Grâce au Dernier empereur, nous avons tous en tête des images de fin de règne et de fin d'Empire avec le jeune Puyi. Un autre film nous permet de nous faire une idée plus nette des années précédentes : Les 55 jours de Pékin de Nicholas Ray. Centré sur la révolte des Boxers, c'est à dire le siège du quartier des Ambassades à Pékin par les troupes chinoises, le film met en scène la fameuse impératrice Cixi ainsi que son conseiller le prince Tuan. Le décor est très soigné et autour d'un voyage en Chine on se régale à être attentif à tous les détails (costumes, distinction entre mandchous et Chinois, images du vieux Pékin...). Bien sûr le parti pris est manifeste et les Européens passent pour les "gentils", mais le film même vieilli se regarde très bien. Au final on est mieux imprégné du contexte de la fin 19ème /début 20ème siècle, dont la connaissance est fort utile pour les visites de la Cité interdite ou du Palais d'Eté.
Le film (qui date de 1964) est sorti en DVD en 2004.
De jour comme de nuit, on peut passer des heures à admirer son imposante façade parée de blasons depuis un des cafés de la Plazza della Signoria. Pourquoi pas depuis le café Rivoire qui fait l'angle, si on aime le chocolat chaud (café fétiche de Stendhal). La découverte de l'intérieur Renaissance de ce palais médiéval vaut le coup ne serait-ce que pour voir les sculptures de Michel-Ange qui se trouvent dans la salle des Cinq-Cents. Plusieurs d'entre elles sont encore enserrées dans leur bloc de marbre, la confrontation entre le matériau brut et le matériau sculpté éclaire merveilleusement le génie de l'artiste.
La visite est également intéressante pour mieux comprendre la ville et ses différents lieux de pouvoir. A plusieurs endroits, des plateformes informatiques vous proposent en plusieurs langues des visites thématiques très bien faites. Est visible notamment une reconstitution bout par bout de la construction du palais. C'est très éclairant et quand on sort de là on cherche désespérément à repérer dans la ville le fameux corridor qui reliait le Palazzio vechhio au Palais Pitti, situé sur l'autre rive de l'Arno...
Pour tous ceux qui se sont cassés le nez aux Offices, faute d'avoir réservé ou de s'être levés à 6h du matin pour aller faire la queue, ne boudez pas pour autant les musées de peinture. Le palais Pitti derrière sa longue façade ocre et austère vous réserve des collections très riches. De quoi avoir une idée plus précise de la fortune et du mécénat des Médicis. Les 15ème, 16ème et 17ème siècles sont à l'honneur, période pour lesquelles tous les "Grands" peintres européens sont présentés : Raphaël, Botticelli, Titien, Tintoret,Caravage, Clouet, Murillo, Rubens... Les tableaux sont exposés à l'ancienne (il y en a beaucoup par salles) mais cela correspond bien au décor de ces anciens appartements princiers. Une des belles surprises : ici se trouve l'original de La Madone à la chaise, un des tableaux de Raphaël les plus copiés. Compter 2h/2h 30 de visite.
Pour la visite du Rijkmuseum (peintures des maîtres du 17ème, "l'âge d'or"), si vous souhaitez être un peu aiguillés dans le parcours artistique, mieux vaut commencer par la librairie et s'acheter le petit guide du musée (5 euros) ou un catalogue plus important. L'audioguide proposé au même prix (5 euros) est décevant. Le commentaire se limite à quelques généralités et ne vous apporte rien de plus sur la compréhension des peintures en elles-mêmes.
http://www.rijksmuseum.nl/index.jsp
Les terrasses panoramiques avec vue sur le Bund depuis Pudong ou avec vue sur Pudong depuis Puxi sont une des joies d'un séjour shanghaien. Pour changer d'angle de vue, je vous propose ici de vous arrêter à mi-hauteur. La terrasse -en plein air s'il vous plaît- du Kathleen's 5 arrive effectivement à la moitié de toutes les tours qui l'environnent : c'est un monument 1930 qui a donc la hauteur en vigueur à cette époque. Les premiers étages accueillent le musée d'Art moderne de la ville et le 5ème étage offre un lieu tout à fait séduisant pour prendre un verre ou un brunch. Comme vous êtes en bordure de la place du peuple, vous avez tout de même une vue sur un grand quartier mais comme bouchée par de magnifiques buildings. Bref une pause originale et raffinée.
Vous avez été touriste à Venise...Vous trouverez alors assurément matière à "identification" dans cette petite drôlerie rédigée par deux Italiens Carlo Fruttero et Franco Lucentini qui sont ici nos guides.
Pour une de vos journées florentines, pourquoi ne pas vivre pleinement le cliché italien et louer un piaggio...Cela se fait très facilement en semaine, sinon pour le week-end il est plus prudent de réserver la veille ou l'avant-veille. J'ai expérimenté une agence de location située dans la rue du Borgo Ognissanti (ou dans son prolongement il prato ??) tout à fait sérieuse (remise d'une carte de la région etc...).
A Florence même, il y a du plaisir à prendre, notamment pour aller voir la belle vue de la Piazzale Michel Angelo (vue panoramique sur la ville) ou pour connaître les rives de l'Arno qui sont un peu plus éloignées. Dans les environs, vous pouvez aller visiter une des villas médicéennes.
La trattoria Za-Za est l'équivalent florentin de la bonne brasserie parisienne. La pasta y remplace l'entrecôte-frites et les attablés sont des habitués. L'intérieur est très convivial, mais le plus agréable est de dîner en terrasse, du moins pour la période estivale. Dans ce cas, renseignez-vous bien avant de vous installer car la terrasse de Za-Za n'est pas attenante au restaurant, elle est un petit îlot encerclé par les terrasses des autres restaurants de la place.
La visite du quartier de l'Oltrarno vous conduira certainement à l'église Santa Maria dei Carmine. Même si vous êtes déjà entrés dans une dizaine d'églises depuis que vous êtes arrivés à Florence, ne laissez pas celle-là de côté! Elle possède une chapelle peinte à fresque par Masaccio qui peut véritablement vous accabler du "syndrome de Florence" (troubles psychiques liés à un trop plein d'émotions artistiques...). Le risque est définitivement à prendre!
L'entrée de cette chapelle est payante, elle se fait sur le côté de l'église. La visite se déroule comme suit : on visionne d'abord un film de 40 minutes environ qui nous présente le sujet peint et les techniques de réalisation. Cela est un peu long au début, puis on se laisse prendre. Surtout cette attente est exquise, l'envie de voir la chapelle est décuplée...Puis c'est le moment clef, on nous laisse 15 minutes pour admirer le chef d'oeuvre.
Voici soi-disant une bonne adresse de cuisine florentine familiale, conseillée par plusieurs guides comme la "tipica trattoria toscana". Assurément ce restaurant vit sur sa réputation. On y est mal installés : la clim est beaucoup trop forte et la carte bien peu variée. Surtout, on y mange très mal. Défaut principal les plats sont beaucoup trop salés.
Quoi de plus agréable, après une journée de visite ou de promenade que de changer de quartier pour partir en quête d'un bon petit resto. L'Oltrarno se prête bien à ces débuts de soirée, ici se sont les Florentins qui occupent les places et non plus les flots de touristes de la Piazza della Republica. Se rendre de l'autre côté du fleuve est également l'occasion de traverser l'Arno sur les autres ponts que le Ponte vecchio. A l'arrivée, une place chaleureuse : la piazza San Spirito bordée par plusieurs restaurants plus attirants les uns que les autres. Ma préférence : le Borgo antico pour ses excellentes pizzas (avec des produits frais) à des prix raisonnables que l'on peut déguster en terrasse. La carte est complète et propose plein d'autres plats de cuisine italienne. L'été, la place s'anime souvent de concerts.
Tout est magnifique dans cette ville. Pour s'en rendre compte encore faut-il se détacher -même momentanément- du quartier du Duomo et du Palazzo Vecchio. La vraie Florence médiévale, celle qui ne fut pas chamboulée par les aménagement urbains du 19es se trouve plus à l'Est, dans le quartier de Santa Croce ou plus au sud, dans le quartier de San Spirito dans l'Oltrarno (sur l'autre rive de l'Arno). Santa Croce abrite une des plus belles basiliques de Florence, qui fait office de panthéon national. Mais gardez cette pépite pour le début ou la fin de votre visite et prenez le temps de déambuler dans les ruelles encore plus à l'Est de la ville. Cette découverte nous mène jusqu'aux portes de la ville, seuls vestiges des remparts, aujourd'hui remplacés par un boulevard circulaire. De la basilique aux portes s'offre à vous une Florence délaissée par les touristes. Piazza dei Campi se tient le matin un petit marché aux puces sous les verrières d'une ancienne halle marchande du 16ème siècle.
Les Buddenbrook de Thomas Mann est un livre idéal pour s'imprégner de l'univers de la bourgeoisie marchande du 19ème siècle. Il retrace l'histoire et les déboires de notables de la ville de Lübeck, enrichie par le commerce du grain. Le livre débute par l'installation des Buddenbrook dans leur maison tout juste achetée, qui n'est rien d'autre que la plus ancienne bâtisse de la ville. Toutes les manies de cette famille, leurs intérieurs de même que leurs sacrifices pour maintenir à flot la firme sont décrits avec minutie. Pour autant Thomas Mann ne nous ennuie jamais avec des détails inutiles ou des "longues descriptions". Cette saga se lit très facilement et nous fait admirer les façades à pignon des villes hanséatiques avec un regard neuf.
Korcula est connue pour le maintien d'un riche folklore, fait de processions et de danses, gardé vivace par les "confrères". Lors de la visite de cette petite ville de pierres, il est fort probable que votre guide (guide local ou guide papier) vous conduise dans les églises et salles de réunion d'une des 3 confréries encore en activité. Elles font l'objet d'une grande fierté locale...Privilégiez alors la visite de la confrérie de Tous les Saints (appellée également de la Toussaint). La salle du chapitre réunit une dizaine de très belles icônes italo-crétoises ramenées par les marins croates lors de la guerre de Candie (actuel port d'Héraklion). Cette guerre opposa les Vénitiens et les Ottomans pour la domination de la Crète. Beaucoup d'artistes byzantins, qui maîtrisaient parfaitement l'art des icônes, s'étaient réfugiés en Crète après la conquête de Constantinople par les Turcs. Ce qui est intéressant est que ces icônes ont été produites pour des commanditaires de religion catholique. Autrement dit elles étaient considérées comme des oeuvres d'art et non comme des objets de dévotion. Les artistes se sont alors adaptés au goût de ces commanditaires, riches patriciens italiens ou slaves. Dans les icônes présentées, on peut facilement lire l'influence de la peinture italienne (perspective, présence du commanditaire...éléments impensables pour une "icône authentique").
A deux pas du magnifique Musée Guimet, sur la même avenue, se trouve une annexe tout à fait charmante : le Pavillon bouddhique. L'entrée est gratuite et ne crée pas une surcharge de visite par rapport au musée des Arts asiatiques bien au contraire car son principal attrait est un petit pavillon de thé japonais niché dans un jardin zen. Vous pouvez ainsi vous remettre de vos émotions artistiques du Musée voisin, dans un cadre bien tranquille. Et avec un peu de régularité, à suivre la pousse rapide des bambous qui s'acclimatent très bien au climat parisien. Pour le thé en revanche, il faut malheureusement réserver...Le pavillon tout en bois n'est ouvert que certaines fin d'après-midi pour une dégustation accompagnée d'une explication de la cérémonie du thé.
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