Curieusement, les fameuses collines de la ville de Rome ne sont pas visibles d'un seul coup d'oeil, notamment pour les nouveaux venus. Or il me semble que c'est là un point important pour comprendre cette ville et son histoire. L'enchevêtrement des rues et monuments est cependant si riche que les collines semblent un peu noyées dans la ville.
Le Circo Massimo, situé derrière le Palatin, propose à ce titre un panaorama idéal. A priori, ce site archélogique n'a rien d'extraordinaire : esplanade vide, quelques vestiges épars de cet ancien lieu des courses de chars de l'antiquité, pas de colline haut perchée qui vous permmettra de voir tous les toits de la ville. Et pourtant la vue est très belle, surtout en soirée, car c'est toute la topographie de Rome qui se dévoile sous nos yeux : le Palatin (où Romulus à fondé Rome en 753 av. JC), l'Aventin, le Caelius, et, plus loin, le Capitole et enfin le Vatican de l'autre côté du Tibre...
Ce serait dommage de rater un tel lieu, à seulement quelques minutes du Colisée et du Trastevere.
Le métro du Caire n'a que des avantages : pas cher et bien organisé, il permet de rejoindre les principaux points de la ville, notamment l'île de Zamalek (près de l'Opéra et du Sheraton) et la gare Ramsès (station Mubarak), point de départ en train pour Assouan et Louxor.
Pour aller au sud du Caire, vers le quartier copte, il vous suffira d'indiquer la direction "Helwan", du nom de la ville qui correspond au terminus d'une des deux lignes.
Enfin, pour se rendre à Héliopilis, il faut prendre le sens opposé, vers le Nord, jusqu'à la station "Saray el Kobba". De là, un taxi vous mènera en 10 minutes au centre d'héliopolis, le quartier de "Kobra".
Le seul exercice périlleux consiste à se faire comprendre du vendeur de billets : pas besoin d'indiquer de direction car le même prix de 75 piastres s'applique à tous les voyageurs, quelque soit votre destination. Dites "Wahed" pour "un" ou "etneen" pour "deux". Cela devrait suffire ! Sachez que "billet" se dit "Tescara".
Attention toutefois ! Le métro cairote dispose d'une particularité : les deux premiers wagons de chaque train sont réservés aux femmes, le reste de la rame étant mixte. Alors ne faîtes pas comme moi, qui, pressé de se ruer vers un train dont les portes allaient se refermer, s'est retrouvé au milieu de 40 femmes médusées... et amusées! Entre cris de surprises, d'amusements ou d'indignations, on ne passe pas inaperçu...
Il ne faut pas hésiter, sous peine de manquer quelque chose en Egypte. C'est l'instrument de convivialité des égyptiens par excellence . Dans un café, il n'est d'ailleurs pas rare de voir une personne exclusivement consacrée à la préparation des chicha.
Evidemment, la peur du ridicule, de ne pas "savoir", peut faire peur à certains et les priver de pipe à eau. Alors, voici quelques conseils :
Choisissez un petit café anodin, en soirée de préférence. C'est la garantie d'une ambiance bien plus conviviale que les restaurants branchés des bords du Nil.
D'une façon générale, il faut savoir que la pratique individuelle de la chicha se développe beaucoup. Pour des raisons d'hygiène, on vous donnera un petit embout en plastique à fixer à votre tuyau d'aspiration.
D'autre part, sachez que vous pouvez demander autant de braises ou de recharges de tabac que vous voulez. Fumer le narguilé est une activité de longue haleine...
Enfin, si vous rencontrez des problèmes d'aspiration, c'est souvent lié à deux facteurs : soit l'aluminium recouvrant le tabac est mal percé, ce qui empêche l'air de passer, soit la fixation du Fourneau (objet en céramique supportant le tabac) est mal fixé au vase contenant l'eau. Essayez alors de le réajuster ou de demander de l'aide.
Il vous reste maintenant à apprendre les quelques mots d'arabe indispensables pour commander votre chicha : préférez des tabac aromatisés. Le tabac brut est particulièrement fort au bout de quelques temps. Les chicha à la pomme sont les plus répandue. Le mot "pomme" se prononce " toffah ", en insistant sur le "h". Evidemment, il existe de multiples arômes : pêche, pamplemousse, menthe, ... et même réglisse.
Alors, prenez votre plus bel accent et prononcez la phrase suivante : "Shisha toffah, law samaht" !! (une chicha à la pomme, svp).....
La chicha, ou pipe à eau, est un des piliers des rites sociaux égyptiens, toutes catégories sociales confondues ! Quelle que soit le moment ou l'endroit, c'est là le principal lien de sociabilité. Au café pour les hommes, le plus souvent en groupe à la maison pour les femmes (on en voit cependant de plus en plus dans les lieux publics, notamment les milieux aisés). Comme tous les rites immuables, on se plait à connaître et à comprendre chaque partie de cet objet si simple mais aux déclinaisons si variées : le Fourneau, mat en céramique (parfois en métal), où l'on pose le tabac avec les braises, le vase, contenant l'eau, le tuyau d'aspiration, objet de toutes les fantaisies... Et ne parlons pas du tabac lui-même, qui connait des déclinaisons infinies....En Egypte, l'usage le plus répandu pour la chicha est le Tabamel (mu'essel en arabe), tabac mélangé à de la mélasse ou du miel, aromatisé le plus souvent à la pomme, la menthe ou aux agrumes.
Beaucoup de raisons sont avancées pour expliquer la présence de l'eau dans le vase de la chicha, notamment celle de filtrer une partie des particules nocives du tabac. Et si, tout simplement, il ne s'agissait que de faire durer le plaisir, d'entendre le ronronnement de l'eau dans le vase, et de laisser les vapeurs de tabac humide aux arômes de fruits grillés vous enivrer progressivement ? Le rapport à l'eau est un fondement de l'usage du narguilé : convivialité, détente, palabres.... Ce sont là les activités favorites des cafés égyptiens, et qui ne s'envisagent pas sans chicha...
Je me suis souvent posé la question de la provenance de cet objet. Son origine semble incertaine : Perse, Inde, Afrique.... Il semblerait que les premiers vases en verre furent frabiqués grâce aux noix de coco, qui servaient de moules. Ce qui est plus sûr, c'est que son incroyable développement est lié à l'essor du café et à l'usage régulier du tabac, au 17ème siècle. Mais attention aux clichés : le narguilé n'est pas présent partout dans le monde arabo-musulman. Au Maghreb notamment, il est très peu répandu, contrairement à ce que donnent à croire certaines peintures des orientalistes français du 19ème siècle, à l'image de Delacroix (Femmes D'alger).
Le Caire est une ville extrèmement sûre. Outre le contrôle social de l'armée et de la police à chaque coin de rue (nous sommes tout de même dans une démocratie de façade....), l'Islam sert de ciment social. On constate que, pour une des plus grandes ville du monde (18 millions d'habitants !), il y a très peu d'actes d'incivilités ou de criminalité. Cela ne veut pas pour autant sire qu'il n'y ait pas de risques inhérents à votre présence en Egypte. Si l'on se place du côté de la violence politique, c'est autre chose. Il ne s'agit pas là pour autant de délinquance. Vous pouvez parcourir la plupart des quartiers du Caire sans crainte, y compris les plus pauvres, ce que nous avons fait pendant plus d'un an sans discontinuer! N'hésitez donc pas à vous perdre dans les ruelles du vieux Caire islamique, dans le dédale de la Cité des morts (ancien cimetière désormais habité par une partie de la population), ou encore dans les quartiers populaires autour de la mosquée Ibn Touloun. Ce sont là parmis les lieux les plus intéressants du Caire d'aujourd'hui.
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