A Oaxaca j'ai été captivé par Monte Alban. Je vous conseille également de visiter le formidable site Zapotèque et Mixtèque de Yagul (qui signifie « vieil arbre » en langue zapotèque). Ce site, certes plus petit, est beaucoup moins visité que celui de Monte Alban, ce qui est tellement plus agréable pour l'apprécier. Lors de ma visite le site était assez abandonné, mais d’après les dernières nouvelles il a été repris en main par l’Institut National d’Anthropologie et d'Histoire.
Le site est composé des principales structures des anciennes villes mexicaines : palais, temples dédiés aux dieux et un terrain de jeu de balle. Le site actuel date d’environ des années 500 à 800 de notre ère. Il y a une jolie vue sur la vallée quand il ne pleut pas.
Le site est à 36 kilomètres de Oaxaca sur la Route Fédérale 190. Pour rejoindre le site, vous pouvez prendre un bus depuis le centre ville et descendre à la hauteur du chemin qui monte vers le site de Yagul distant d’environ 2 km. Il est plus difficile de rejoindre Oaxaca au retour. J’ai fait du stop et cela a très bien marché. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à une distillerie qui fabrique le fameux Mexcal auquel est ajouté un ver, le « chinicuil » qui semble-t-il donne à la boisson des propriétés intéressantes !
Un taux de chômage élevé, de la drogue et du reggæ en abondance, plusieurs émeutes ces 20 dernières années. Non, je ne vous décrit ni Harlem ni le Bronx, mais le très intéressant quartier londonien de Brixton !
Aujourd’hui, le visage de Brixton, situé au sud de la ville, est le reflet des vagues successives d’immigrés provenant principalement des caraïbes, et en particulier de la Jamaïque. Lorsque j’y suis passé, j’ai presque eu un « choc culturel » tant j’avais l’impression de débarquer dans un autre pays...
Selon votre temps, je vous conseille de flâner sur l'Electric Avenue et les Station et Granville Arcade, des lieux de marchés exotiques et de commerce. Certains coins de rues sont un peu « chauds », donc prudence tout de même. Même si on m’avait déconseillé de visiter ce quartier – essentiellement pour des raisons de sécurité - je pense qu’il a largement enrichi mon regard sur Londres.
Brixton connaît néanmoins un renouveau avec la prolifération de bars et de restaurants assez branchés que l'on croise en chemin.
Pour y arriver, il suffit de descendre au terminus de la Victoria Line (Zone 2).
Le café La Blanca est une adresse traditionnelle du centre ville. Même si au fil des ans beaucoup de touristes y font un tour (car répertorié dans la plupart des guides), l’ambiance est celle d’un café restaurant fréquenté par des professionnels et des employés de bureau.
Je garde un très bon souvenir des petits déjeuners avec les huevos ranchero accompagnés d’un chocolat chaud mexicain (il est relativement dilué avec de l’eau) et des pâtisseries maison.
A midi, le restaurant est pris d'assaut par les employés de bureau et des administrations. Il propose des menus assez bon marché. Il s’agit d’une adresse que je vous recommande chaudement !
Les téléphones publiques ne fonctionnent qu’avec une carte téléphonique que vous pouvez vous procurer dans les « autoservicios » (les épiceries du coin), les kiosques à journaux et tabacs. Telmex est le principal opérateur du pays.
L’hôtel Canada. Voici une adresse d’un hôtel qui a fait ses preuves depuis de nombreuses années, même si j’ai entendu dire que la relation qualité/prix s’était un peu dégradée ces derniers temps. Prudence donc, car je n'y suis pas retourné récemment !
A l´époque, je l’avais trouvé très propre et le personnel assez accueillant. Il s’agit d’un hôtel de taille moyenne (sur plusieurs étages) qui ne présente aucun charme particulier. Son atout est sans conteste son adresse, idéalement située : à quelques pas du Zocalo et de l’artère principale 5 de mayo, où vous trouverez plusieurs restaurants et magasins.
Il faut compter environ 31 dollars pour une chambre simple. Il ets possible de trouver un peu moins cher ailleurs mais pas aussi bien placé.
Depuis la réunification et surtout le transfert progressif de l’administration fédérale, Berlin est une des villes qui a le plus changé sa physionomie. La Postdamer Platz, le centre de Berlin d’avant la guerre, puis traversé par le mur, est le symbole de ce nouveau Berlin qui voit le jour.
Si l’ensemble est certes impressionnant, je trouve le style architectural assez froid et sans âme. Car de mon point de vue il n’est pas encore assez bien intégré à la ville et en fait un quartier vraiment à part qui pourrait se trouver dans n’importe quelle autre ville. En effet, les bâtiments futuristes dominés par les baies vitrées manquent de chaleur et surtout d’identité culturelle.
Malgré tout, sa localisation centrale en fait un lieu très dynamique avec ses bureaux branchés et ses centres commerciaux. Le building Sony, le théâtre de la Marlene-Dietrich-Platz, où a lieu la biennale de Berlin, ou encore le Debis-Building , sont certainement impressionnants.
A contre-pied à cette modernité, mon plus beau souvenir de la Postdamer Platz reste celui d’avoir mangé une bonne saucisse bien traditionnelle !
D’après ma propre expérience, Berlin est une ville faite sur mesure pour accueillir les touristes. Il n’est cependant pas évident de connaître tous les bons plans, surtout en ce qui concerne les abonnements et formules diverses lorsqu’on n’est pas familiarisé avec la langue.
Aussi, lorsque j'ai visité les musées, j'ai acheté le Museumspass. Ce pass donne accès à pendant 3 jours à l’ensemble des musées de la ville (Altes Museum, Schinkelmuseum, Gemäldegalerie, Pergamonmuseum, Alte Nationalgalerie, etc)mais n'inclus pas les musées privés.
Le coût du pass varie. On peut se le procurer dans les différents espaces dédiés aux touristes ainsi que dans la plupart des musées.
Tu Candela est un disco/pub et un des lieux de rendez-vous de la communauté latino de Berlin. Plus qu’un lieu où déguster des cocktails et danser ay rythme de la salsa, cumbia et bachata, c’est un endroit idéal pour rencontrer des latinos en mal de leur pays ou simplement des berlinois attirés par l’Amérique latine et l'imaginaire que celle-ci évoque. La consommation est obligatoire...
Le Mexique n’est pas seulement riche et étonnant par son passé préhispanique, mais aussi par son histoire récente, notamment les épisodes révolutionnaires qui ont marqué le pays au cours du 19ème et 20ème siècle.
Peu visité des touristes, le monument à la révolution (1910) mérite qu’on s’y arrête si vous vous intéressez à l’architecture et à l’Histoire.
Déjà en ce qui concerne l’étrangeté du bâtiment (une arche ? Une tour ?) qui mesure 65m de hauteur, il n’est pas sans évoquer avant l'heure l’architecture mussolinienne et stigmatise ainsi en quelque sorte la vie politique mouvementée des 100 dernières années du pays. Pour la petite histoire, sachez que c’est un architecte français – Emile Bernard - qui fut désigné pour construire le monument, mais semble-t-il, dans des conditions obscures et peu démocratiques.
Aujourd’hui le monument rempli deux fonctions : celle d’un panthéon qui abrite les restes des grandes figures de la nation mexicaine, comme Madero, Carranza, Lazaro Cardenas, et bien d’autres; et le très intéressant musée de la révolution qui retrace de façon très claire le passé politique mouvementé de ce pays.
Pour terminer, je vous suggère que vous fassiez une promenade en rejoignant le Palacio de Bellas Artes à Pied. Ce n'est pas très loin (environ 20 à 30 minutes à pied)...
L’édition mexicaine se porte très bien. Depuis plus de 100 ans la maison d’édition Porrua édite des livres d’auteurs mexicains provenant de différents domaines, dont principalement des sciences humaines et sociales. Leur catalogue est très étoffé.
Cette maison est très connue des lecteurs car elle a été l’une des premières à proposer des livres économiques (un peu l’équivalent des livres de poche version mexicaine). C’est grâce à eux par exemple que j’ai pu acheter pour quelques pesos seulement toute la collection des chroniqueurs espagnols du temps de la conquête.
Vous trouverez la librarie au centre ville, non loin du Zocalo, dans une rue très populaire, la maison mère du groupe Porrua. A l’époque, pour demander un livre, il fallait batailler ferme pour arriver au comptoir et glisser au libraire la liste des livres à acheter. Ce fut une expérience fortement curieuse.
Il n’est pas toujours facile de bien manger à Mexico quand on ne connaît pas la ville. Pendant la journée, le centre historique regorge d’endroits charmants où prendre un petit déjeuner ou un menu à midi est un réel plaisir.
Ouvert depuis 1912, le Tacuba est un bon endroit pour approcher la gastronomie mexicaine dans un cadre très sympathique, presque baroque : belle hauteur sous plafond, des tableaux en abondance, et les murs peints de fioritures. Ne vous fiez pas à l’entrée qui donne sur la rue, qui n’est pas très accueillante.
Au Tacuba, n’hésitez pas à demander des plats typiquement mexicains : enchiladas, tamales et les buñuelos, bien meilleurs et digestes que ceux que vous pouvez manger dans n’importe quel petit restaurant du coin. Il faut compter environ 170 pesos pour un repas, soit environ 12€. Plus qu’ailleurs, la qualité se paye à Mexico.
Si la Belgique est un pays très connu par les antiquaires, c’est que les Bruxellois, et le belges en général, sont des grands collectionneurs d’objets de toutes sortes. Il existe donc à Bruxelles un grand nombre de brocantes, marchés aux puces, etc... qui feront le bonheur des chineurs.
Pour les amoureux des livres anciens et des antiquités, il y a au Sablon le samedi et dimanche, le marché des antiquités et du livre.
Dans la rue Blaes, vous trouverez un peu de tout dans un esprit "marché aux puces". Tous les quartiers de la ville organisent des marchés et brocantes. Renseignez-vous sur place.
Enfin, tous les dimanche à Waterloo (à 20 km de Bruxelles) a lieu la plus grande brocante hebdomadaire de Belgique.
La bière fait partie du patrimoine culinaire du pays. A Bruxelles il existe des centaines de cafés-brasseries où déguster une bonne bière locale. Il en existe de tous les goûts et toutes les couleurs.
Essayez « La Fleur de Papier Dorée », un des cafés/bistrots les plus anciens de la ville. L’ambiance y est surréaliste et avec un peu de chance vous tomberez juste à temps pour assister à une séance de lecture littéraire.
Devinette : quel est le dénominateur commun entre Trotsky, Frida Kahlo, Diego Rivera, la Cinemateca Nacional (cinémathèque), la charmante Plaza Hidalgo et de nombreux musées ? C’est le district de Coyoacan (qui signifie « le lieux de coyotes » en langue nahuatl) !
Coyoacan est un des districts les plus accueillants de Mexico DF car il conserve une authenticité propre. Il est accueillant et possède une riche activité culturelle qui fait défaut aux autres quartiers de la mégalopole. Bref à Coyoacan il fait bon vivre, surtout dans sa partie bohême et chic.
Vous vous en doutez, il y a beaucoup de choses à découvrir à Coyoacan. A mon avis, celui-ci mérite au moins deux jours complets. En effet, intellectuellement, il faut être apte à jongler rapidement entre l’histoire du trotskisme et le rôle joué par le Mexique lors de la guerre d’Espagne (maison de Trotsky), rentrer dans l’univers de Frida Kahlo (musée Frida Kahlo), l’architecture coloniale à travers les églises et les nombreuses places (dont la Place Hidalgo) et enfin assimiler la culture populaire mexicaine (musée national des cultures populaires).
Heureusement, le quartier est rempli de nombreux endroits charmants où vous pourrez effectuer des pauses. Si comme moi vous en avez ras le bol des tortillas et tacos locaux, vous trouverez sans difficultés un café où boire un capuccino dans une charmante petite place au bord d’une fontaine.
Coyoacan est très bien desservi par les transports en commun. Je vous conseille de vous y rendre en métro (ligne 3), c'est plus rapide.
Le Mexique ce n’est pas seulement les belles plages du Yucatan mais c’est surtout un pays dont la société reste encore marquée par son riche passé précolombien.
Avant de partir au Mexique, et afin de vous ouvrir des perspectives de voyage insoupçonnées, je vous invite à lire le très beau livre de Jean Marie Gustave Le Clézio , « Le Rêve mexicain ou la pensée interrompue ». Le livre retrace les pensées précolombiennes (principalement Aztèques)et leur cosmogonie à la lumière des chroniqueurs espagnols tels que le fabuleux Fray Bernardino de Sahagún. Tout au long de ce beau livre, l’auteur s’interroge sur le devenir possible – mais qui n’a pas eu lieu car stoppé par les conquistadores - de ces sociétés précolombiennes où régnait une pensée magique avec l'omniprésence des dieux tels que Huitzilopochtli, Quetzalcóatl et Tezcatlipoca.
Du point de vue technique, les sources montrent une parfaite connaissance et maîtrise académique du sujet par l’auteur. Très facile à lire (et à entrer dans la pensée mythologique Aztèque), ce livre m’a permis de vraiment profiter de mon séjour mexicain.
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