Evidemment ce n'est pas la première visite à laquelle on pense. Mais en pleine touffeur, voilà de quoi se rafraîchir les idées ! Les Chinois sont passés maîtres en art de la mise en scène et parfois le grand, la démesure, le kitsch ont du bon. Plus de 400 espèces de poissons sont au rendez-vous : requins, méduses, belugas que l'on peut admirer depuis un tunnel sous-marin.
Vu qu'il est assez excentré, le plus pratique est de s'y rendre en taxi (il n'y a pas de station de métro à proximité) : Aquarium Ocean Word Chang Feng (montrez le sigle au chauffeur sur les plans de la ville).
Dès que l'on commence à s'intéresser à la culture chinoise, il y a de quoi avoir le vertige face à la masse d'ouvrages, de romans et d'articles disponibles. Mais cela fait partie de la Chine ! Jamais on ne pourra la saisir dans sa globalité.
Allez vous perdre dans les rayonnages de deux librairies très complètes sur le sujet :
- La librairie Le Phénix, 72 bd de Sébastopol 75003 (Métro Réaumur Sébastopol). Elle est connue par la communauté chinoise car elle propose un large choix d'ouvrages, journaux et revues en chinois. Mais les titres en français sont les plus nombreux ! C'est bien simple, tous les ouvrages de qualité anciens ou les plus récents sur la question sont en rayon. On trouve beaucoup de titres que l'on ne trouve pas ailleurs. En revanche, pas de livres d'occasion. On trouve également des cartes de bonne qualité sur les villes chinoises (mais attention bien plus chères que dans le pays).
- La librairie du Musée Guimet (Métro Iéna) est très bien faite. Elle privilégie bien sûr la dimension artistique et religieuse et a un beau rayon consacré à la littérature jeunesse. Le musée Guimet n'est pas voué exclusivement à la Chine mais sa librairie est bien plus complète que celle du Musée Cernuschi.
Pékin, Shanghai et Canton possèdent un hôpital international où l'équipe soignante pratique un anglais tout à fait correct. Cependant les échanges peuvent être plus difficiles à Luoyang, Kaifeng ou d'autres villes intérieures qui sont pourtant des villes touristiques.
Voici un numéro d'un centre médical basé à Shanghai où l'on est mis en correspondance avec des médecins parlant anglais : 24 Hour Healthline : 6445 5999.
Site Internet : www.worldlink-shanghai.com. Medical and dental centers.
Ce n'est point par chauvinisme qu'il faut se rendre dans l'ancienne concession française ! Simplement pour flâner dans la ville selon un rythme plus paisible que dans l'excentrique Pudong.
Le quartier, encore planté de bouleaux et d'érables, se prête idéalement à des promenades en vélo. Pour s'y rendre plus rapidement, le plus simple est de descendre à la station de métro Shaanxi Nan Lu.
L'endroit se prête idéalement au lèche-vitrine. J'aime commencer par flâner dans les boutiques des 3 principales rues parallèles et des rues adjacentes plus petites : Shaanxi nan lu, Xiang Yang Lu et Maoming Lu. C'est ici que l'on trouve ce qui se fait de mieux en design shanghaien. On croise également dans ce coin le dit "marché des voleurs", plus exactement marché de la contrefaçon situé à l'angle de Xiang Yang Lu et Huahai Lu (pas mal pour les vêtements de sport, petits sacs... avec modération bien sûr).
Maoming Lu est LA rue des bars du quartier et des restaurants "fusion", mélange de cuisine occidentale et chinoise.
Pour rester dans l'ambiance paisible annoncée au début de l'article, voici une adresse moins courue : le Sky bar de l'Hôtel Okura garden qui se trouve sur cette même avenue. Endroit très raffiné et calme qui offre une belle vue sur toute la concession française.
Voici une adresse "luxe et détente" pour ceux et celles qui souhaitent s'offrir un bon massage dans un très beau cadre. Se faire masser dans les petites échoppes est un vrai régal mais qui ne dure que le temps du massage. Ici, on peut prolonger la détente par un passage au bain à remous etc... Bref, le concept du Spa est joué à fond.
On peut choisir entre les différentes écoles de massage asiatique : massage thaïlandais, chinois, zen... Et, après plusieurs essais, on peut également doser l'intensité des papouilles : si vous demandez le/la masseur n° 3, ce sera un massage très énergique, le n° 10 quelque chose de beaucoup plus doux.
Le massage dure entre 45 minutes et 1 heure. Il faut compter entre 60 et 100 yuans.
Le mieux est de réserver. Green Massage est ouvert de 10h30 à 2h du matin.
Pour éviter les longues files d'attente au guichet du métro, se faufiler plus vite à l'intérieur des bus, payer aussi bien le taxi que le ferry qui traverse la rivière Pu, bref pour tout déplacement dans Shanghai, il est très pratique de se procurer la Shanghai Public Transportation Card (sigle SPTC). C'est une carte rechargeable (on choisit le montant 50 ou 100 yuans par exemple) qui se débite au fur et à mesure des trajets.
Elle s'achète dans les 24/24, magasins ouverts jours et nuits qui sont très nombreux dans la ville (très pratique également pour trouver tel produit de toilette ou friandise made in Europe...).
La seule difficulté tient à se faire comprendre pour l'achat de la carte. Avec un peu de chance, les clients devant vous en achètent une et là le tour est joué. Pour la recharger en revanche, rien de plus facile, il suffit de la montrer au guichetier et sans un mot, il comprend.
Dans les taxis, il faut bien veiller à lui montrer la carte avant qu'il sorte sa facturette.
Visby, la ville principale de l'île de Gotland, est connue pour avoir conservé intacts ses remparts médiévaux. Je ne peux le démentir, mais autant être prévenu : on ne peut y monter. Les enceintes sont en mauvais état et n'étaient pas forcément surmontées d'un chemin de ronde. Elles sont donc globalement impraticables sauf à certains endroits et à nos risques et périls. Cela ne gâche rien au charme de la promenade car on peut longer les remparts sur tout leur ensemble et l'on se retrouve ainsi en bordure de la Baltique sur une côte sauvage et préservée.
L'île de Gotland est une petite merveille. Les Suédois la pratiquent d'ailleurs comme lieu de week-end puisque l'île est reliée par hydroglisseur à Stockholm. La ville de Visby (prononcez visbu) est la seule arrivée possible si l'on n'a pas son propre bateau et c'est tant mieux. C'est une ville très romantique, avec des dizaines d'églises médiévales en ruine. Visbu fut en effet le premier centre de la ligue hanséatique et connut donc un temps de grande prospérité. Il est impressionnant de rencontrer tant de grands vaisseaux d'églises dans une ville si peu étendue. Elle n'a pas connu de second souffle, les églises n'ont pas été restaurées. C'est donc un paysage très rare car ces églises en belles pierres de taille sont sans toitures pour la plupart et les herbes sauvages ont remplacé les tuiles.
Depuis Visby, où l'office de tourisme est très efficace et bien documenté, vous pouvez vous rendre en bus, par un taxi collectif ou à vélo (mais gare au vent) dans les villages des environs qui sont des merveilles grâce à leurs petites églises rurales peintes à fresque.
Cette île est vraiment un lieu de villégiature idéal au départ de Stockholm. Cela donne en plus l'occassion de traverser l'archipel qui protège la capitale de ses milliers d'îlots... Un régal.
Le vieux Tallinn comprend deux parties d'âge médiéval qui sont les must touristiques de la ville : une partie haute, ancien centre de la noblesse et du clergé, et une ville basse plus marchande. L'ensemble est presque entièrement piétonnier et l'entrée des églises luthérienne ou orthodoxe est intéressante et gratuite. Bref, tout cela est sympathique mais finalement assez peu étendu et sans surprise.
Le vrai charme de la ville est plus, de mon point de vue, dans les promenades périphériques de la ville moderne et du bord de mer. L'idéal est de se déplacer à vélo pour profiter du site, voir les quartiers d'habitations en bois qui datent du 19ème siècle et même les quelques grattes-ciel de la ville nouvelle. Les pistes cyclables longent la mer en grande partie. Après cette vue d'ensemble du "grand Tallinn", on apprécie davantage les ruelles qui se cachent derrière les remparts.
Tallinn est une petite ville à l'ambiance médiévale où il fait bon flâner. On fait le tour du vieux centre assez vite et il reste donc du temps pour le lèche-vitrines. Et il y a de quoi faire ! cela devient assez rare dans les villes européennes de trouver un artisanat si florissant. Tallinn est une des villes les plus intéressantes de Baltique, avec Gdansk en Pologne, pour faire ses achats d'ambre jaune (il provient de la résine et non du cachalot). On trouve des magasins un peu partout, il ne faut pas hésiter à négocier. Plus inattendu, la ville regorge d'artisanat de bois et de lin : beaux foulards et chapeaux, tout un tas d'objets déco sympas... les prix sont européens, mais comparativement aux voisins scandinaves, cela reste abordable.
Quand on commence à s'intéresser de près à l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie, on réalise que contrairement aux apparences premières, les Pays Baltes ne forment pas un bloc unique. Chaque Etat a son identité culturelle et les différences linguistiques et religieuses sont grandes entre eux. Cependant, il est une chose que tous les Baltes partagent, c'est cette "ronde sans fin des occupations" depuis 1939 à 1991 : URSS une première fois, Allemagne hitlérienne et à nouveau l'URSS après 1945. C'est pourquoi même sur une page consacrée à l'Estonie, je me permets de citer un auteur lituanien : Youozas Baltouchis, qui a écrit "La saga de Youza" ou l'histoire d'un paysan lituanien qui va vivre en ermite, réfugié dans un marais par dépit amoureux , et donc perdre le fil de l'histoire. Il accueille dans sa cabane successivement les blessés des différents clans sans plus rien comprendre à la situation politique de ce pays. Le sujet est émouvant, mais le ton n'est pas forcément grave, bien au contraire. C'est une introduction magistrale à l'histoire de ces pays.
En bord de mer, on est vite tentés par des repas à base de poissons et crustacés. Voici un conseil pour les amateurs : rendez-vous au marché de la ville de Courseulles, très pratique car ouvert toute la journée et surtout lieu d'arrivage des vraquiers. Chaque vendeur vend sa pêche du jour sur son petit étal. Fraîcheur garantie et prix très attractifs. En revanche, à éviter absolument : la halle aux poissons de Trouville : les prix sont plus que parisiens et les stocks de poissons proposés dépassent largement la "petite pêche locale".
Je signale cependant que les stations balnéaires du côté de Courseulles (et tout particulièrement Luc sur mer) sont connues pour leur grande quantité d'algues rejetées par les marées sur le sable. Bref, bon plan de marché , moins pour la baignade.
Ce n'est peut être pas pour rien que les côtes de la Manche portent des noms différents (Côte d'Opale, Côte fleurie...). Je rentre de quelques jours passés en pays d'Auge (côté campagne, autour de Pont l'évêque) et chaque matin la "virée balnéaire" offrait des ambiances variées. Deauville-Trouville, Villers sur mer, Cabourg, Houlgatte, toutes ces villes côtières proposent des plages attrayantes et très vastes mais leur style architectural diffère. Très belle surprise de plus en ce qui concerne la foule, tant redoutée dans ces stations à 2h de Paris. En dehors des week-end, même la très chic Deauville est paisible en plein mois de juillet. Bref, c'est un très bon compromis de louer un gite à la campagne et de rayonner de plage en plage (compter entre 15 et 50 km).
Ancien cirque du quartier de Belleville, le Zèbre, après plusieurs années d'abandon, a été restauré en salle de concert qui privilégie la pop et variété française. A l'image de la Maroquinerie, sa voisine de Ménilmontant, la taille de la salle est idéale pour les ambiances un peu intimistes et avoir l'impression de vivre un moment privilégié. La remise au goût du jour a misé sur le confort : une légère climatisation diffuse une brise bien agréable et une première (?) à Paris : il est interdit de fumer à l'intérieur !
Site Internet : http://www.lezebre.com/
Non, ce n'est pas l'image d'une ville polluée ! Sur les faubourgs de Fès plane en permanence la fumée noire des fours des potiers, alimentés en noyaux d'olives ; l'odeur n'en est pas désagréable. Fès reste le plus grand centre de production artisanal du pays. La production locale de zellige (faïence en mosaïque) et de céramique est redistribuée dans les grands centres touristiques tels Marrakech et Essaouira... Il est donc plus avantageux de faire ses achats ici même. Dans le quartier des potiers, on peut visiter les écoles d'apprentissage et assister ainsi à toutes les étapes de fabrication.
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