Sous l'horizon des mers

Fragments de regards... "J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies, baiser montant aux yeux des mers avec lenteur, La circulation des sèves inouies, Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs!"

Blog de Marine_Lefebvre

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Ethiopia

Publié le : 12 Septembre 2006

Pas de couverts dans ce restaurant, mais un plat commun, une gamelle en métal décoré de fleurs, la  même que dans les cantines d'Adis ou d'Asmara...
Une cuisine épicée, des sauces variées qui reposent sur une large galette, nommée injira, au goût amer caractéristique. On procède ainsi : découper de la main droite un morceau de ce pain pour ramasser la sauce et la viande, puis déguster. Le repas se conclut par le café servi avec cérémonie. La musique et le décor achèvent de retranscrire une ambiance authentique.
Au coeur de la capitale, voici un lieu qui garantit une soirée dépaysante !


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Franchir l'immigration...

Publié le : 20 Aout 2006
Franchir l'immigration...

L’aéroport d’Atlanta est une des plaques tournantes du trafic aérien du continent. Une infrastructure gigantesque dont les terminaux successifs sont desservis par des escalators interminables, mais aussi par une ligne de métro intérieure.
Avant d’en arriver là, encore faut-il avoir passé l’épreuve de l’immigration ! On rappelle qu’il faut être muni d’un passeport biométrique, dont on ne fera pas l’économie. Des panneaux signalétiques donnent les indications préalables au franchissement de l’immigration. Au cours des quelques 30 à 60 mn d’attente dans la file, on a le temps de se préparer ! Des fonctionnaires qui gèrent les files d'attente vérifient le bon remplissage des formulaires réclamés. Mais au moment de passer devant le douanier, rien à faire, c’est le trac comme s’il s’agissait de monter sur scène ! Il faut connaître son rôle et l’interpréter convenablement, sans chercher le brio. L’index gauche d’abord sur l’écran prévu à cet effet. Tenir 5 secondes. Puis placer l’index droit sur l’autre écran. Ne pas flancher. Enfin, offrir ses pupilles à la photo, sans hésiter, ni trembler, ni davantage interroger.
Ca y est, vous êtes fichés, inscrits dans le cerveau de l’Etat américain. On n’est pas au bout des méandres, mais on est soulagé de n’avoir pas été refoulé et de pouvoir poursuivre le voyage. Si le transit est long, on peut s’aviser de faire une escapade "down town", mais il ne faut pas oublier de prévoir la même synécure pour revenir dans l’enceinte de l’aéroport et franchir de nouveau les étapes de l’immigration. Bien réfléchir donc, avant de se lancer car, même si l’accès au centre ville est facile avec le train Marta, pas plus de 30mn, et à moins d’être un fan de Coca ou de CNN, il n’y a pas grand chose de fascinant à visiter de l’autre côté de l’aéroport...


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Le volcan Tungurahua s'est réveillé!

Publié le : 18 Aout 2006
Le volcan Tungurahua s'est réveillé!

Il faisait la une de la presse nationale depuis des semaines. Ses éruptions avaient repris en 1999 après une centaine d’années d’accalmie. En juillet dernier, une série d’alertes étaient données, suite à des émissions cendreuses. Les agriculteurs installés sur les flancs du volcan avaient perdu du bétail, mais rien à faire, les habitants de la ville de Banos répétaient qu’ils ne craignaient rien, qu’ils n’évacueraient pas la ville. Selon eux, la ville de Riobamba au sud, était plus exposée que la leur, à cause du vent dominant. Mais leurs réticences à partir s’expliquent pour partie aussi par d’autres motifs : ils avaient en mémoire la sinistre évacuation de 1999 et les pillages auxquels certains militaires s’étaient livrés une fois la ville vidée de ses habitants. Quelques semaines plus tard, ils avaient repris la ville de force, racontent-ils, et mis l’armée dehors !
Depuis, on vivote, mais l’on est chez soi, au moins. Les touristes ne sont plus guère au rendez-vous et la ville, située aux confins d’une vallée, au pied du volcan, est en marge des grands axes de circulation.
De la ville même, on ne voit rien, mais il suffit de monter au "mirador de la Vierge" pour voir le spectacle insensé, celui des fumées qui s’échappent comme d’une cocotte minute, par intermittence. Certes, l’omniprésence d’une couverture nuageuse obstrue la vue sur le volcan la plupart du temps : on finit par oublier la menace.
Mais jeudi 17 août, le volcan a craché le feu qui couvait : les projections de cendres et de roches en fusion ont conduit les autorités équatoriennes à forcer l’évacuation d’environ 5 000 personnes vivant sur ses pentes...


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Le silence de la forêt amazonienne

Publié le : 12 Aout 2006
Le silence de la forêt amazonienne

On a beau y avoir sué, perdu notre chemin, puis notre orientation,  avoir sali nos pantalons de boue épaisse, glissé et trébuché dans les reliefs poisseux, nulle bête sauvage n’est venue à notre rencontre. D’ailleurs, existent-t-elles encore ?
Certes, les agences de voyage de Quito, Puyo ou Tena ne prétendent pas vous mettre face à face avec un de ces animaux féroces qui font la réputation de la forêt amazonienne, mais elles exhibent bien des photos, à tout le moins de singes, de toucans, parfois même de serpents... Rien de tout cela en vérité dans la selva de l’Oriente. La forêt est muette tout le jour et le reste encore après. Quelques sons, comme des grillons au crépuscule, et des jacasseries de perroquets, relayés à l’aube par quelques oiseaux mal embouchés... Il faut sans doute, comme les compagnies pétrolières, s’enfoncer de plus en plus loin dans la forêt pour avoir une chance encore d’entendre ce qu’elle aurait à dire.
Pas d’oiseaux dans les arbres, ni de puma sous les feuillages. On se résout donc à se contenter de l’éphémère et vive beauté des papillons. Et l’on se prend à espérer la race mutante qui voudra bien accompagner ses battements d’ailes d’un chant propice pour repeupler ce désert végétal.


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L'île de la Plata et les baleines

Publié le : 11 Aout 2006
L'île de la Plata et les baleines

Une silhouette décharnée se détache sur le bleu de l’océan. Les falaises de l'île sont recouvertes par le guano des oiseaux qui y vivent à l’abri de tous prédateurs. La présence des hommes n’est autorisée que jusqu’à 15h !
Ils arrivent en bateau à moteur de Puerto Lopez, débarquent sur la plage où le pirate Francis Drake avait pris ses habitudes et sont invités à suivre l’un des deux sentiers tracés sur l’île à leur intention. Les oiseaux en font peu de cas, qui établissent leur nid sur ses abords ou même directement dessus ! Les appareils photos sont une menace que les oiseaux supportent sans excès de coquetterie. Le jabot rouge, énorme excroissance des frégates mâles, n’enfle pas davantage devant les objectifs. Les fous à pattes bleus se déplacent d’un pas pataud, tandis que leur dame couve le petit sous le nez des visiteurs à longues jambes. L’absence de source d’eau douce sur l’île a protégé ses colonies d’oiseaux de toute autre activité humaine que ces visites encadrées et limitées, qui font aujourd’hui le fond de commerce des quelques agences établies au port de Puerto Lopez, à 1h30 de navigation de là. Le couvert végétal offre un exemple rare de forêt équatoriale sèche, largement arrachée par ailleurs. Les guides dits "naturalistes" apportent les explications requises aux visiteurs qui sont étroitement surveillés.

Autour de cette côte d’apparence si peu hospitalière, c’est le royaume des poissons multicolores, tortues marines... mais aussi des baleines, dont les amours, entre juin et septembre, s’offrent en spectacle aux passagers ébahis des bateaux à moteur. Elles s’ébrouent sous la surface de l’eau, plongent et soufflent. Un aileron dépasse, une queue virevolte au-dessus des flots... Parfois, on peut les voir sauter, entend-t-on... Car il s’en dit des choses sur les baleines entre les voyageurs qui se rencontrent sur les routes d’Equateur; pour beaucoup, l’approche des "baleines de Puerto Lopez" est le temps fort du séjour...
"Rire comme une baleine", disiez-vous ? Oui,tout à coup, ce jour-là, tout là-bas, ça fait sens !


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Cotopaxi, "le cou de la lune"

Publié le : 10 Aout 2006
Cotopaxi,

"Le cou de la lune", le volcan Cotopaxi, vénéré par les populations andines des environs, demeure un site symbolique pour les Equatoriens.

Protégé au sein du parc national du même nom, le second plus haut sommet du pays (5897m) et plus haut volcan actif du monde est un must touristique, mais il devient une expérience émouvante les dimanche lorsque, à côté des Land Rovers rutilants, les pick-up déchargent leurs passagers éreintés par les heures de pistes lentes et cahotiques : de simples villageois ont laissé leurs champs pour une excursion rare, la montée au Cotopaxi en famille. Les voitures vaincues par la pente, ils attaquent l’ascension à pied, dans un vent à édenter les plus vaillants ! Ils ont jeté une couverture sur leurs épaules et, cassés en deux, s’en prennent à la côte qui mène au dernier refuge, naguère entouré de glaces éternelles, mais aujourd’hui niché dans la pierre de lave : le glacier n’en finit pas de rétrécir, années après années. L’air se fait rare, mais le vent n’en démord pas. Les touristes étrangers sont emmitouflés dans leur équipement de montagne. Certains aguerris, accompagnés d’un guide nécessaire, passent la nuit au refuge pour chercher à rejoindre le sommet à l’aube. Beaucoup renoncent en route à cause du vent. Pourtant, les courageux qui affrontent l’ascension continuent d’être pris de cette gratitude qu’offre la nature, lorsqu’elle est rude à fréquenter.

Pour les autres, ceux qui se sont contentés d’une courte mais déjà épuisante ascension le long de la pente de poussière jusqu’au refuge, il faut songer à redescendre avant la nuit. Ebourriffé, essoufflé, heureux, on s’en retourne dos au vent et l’on contemple la lagune au loin. Le plus souvent les nuages condamnent le paysage et même le sommet. Il faut espérer l’apercevoir dans une éclaircie.

Avant de remonter à l’arrière du pick-up et de s’y serrer les uns aux autres, les villageois transis forment une ronde et chantent pour fêter leur visite. Les Land Rover et autres 4x4 jettent un nuage de poussière en doublant. Leurs passagers sont au chaud pour la longue piste de retour, mais ce sont les indiens "quechua", visages au vent, qui savent comme le Cotopaxi est sacré...


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Un hôtel bonbonière à Budapest

Publié le : 14 Mai 2006
Un hôtel bonbonière à Budapest

Pas pratique pour s'y rendre en transports en commun : l'hôtel est excentré, perdu au milieu des faubourgs de Pest, et c'est là aussi son intérêt ! Situé au bord d'une longue artère, l'hôtel est planté au milieu des blocs socialistes, dont il se démarque intégralement. L'intérieur tient davantage du cottage anglais, à ceci près que les gravures équestres sont parfois remplacées par des photos de gymnastes nationales ! Scènes de chasse et de batailles dans la salle à manger traduisent le désir d'un retour aux sources : celle de l'Autriche-Hongrie et de ses aristocrates...

Loin des hôtels formatés et des enseignes internationales qui ont envahi le centre ville, cet établissement offre un plus juste aperçu de l'atmosphère d'un pays dont nombre d'habitants cultivent une nostalgie de l'époque impériale.
Le patron et son épouse sont très accueillants et les trois étoiles ne sont pas usurpées. La décoration des chambres est personalisée et certaine sont moins bruyantes. Ne pas hésiter à tester !
Pas de restaurant dans l'hôtel, ni dans les environs immédiats.


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Posada Estancia Rio Verde

Publié le : 18 Avril 2006
Posada Estancia Rio Verde

Un rio de Patagonie, isolé sur une côte déchiquettée. Le vent et les lumières ne s'y relâchent pas. On souhaite un abris, mais on n'attend pas de cette estancia, vieillotte de l'extérieur, tant de chaleur de son dedans. Le ranch, racheté par un couple urugayen qui a décidé de poser là ses bagages après avoir parcouru le monde, est une belle synthèse entre authenticité et confort, atmosphère familiale et hospitalité du voyageur. On y partage la vie quotidienne du ranch, le soin au bétail, une partie de pêche ou une cavalcade à travers la pampa...
On y savoure une cuisine du terroir, avec une viande comme il ne s'en trouve plus, apprêtée avec talent par l'ineffable cuisinier qui semble sorti d'un Buster Keaton !
Voilà un lieu dont le bouche à oreille devrait suffire à assurer un succès fort mérité !

Site Internet : www.estanciarioverde.cl


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Erythrée aux pieds nus

Publié le : 08 Avril 2006
Erythrée aux pieds nus

Avec son gros orteil à Durban, et son talon d’Achille le long de la côte du Sahara occidental, la carte d’Afrique m’évoque un pied en extension. C'est lui, nu et charnu, irrigué de veines épaisses comme les fleuves du continent, qui sillone ses pistes peu carrossables.
Que l’Afrique aille à pied demeure une évidence dès qu'on s’éloigne des capitales. On y marche plus tôt qu’ailleurs, plus longtemps mais pas forcément loin, et si la chaussure de sport de facture asiatique y remporte un large succès,  la vérité reste du côté de la sandale qui n’est jamais étrangère au va-nu-pieds  foulant des sols imprévisibles.
Il y a même un pays qui a fait de la sandale son emblème national, c’est l’Erythrée. Elle  en expose une paire géante et métallique au cœur de sa capitale, Asmara. Une chaussure repose sur sa semelle, l’autre la chevauche, et la mince circulation automobile tourne autour…  Ainsi les sandales dominent-elles, impériales, la  seule fraction du pays où les voitures ont pris le pas sur les pieds. Elles sont le souvenir de  ces vagues humaines qui tinrent tête à l’armée éthiopienne vingt années durant. Mais c’est au pas de leur âne et à pied, qu’après dix années d’indépendance, les paysans continuent d’atteindre le marché de la capitale. Ils ont remonté patiemment le flanc du relief qui maintient Asmara à l’abri des touffeurs dominant la côte de la mer Rouge, dans la fraîcheur d’un plateau à 2000m d’altitude. Les paysans ont poussé leur âne devant eux, dans l'ascension insensée d’un ruban d’asphalte parfait, fréquentée par de rares camions, et par des grappes humaines  lentes, toutes en rythmes, à quelques lacets d’intervalles.  Ils marchent nus pieds ou en sandales, sur la régularité râpeuse du goudron, dans la seule direction que leur offre la route : la capitale et ses boutiques de chaussures, unique denrée qui y paraisse abondante.


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Une colonie de pingouins

Publié le : 02 Avril 2006
Une colonie de pingouins

Seno Otway abrite une colonie de pingouins qui n'est pas la plus importante de Patagonie, mais le nombre ne fait rien à l'enchantement. Environ 6000 couples cachent leurs nids dans la terre, à quelques encablures d'une plage où ils entraînent leur progéniture pour l'initiation au bain de mer. La scène se déroule au mois de février, mais chaque mois a son temps fort, avant le grand départ d'avril.
Des passerelles de bois organisenent une visite respectueuse du site, entre plage et nids, dans le vacarme délicieux du langage palmipède.
C'est à un peu plus d'une heure de Puerto Natales. Des visites sont organisées depuis la ville, mais on peut également approcher en voiture individuelle. Les matinées sont plus spectaculaires, et cet instant imprévisible où les petits se jettent à l'eau est une pure joie !


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A quelle vitesse fondent les glaçons?

Publié le : 31 Mars 2006
A quelle vitesse fondent les glaçons?

Il faut avoir écouté un glacier fondre, ses morceaux se détacher dans un bref fracas, et le silence recouvrir aussitôt la scène. Ils sont de toute taille, prêts à se rompre, à sombrer à chaque instant. Les restes ultimes, des glaçons sans arêtes, disparaissent à mesure qu’ils s’entassent. Ils ont erré des jours durant depuis le glacier et sont venus s’échouer contre ces moraines. Des oiseaux de nulle part sautillent de l’un à l’autre. La lumière joue toutes ses partitions jusqu’à l’embrasement du Couchant sur la glace éternelle.
On a grimpé une journée durant par les sentiers pour découvrir ce stupéfiant paysage qui a surgi, imprévisible, derrière un roc, le glacier Grey. Le refuge Paso n’est plus qu’à quelques minutes, une cabane de bois idéale sous les arbres, au bord du lac où flottent encore les glaçons les plus massifs...
Il a fallu redescendre avant qu'ils aient disparu.


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Torres del Paine

Publié le : 30 Mars 2006
Torres del Paine

Torres del Paine est réputé pour être l’un des plus beaux parc nationaux d’Amérique du Sud. Personnellement, je n’en ai pas vu d’autre, mais aussi bien, peut-il rester le seul !  Il est sublime et supportera de rester sans comparaison.
On y accède depuis Puerto Natales, la ville la plus proche d’où s’organisent toutes les expéditions à destination du parc. De nombreuses agences proposent l’acheminement en groupe ou en individuel, la réservation de places dans les refuges et de traversée en bateau. De toute façon, il faut passer par la petite ville pour acheter les entrées auprès de l’organisme Conaf qui gère le site. A noter que le paiement en dollars donne droit à un rabais de 20% en raison des systèmes de taxes ! Ou bien l’on paie 20% de plus si on ne paie pas en dollars, ce qui se vérifie dans différents endroits du pays !
L’entrée est à environ trois heures de trajet de la ville : une route à travers la pampa, puis une chemin poussiéreux tracé dans une variété de paysages inattendue. Près de 200 000 ha et un dénivelé brutal de 2800m entre la plaine et les sommets : lacs d’émeraude ou d’azur, pics rocheux et neiges éternelles abritent une faune sauvage où planent les condors et paissent les paisibles guanacos. Des sentiers balisés avec un niveau de difficulté variable offrent divers itinéraires, et, avis aux amateurs de treks soutenus : il faut compter une quinzaine de jours pour faire le tour du parc !


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Sur les balcons de Valparaiso, La Concepcion

Publié le : 30 Mars 2006
Sur les balcons de Valparaiso, La Concepcion

Une rue pentue comme tant d'autres sur le Cerro Concepcion. Une enseigne attire le regard. On se risque à sonner à la porte de la belle maison. Une jeune femme vient ouvrir et vous accueille dans un restaurant chic, où le design n'a rien a envier à l'originalité de la cuisine : les plats sont délicieux, savourés dans la salle où sur la terrasse qui surplombe la ville... Pour une soirée inoubliable dans une atmosphère très branchée, révélatrice de l'effevescence d'une ville en profonde mutation.


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Bivouac au Ténéré

Publié le : 30 Mars 2006
Bivouac au Ténéré

Le soleil couchant dépose une teinte sanglante à l'horizon, puis il bascule.
La nuit est noire, elle sera longue, dans un silence à rendre sourd... Les sacs de couchage sont déroulés sur les nattes, le feu de camp agite de brèves flammes et les piles électriques prennent le relais. La lune n'est qu'un mince croissant qui se lève tardivement. Rien n'écarte le froid qui se dépose comme une rosée du matin, mais il dure toute la nuit.
On guette le moindre frôlement de sable, le souffle parfois absent du vent, le tintement d'une étoile filante. Les grognements des chameaux résonnent comme un soupir rassurant. Un bâillement sonore, tout à coup, peuple le vide qui menaçait de vous prendre à la gorge. La voûte céleste semble soutenir la solitude. Elle pourrait la peupler, mais la creuse plutôt et détourne les rêves. Le sommeil ne vient pas, il lui manque les murs et plafonds. L'obscurité échoue à dissimuler l'horizon ininterrompu: ce n'est pas seulement le désert, c'est le Ténéré, plat, nu, hérissé d'ossements défaits par les chacals.
L'espoir, c'est le retour du soleil qui brûle.


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La bonne auberge

Publié le : 20 Mars 2006

L'ancien cinéma en plein air d'Agadez a été reconverti en auberge par un couple franco-nigérien. Un hébergement vraiment central, à proximité de la mosquée et du marché. Du coup, le hic, c'est la boutique de musique en face dont les amplis résonnent parfois toute la nuit durant. On peut toujours demander de couper le son: parfois ça marche!!
Conseil subsidiaire: on loue une chambre, mais on réclame un lit avec moustiquaire sur la terrasse ! On se préserve ainsi mieux de la poussière qui règne sur toute la région.
La cuisine est bonne et le vrai plaisir, ce sont les crudités que l'on peut consommer sans crainte.


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