuent l'  impression d'espace. Il y a des clients à toute heure du jour et jusqu'à une heure avancée de la nuit. Ces cafés sont un  peu des salons où on se donne rendez-vous entre amis. Aux heures de bureau, les retraités sont là par tables de quatre, six ou huit, souvent hommes et femmes séparés, et aussi des  solitaires qui viennent y lire le journal. A l'évidence, ces établissements sont des espaces de socialisation, pour y voir ses amis sans avoir à les inviter dans son salon (souvent exigus...).

Il faut dire que l'accueil est toujours cordial, le service très professionnel, l'air conditionné efficace et l'infrastructure toilettes au dessus-de tout reproche. En parfait contraste avec l' exigüité des cafés parisiens où on vous dirige obligatoirement vers une petite table si vous êtres à deux, on peut occuper une table de quatre personnes sans problème, histoire de pouvoir mettre son manteau ou son sac sur la chaise libre et d'étaler son journal.

Adresse: Esquina Santa Fe et Salguero ou Santa Fe et Scalabrini Ortiz.


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Los 36 billares

Publié le : 13 Mai 2009
Los 36 billares

Voilà une bonne adresse pour dîner en musique et regarder un show de tango. La salle est grande, immense (suffisante pour y caser 36 tables de billard!). Mais en semaine au moins, il n'y a pas foule et les clients sont rassemblés dans l'avant-salle autour de l'estrade où  prennent place une bonne dizaine de musiciens et danseurs, emmenés par Roberto Siri. Ce n'est pas plus mal, car au moins on est sûr d'être bien placé.

Au programme, une bonne heure et demie de tango bien sûr, decliné en trois langues, joué, chanté et dansé. Nous sommes dans ce qu'il est convenu d'appeler un ancien café traditionnel, fondé en 1894, et agréablement décoré de boiseries sombres, à l'allure un peu art nouveau. L'endroit est charmant et peut rappeler la déco des grandes brasseries de Montparnasse. Le show est bien rodé, même s'il n'atteint pas les sommets que certains ensembles professionnels de tango qui font dorénavant le tour de monde sont capables de donner au genre.

La nourriture est bonne et servie en abondance comme toujours. Compter 100 pesos par personne, soit 20 euros pour la soirée, y compris les trois pas de tango que vous ferez avec une charmante brune qui viendra jusqu'à votre table pour vous inviter à danser avec elle.

Adresse: Avenida de Mayo 1265. Tel: 4381-5696


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La Boca

Publié le : 13 Mai 2009
La Boca

Traditionnellement point de chute des immigrants italiens, ce quartier Sud de Benos-Aires est devenu le Montmartre de la ville. Ses vieilles façades repeintes en couleur vives et ses rues piétonnes débouchant sur le port sont maintenant bien connues des touristes de passage. Les échoppes vendant de l'artisanat sont légions et la cuisine des restaurants souvent italienne. On y cultive volontiers un patriotisme de quartier qui s'appuie sur le fameux club de foot « Boca  Juniors », considéré comme le rival éternel de « River », l'autre grand club des quartiers nord de la ville. A Buenos-Aires, on est supporter de Boca ou de River de père en fils. Ces ennemis éternels peuvent être un motif de dispute au sein des couples lorsque le calendrier des match du championnat les oppose, avec ceux de Boca dans le rôle des opprimés luttant contre les « bourgeois » de River...

La Boca a jusqu'à présent échappé à l'attention des investisseurs immobiliers. Pour combien de temps encore?

Pour l'instant, on saluera la présence de la Fondation PROA qui a installé sur le port dans un bâtiment ultra-moderne un centre d'art contemporain qui sponsorise des expositions de grande qualité (nous y avons visité celle de Marcel Duchamp), des cycles de cinéma, des concerts et une bibliothèque. Cette fondation, créée et soutenue financièrement  par Techint, le groupe industriel le plus important du pays, est un bon exemple de mécénat culturel dans un pays où les grands projets culturels soutenus par l'état sont rares.


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Basilique et couvent de Santo Domingo

Publié le : 13 Mai 2009
Basilique et couvent de Santo Domingo

On est pas forcément enthousiasmé par son architecture extérieure qui date du milieu du 18° siècle,  mais les travaux de rénovation viennent d'être terminés et l'intérieur a belle allure. Construite initialement pour être un couvent de dominicains, elle a élevé plus tard au rang de Basilique. Son histoire est mêlée à celle de l'Argentine car les envahisseurs anglais s'y retranchèrent avant de se rendre aux forces de Liniers en 1807.

Dans l'atrium, on ne peut pas manquer l'imposant mausolée de Belgrano, homme politique et chef militaire de la guerre de libération qui allait mener à l'indépendance de l'Argentine.

Avenida Belgrano et Defensa


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Musée Evita (Eva Peron)

Publié le : 13 Mai 2009
Musée Evita (Eva Peron)

Une musée qui lui soit consacré, rien qu'à elle, était inévitable tant la dévotion qu'elle a pu susciter au sein du peuple argentin était grande. La vie, l' oeuvre et la carrière politique d' Eva Peron, la femme « la plus importante de l'histoire argentine » y sont retracées avec fidélité.

Une petit immeuble de pierre  blanche à l'angle de deux rues d'un quartier tranquille près du jardin zoologique. Une fois franchi de belles grilles en fer forgé, le visiteur se trouve dans le hall d'entrée d'un hôtel particulier où commence la visite. Les grandes étapes de sa vie et de sa carrière sont présentées dans une succession de salles, y compris un ravissant patio intérieur décoré de faïence bleue: discours, photos, inaugurations, voyages, rencontres avec les grands de ce monde, vêtements, bijoux sont là pour commenter un destin exceptionnel qui a laissé peu d' Argentins indifférents.  De la naissance à la mort, tout y est, sobrement présenté, à condition bien sûr de laisser, le temps de la visite, son esprit critique au vestiaire.

Le personnel du musée, empressé et respectueux, est à vos petits soins. Au rez-de-chaussée, un petit restaurant discret attend le visiteur.

Adresse: Lafinur 2988. Entrée: 12 pesos, ouvert du mardi au dimanche.


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Musée Fortabat

Publié le : 13 Mai 2009

C'est la dernière création de la muséographie argentine. Situé en plein Puerto Madero sur les bords d'une ancienne darse du port, ce musée a été inauguré en 2008 pour abriter la collection de peintures rassemblée par Amalia Lacroze de Fortabat, une dame bien née et d'ascendance française. Cela  pourra surprendre l' Européen, habitué au rôle historique de l'Etat en matière de muséographie et de conservation du patrimoine, mais dans nombre de pays d'Amérique latine c'est souvent l'initiative privée qui a été à l'origine de grandes collections d'art, en l'absence de pouvoirs publics défaillants.

Le bâtiment, en forme de demi-cylindre couché, a belle allure et marie heureusement, le verre, l'acier et le béton. A l'intérieur, les espaces d'exposition sont sans cloisons dans les sous-sol, mais prennent de la hauteur aux niveaux supérieurs. Mme Lacroze avait bon goût et sûrement beaucoup d'argent car la collection exposée est sûrement la plus importante de la ville.

Attention: vous êtes à Puerto Madero, le quartier ultra-moderne où tout est anormalement cher. On évitera donc la cafétéria du musée qui n'a guère d'intérêt.

Adresse: Puerto Madero, ouvert du mardi au dimanche


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Palermo Soho et alermo Hollywood

Publié le : 11 Mai 2009
Palermo Soho et alermo Hollywood

A l'origine, Palermo était le nom d'un quartier, à la fois chic et branché, de Buenos-Aires, jouxtant le barrio norte où vit la bourgeoisie. Mais depuis quelques années la situation se complique par l'apparition de plusieurs Palermo (Palermo Viejo, Palermo Soho, Palermo Hollywood) aux frontières souvent imprécises même pour les habitués.

Pour s'y rendre, partir du coin Santa Fe et Scalabrini Ortiz et marcher jusqu'à la charmante Plaza Armenia, parfait symbole de la « branchitude » argentine: bars et restaurants savamment rénovés avec goût, galeries d'art, magasins de produits gourmet, boutiques d'antiquités, habitat de faible hauteur repeint de couleurs vives, très soigné, habité par de jeunes couples à l'évidence en quête d'un cadre de vie moins traditionnel que celui de leurs compatriotes du barrio norte. La circulation y est moins dense et l'atmosphère plus calme que dans le reste de la ville.

De la Plaza Armenia, on se dirigera par n'importe laquelle de ces rues arborées jusqu'à la Plaza Cortazar, elle aussi bordée de grands cafés. La flânerie est ici recommandée

En prenant la calle Honduras, on pourra traverser la voie ferrée, la grande avenue Juna B. Justo et atteindre Palermo Hollywood, autre quartier qui se voudrait à la mode, mais se défend beaucoup moins bien contre cette manie agressive de l'urbanisme argentin qui consiste à faire surgir une tour de vingt cinq ou trente étages au milieu d'un quartier harmonieux fait d'édifices de faible hauteur, rompant ainsi l'équilibre de tout le voisinage.. Tout le long de l'avenue de Juan B. Justo, le mal est déjà fait. Un ami argentin auprès duquel je me plaignais de l'absence de règlements d'urbanisme d'ensemble, me répondit, le sourire en coin: détrompe-toi, les règles existent, mais elles ne sont pas respectées...


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Puerto Madero

Publié le : 11 Mai 2009
Puerto Madero

C'est le nouveau quartier ultra-moderne de Buenos-Aires. Au début, ce n'était qu'une reconquête du quartier de l'ancien port dont les docks, réhabilités, furent transformés en immeubles de bureaux, d' appartements avec en rez-de-chaussée une pléiade de nouveaux restaurants dans une ville qui en compte pourtant beaucoup. Cette architecture en briques, sagement alignée le long des bassins du port, aujourd'hui désaffectés, avait son charme et son élégance. L'élégant pont de la femme (puente de la mujer) donnait une touche audacieuse à l'ensemble. En termes de mètres carrés construits, on était encore dans le domaine du raisonnable.

Puis ce fut l'explosion. En moins de trois ans, 2006-2008, une forêt de tours de bureaux et un nouveau quartier d'appartements apparurent entre les docks et la rive sud du Río (costanera sur). L'endroit est futuriste, très ordonné, peu animé et pour tout dire un peu froid. Piétons, voitures et commerces de proximité y sont rares, ce qui fait dire à plus d'un porteño que « ce n'est plus Buenos-Aires ». La remarque vaut en tout cas pour les prix, que ce soit ceux des appartements ou des restaurants, nettement plus élevés que partout ailleurs en centre ville.

Pour l'européen qui connaît un peu la situation économique, quelque peu chaotique, de l'Argentine, au cours des années récentes, cette explosion d'urbanisme futuriste laisse perplexe. Qui achète là? D'où vient l'argent? D' investisseurs argentins ou étrangers? Certes il a toujours existé des argentins fortunés, prompts à réinvestir leurs gains dans l'immobilier, moins sujet aux soubresauts financiers ou aux dévaluations à répétition car toutes les transactions sont libellées en dollars. D'ailleurs, l'explosion des exportations agricoles que le pays a connu au cours des années 2003-2008 a pu fait naître une nouvelle couche de candidats cherchant à sécuriser leurs avoirs dans la pierre.

On serait donc en présence d'investissements refuge après une période de croissance rapide. Peut' être, mais encore...La nouvelle enclave urbaine, encore mal reliée au centre ville traditionnel par les colectivos (bus), n'est pas déplaisante, mais on n'y cherchera pas l'âme d'un peuple, encore moins les saveurs d'un terroir ici bien oublié...


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Pastas artesanales

Publié le : 11 Mai 2009

La cuisine argentine peut s'enorgueillir d'une tradition italienne toujours vivace et de qualité supérieure. Pour en profiter, le voyageur français s'efforcera d'oublier ces pizzerías à deux balles, si fréquentes en France, et tous ces restaurants qui n'ont trop souvent d'italiens que le nom. Il ne manquera pas de s'attarder dans un de ces magasins de  « pastas » où des artisans fabriquent devant vous toutes sortes de pâtes fraîches à l'italienne dans une ambiance de propreté et d'hygiène qui ferait pâlir beaucoup de mangeoires européennes.

Celui-ci est particulièrement séduisant: une douzaine de catégories de ravioles, sorrentinos, agnolottis, capellettis, lasagnas, canelonis, tallarines, des ñoquis comme s'il  en pleuvait, sans parler des tartes aux légumes vendues entières ou à la portion et les sauces au choix. Les familles s'y précipitent car tout le monde y trouve son compte: pour la maîtresse de maison, le travail de préparation est simplifié à l'extrême, les enfants adorent ça; quant aux prix, ils sont modiques et le tout revient beaucoup moins cher qu'au restaurant.

Adresse: Avenida 3 y Paseo 121


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El Horno del Norte

Publié le : 11 Mai 2009

L'établissement, d'apparence modeste, est bien placé à un coin de rue en plein centre de Villa Gesell. Sa spécialité: la cuisine de Tucuman, la grande ville du nord de l'Argentine. Une grande salle, décontracté et sans chichis, où vous pourrez déguster des locros (ragoût à base de maïs, de viande, de légumes et d'oignons), des empanadas de humita (chausson fourré aux oignons et au maïs), et autres tamales (papillote à base de farine de maïs ou de haricots noirs servie dans la feuille d'épi de maïs).

Compter 130 pesos (45 euros) pour quatre personnes;

Adresse: Avenida 4 et paseo 104


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Balnearios « Ola-lá » et Club de mar « Hawaii »

Publié le : 11 Mai 2009
Balnearios « Ola-lá » et  Club de mar « Hawaii »

Le « balneario » est à la fois une station balnéaire et un restaurant de plage où on peut louer à la journée, à la semaine ou au mois une tente carrée avec une table en plastique et des fauteuils de plage pour tout le monde. La nourriture est rustique, mais très bon marché et il y a des toilettes.

Chaque balneario se voit attribué une portion de plage, suffisamment loin de l'eau pour ne pas entraver la circulation des promeneurs et gêner les jeux de plage. C'est une institution très commode. En voici deux:

- Le Hawaii, à l' extrémité sud de Villa Gesell, nous avons dégusté du requin grillé et un merlan à la romaine avec eau minérale et café: 120 pesos, soit 25 euros pour quatre personnes.

Au nord, le Ola-lá en plein centre ville, calle 302, est sympathique aussi et pas  cher. Une milanesa de veau vous coûtera 14 pesos, soit trois euros, et il y en pour deux.

Attention, les distances sont grandes.  Entre les deux, compter environ cinq kilomètres.


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La plage de Villa Gesell

Publié le : 11 Mai 2009
La plage de Villa Gesell

Cette année, il a fait beaucoup de vent, l'océan était fort et il était pratiquement impossible de nager. Nous en avons profité pour faire de longues balades, pieds nus sur la plage, en bord de mer. Vous pouvez choisir, cinq kilomètres ou cinquante, car l'espace est pratiquement illimité. Dès que l'on s'éloigne de la zone centrale (où la plage est surveillée), la plage devient moins fréquentée jusqu'à devenir parfaitement déserte, avec pour seuls compagnons les mouettes et les vagues.

La sensation d'immensité est là. A l'évidence, on n' est plus en Europe.

Attention, la combinaison vent plus soleil est impitoyable pour les peaux pales et trompeuse aussi, car elle entretient une fausse sensation de fraîcheur. Une crème protectrice et un chapeau sont indispensables.


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María Luján Tigre

Publié le : 11 Mai 2009
María Luján Tigre

Après la visite du musée, un déjeuner dans ce restaurant des bord du Río Lujan s'impose. La terrasse est ombragé, aérée, avec vue sur les bateaux de transport fluvial (lanchas) qui sont le moyen de locomotion obligé du coin: pas de meilleure adresse. En ce dimanche de la fin de février, le temps était ensoleillé et doux et les pique-niqueurs nombreux sur les pelouses bordant le Río. Ces bords de rivière sont calmes et reposants car la circulation est tenue à distance. Le contraste avec le vacarme incessant de la circulation et l'agitation de Buenos-Aires est total.

Nous y avons mangé de la sole au roquefort, une grande salade et un « chorizo especial », c'est-à-dire énorme. Tous ces plat sont à partager car les portions sont imposantes. Pour 50 euros à quatre, c'est peut' être un peu plus cher qu'ailleurs mais cela les vaut!

Adresse: María Luján, Paseo Victoria 611. Tel: 4731-9613/14


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Museo de Arte Tigre

Publié le : 11 Mai 2009
Museo de Arte Tigre

Logé dans l' ancien Club Tigre, déclaré patrimoine national en 1979, ce musée se dresse sur une vaste esplanade à l' embouchure de deux bras de rivière. L'architecture, imposante et somptueuse, est un curieux mélange d'hôtel de luxe du 19° siècle et de château avec dôme, arcades et colonnades. Elle donne un idée de la puissance de l'aristocratie locale au temps où celle-ci s'y réunissait pendant les week-ends ou la saison d'été car  l'édifice lui servait de « club social ». On s'amusera à constater combien l'ensemble traduit la capacité des argentins à combiner à leur convenance des traditions importées d'ailleurs: l'architecture à la française et la mentalité « club » à l'anglaise.

La restauration récente de l'édifice avant sa transformation en musée a certainement été un coup de maître. L'ensemble a très belle allure et constitue un but de promenade idéal depuis le centre du Tigre en suivant les quais piétonniers aménagés et fleuris. Consacré à l'art argentin figuratif du 19° et 20° siècle, il organise aussi de nombreuses expositions temporaires.

Museo de Arte Tigre
Paseo victoria 972, Tigre; Tel: 4512 4528
Ouvert de mercredi à dimanche


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Tigre et le delta du Parana

Publié le : 11 Mai 2009
Tigre et le delta du Parana

La petite ville de Tigre, située sur les bords du Río Lujan environ 30 km au nord-ouest de Buenos-Aires, marque à la fois la limite de la grande zone métropolitaine et la porte d'accès à l'immense Delta du Parana. La ville est avant tout, un centre de tourisme de rivière qui propose des circuits à bord de lanchas à fond plat et un centre écologique. Les plus aventureux feront du canoë-kayak dans les innombrables bras de rivière qui s'étendent au nord de la ville.

Avec ses quais fleuris, sa circulation maîtrisée, son architecture à colombage et ses club nautiques, cette petite ville garde un charme provincial à l'écart de l'agitation de la métropole. Les habitants de Buenos-Aires sont nombreux à y venir déjeuner le dimanche en famille, loin de la grande ville. Les restaurants « parrilladas » ou même le pique nique sur les pelouses.

Dans les années soixante, j'y allais chaque dimanche en train pour jouer au tennis dans mon club de sport, le club franco-argentin « Los leones » et nager en piscine. Je me souviens de grandes rues tranquilles, bordée d'arbres immenses, d'embarcadères et de vieux bateaux à quai. L' endroit avait son charme. Quarante ans plus tard,  il en reste quelque chose: davantage de voitures certes, mais la ville s'est dotée d'une nouvelle gare moderne et le piéton y est mieux traité qu'ailleurs. Quant au charme indéfinissable des bords de rivière, il est intact. Allons! On ne boudera pas son plaisir car le delta se défend assez bien contre les avatars de la modernité.

Accès: Ferrocarril Mitre depuis la gare du Retiro jusqu'au terminus (Tigre) ou bus (colectivo) no 60.


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