Blog de denismartin

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Mer Rouge, Egypte

Publié le : 06 Mars 2010
Mer Rouge, Egypte

Lundi 22 février 2010
Mal de mer

Ballotés, nous n’avons pas dormi de la nuit ; le Marlin, notre navire, roulait, tanguait si fort que j’ai manqué plusieurs fois de tomber de la banquette aménagée sur le pont supérieur.
Amarrés au récif depuis la veille au soir, nous quittons ce spot où nous avons nagé au milieu d’une dizaine de dauphins. La mer est trop forte et nous partons rechercher un abri côtier, au sud de Tawila Island dans le détroit de Gubal.
Philippe est assis à ma droite, Emmanuelle lui a conseillé de s’allonger, mais nous préférons fixer l’horizon, qui lui au moins ne roule pas. Le teint livide, Ahmed rejoint  le trio, après avoir nourri les poissons. Pleine  de compassion, Béatrice nous propose quelques comprimés destinés à combattre le mal. Pierre, fier marin Breton, nous encourage à essayer. Ce qui précipite de nouveau Ahmed vers le bastingage.
Achevant de nous ridiculiser, Dominique immortalise la scène sur son caméscope.
« Number one, crie Ahmed, dans un sursaut d’honneur »
La houle se dissipe à l’approche des côtes. L’eau est verte, un pêcheur sur son frêle esquif a trouvé refuge dans cette anse. L’endroit est plat comme la main, salé, le sable blanc est jonché de coquilles vides et débris en plastiques.


Mer Rouge, Egypte
Mer Rouge, Egypte

Carnet de dessins Egypte

Publié le : 04 Mars 2010
Carnet de dessins Egypte

Mer  rouge et montagnes


Carnet de dessins Egypte
Carnet de dessins Egypte
Carnet de dessins Egypte
Carnet de dessins Egypte
Carnet de dessins Egypte
Carnet de dessins Egypte
Carnet de dessins Egypte
Carnet de dessins Egypte
Carnet de dessins Egypte
Carnet de dessins Egypte
Carnet de dessins Egypte

Egypte

Publié le : 02 Mars 2010
Egypte

Hurgada ,
Samedi 27 février 2010
Après trois jours et trois nuits à naviguer en Mer Rouge, puis trois autres à marcher dans le djebel Quatar, nous disons adieu à Hurgada...
Nous filons sur les trottoirs vers le port de pêche où reposent d’élégants boutres bleus et verts. Sur l’avenue qui y mène, des constructions s’étirent. Certaines sont achevées, d’autres ne le seront probablement jamais. Aucune promenade n’est aménagée, c’est l’anarchie architecturale. Les modestes habitants de ce front de mer expropriés, ne subsistent que quelques maisonnettes aux volets fermés et aux portes condamnées. Le reste est un vaste chantier, où l’assainissement ne semble pas être le problème majeur. En grand bâtisseurs, les égyptiens treillent, coulent, bétonnent ignorant parfois parallèles et perpendiculaires, cachant le tout sous un crépis blanc  ou jaune. Les boutiques de souvenirs proposent les mêmes articles. En caractères cyrilliques ou en anglais, les pharmacies vantent les mérites du « Viagra » à des consommateurs venus de l’Est pour la plupart. Dollars, euros ou livres égyptiennes font ici bon ménage.
En minishort  des bimbos blondes font halluciner les gardiens en poste devant les hôtels.  Relâchant  un instant leur vigilance, ils plongent le regard dans leur décolleté, et reprennent aussitôt un air sévère de circonstance...
Quant à la mer, elle semble,pour l'instant,s’accommoder de cet afflux de population. L’eau vient du Nil, et de différents captages. La ressource semble inépuisable, pense Ahmed, il suffirait de bien la gérer.
Les publicités de trois golfs aménagés sur cette côte me laissent perplexe. Le  Hilton dégage vers ses voisins une odeur nauséabonde. Parions que le jour où tous ces hôtels feront le plein, une septicémie est à craindre …
на здоровье!


Egypte
Egypte

Yemen

Publié le : 14 Février 2010
Yemen

Rada.
Lundi 09 avril.
Nous roulons plusieurs heures, serrés et assoiffés, et nous arrivons courbatus à Rada. L’Hôtel kitch est envahi de soldats. Deux pick-up armés de mitrailleuses en gardent l’entrée.
Cette ville est évidemment très peu fréquentée des touristes, et tout le long de la visite, nous serons accompagné par un garde du corps en treillis bleu de la police. On apprend dans le guide que la ville fut fondée avant l’ère islamique, comme en témoigne les ruines, stèles gravées de caractères sud-arabiques et vestiges de systèmes d'irrigation que les archéologues ont exhumés sur plusieurs sites alentour.
Comme à San'â, les maisons sont en pierre de taille et les niveaux supérieurs en brique .Certaines maisons aux abords du marché présentent des façades décorées de frises blanches. On trouve aussi quelques fenêtres en albâtre et de très jolis volets en bois ouvragé. Le marché, avec ses ruelles étroites et ses échoppes d'où montent des senteurs épicées, est très pittoresque. Mes amis s’arrêtent chez le barbier, moi, j’attendrai San'â .
Construite vers 1512, la superbe mosquée AI-Almiriya est une merveille de légèreté. Sur sa façade restaurée, des Mousharabieh, panneaux de bois très esthétiquement ouvragés, ferment l'ouverture d'une fenêtre.
Cette mosquée est dépourvue de minaret, mais surmontée de six grandes et hautes coupoles de style indien qui couvrent la salle de prières. Je découvre alors une décoration exceptionnelle, une large et puissante inscription historique en stuc ceinturant la salle. Elle présente des motifs à entrelacs géométriques ou floraux et de nombreux bandeaux à inscriptions coraniques. La forteresse que nous voyons en en face est bâtie sur un éperon rocheux. Hélas, les militaires qui l'occupent actuellement en interdisent la visite.
Sur la terrasse, des merlons au profil élancé couronnent l'édifice d’une dentelle immaculée. En dessous s'étendent un caravansérail, un bassin à ablutions et une petite mosquée réservée aux femmes. L'ensemble, très dégradé ces dernières années, fait actuellement l'objet d'un programme international de restauration très réussi.
Nous rentrons à l’hôtel, dont le hall très coloré diffuse en boucle les infos, sous le portait du président. Dans la boutique adjacente, au milieu des paquets de biscuits trône l’image de Saddam Hussein.


Yemen
Yemen

Yemen 2007 04

Publié le : 14 Février 2010
Yemen 2007 04

Rada, la superbe mosquée AI-Almiriya.


Yemen 2007 04
Yemen 2007 04
Yemen 2007 04
Yemen 2007 04
Yemen 2007 04
Yemen 2007 04
Yemen 2007 04
Yemen 2007 04
Yemen 2007 04
Yemen 2007 04
Yemen 2007 04

Ouagadougou

Publié le : 14 Février 2010
Ouagadougou

RETOUR A LA VILLE ROUGE.
25 octobre 1987.

21 HEURES, les musiques se taisent,
je referme la porte en tôle de ma piaule.
L'air est sec, chargé de poussières.
L'harmattan soulève le sable du désert,
donnant le jour, un ciel blanc mal lessivé.
Allongé sur le matelas, je compte les heures passées
à ne rien faire d'autre qu'attendre et lire,
palabrer et regarder la rue quand d'autres passent sur leur vélo
traquant le touriste jusqu'aux portes des hôtels ou dans les bars...
C'était il y a dix jours ...

Une fusillade venait d'éclater.
La radio venait de faire entendre la voix de son nouveau maître.
Il ne restait plus qu'à livrer la dépouille de Sankara, l'homme intègre,victime d'un processus de rectification, aux Burkinabés incrédules.
Depuis, le couvre feu est instauré, j’attends...résigné.
Demain, peut être, on aura du beurre.
Dix huit heures, la chaleur m'aura dissuadé de flémarder.
La bouche sèche, les yeux rougis par le perpétuel courant d'air,
j'arrache la prise, délivrant mes oreilles du concert abrutissant du ventilo.


Ouagadougou
Ouagadougou

Java; janvier 1992

Publié le : 04 Février 2010
Java;  janvier 1992

Djakarta; le train pour Yogja
La gare est immense, une marée humaine me submerge. Heureusement, en général, mes nouveaux compagnons ne dépassent pas mon mètre soixante neuf. Je parviens à m’orienter, mais cet environnement m’est complètement étranger. Les panneaux, écrits en caractères inconnus me laissent perplexe. Tout le monde se bouscule et sans trop savoir d’où il vient, un type se propose d’aller me procurer un billet. J’accepte,…et regrette aussitôt ; dans cette cohue, je les perds de vue, lui et mes roupies. Mais mon bienfaiteur tient parole, et me tend fièrement mon billet de train, m’indique le quai où une foule colorée plus laborieuse que joyeuse entoure les wagons. Je me laisse guider et finit par trouver une place sur une banquette côté fenêtre dans le sens de la marche. Des enfants courent dans l’allée centrale. Passent ensuite une femme avec des fruits, un mendiant à quatre pattes, un vendeur de journaux, une porteuse de boissons tièdes, des fonctionnaires en habit gris…
arrive enfin mon voisin.
Il a le visage juvénile, quoique assez sévère, cheveux courts, noirs, pas un poil de graisse ne déborde de son costume strict. J’apprends rapidement dans un anglais approximatif que nous nous rendons dans la même ville. Puis nous échangeons au prix de nombreuses confusions, des banalités, assez cependant pour nous connaître nous et nos deux pays.
La ville de Yogjakarta n’est guère éloignée que de 430 kilomètres, mais une nuit et quelques coups de dés seront nécessaires pour la rejoindre. Dradjan, ça doit s’écrire ainsi, apprend à jouer aux yams ! Une bonne volonté et beaucoup d’erreurs plus tard, nous nous enfonçons dans la nuit équatoriale


Java;  janvier 1992
Java;  janvier 1992

Yemen, Hadramaout 2007

Publié le : 01 Février 2010
Yemen, Hadramaout 2007

Seyun l’hôtel inachevé, jeudi 05 avril 2007.

Cinq heures trente, ça pique, martèle, défonce aux étages supérieurs. Les travaux me tirent du lit, achevant celui du muezzin  quelques minutes auparavant. Déjeuner puis bain dans la piscine qui achève de se remplir. Nous profitons de cette matinée pour visiter le palais des Sultans. Ce château flanqué de quatre tours d'angle abrite un musée d'ethnographie et d'histoire. Le style anglo-indien de l'édifice, ses façades blanches, percées de portes et de fenêtres ouvragées, ne manquent pas de nous impressionner. Les toits en terrasse offrent une vue imprenable sur la ville. Moisson d’images en couleurs, d’ombres et de lumières, de murs blancs et de ciel bleu, d’intérieurs aux reflets d’albâtre, verts ou orangés, frais et sombres en même temps ; je reste pensif devant une collection de photographies prises entre 1931 et 1938 par un diplomate hollandais…On s’y croirait encore : mais ici comme ailleurs le bruit, les voitures et les petites motos, les boites vides et les emballages de toute sorte ont envahi le paysage.
Pour l’anecdote, sachez que les sultans d'AI-Mukallâ, étaient apparentés aux souverains musulmans de Hyderabad et passaient la majeure partie de l'année en Inde. C’est pourquoi l'influence du sous-continent indien est perceptible dans l'architecture locale comme dans les traits de la population.
Sachant que nous sommes français, tout se passe bien. Dans les rues les enfants nous courent après en criant « Zidan » quand ils ne quémandent pas de quoi écrire… Comment dit on , pas de crayon ?


Yemen, Hadramaout 2007
Yemen, Hadramaout 2007

Yemen, Golfe d’Aden

Publié le : 22 Janvier 2010
Yemen, Golfe d’Aden

Bir Ali, samedi 07 et dimanche 8 avril 2007.
Nous quittons AI-Mukallâ. La route côtière poursuit son cours, monotone. Nous longeons la mer argentée … et des monticules d'un blanc éblouissant. Il s'agit de tas de chaux qui sortent de gigantesques fours alimentés par des feuilles de palmier.
Le paysage change, des roches noires affleurent, volcaniques. Peu avant Bir Ali, à gauche de la route, nous escaladons un cône baigné par un lac aux eaux turquoise. Au loin un piton noir se dresse, sentinelle de la baie.
En contrebas de cette forteresse, s'étend une belle plage. La baignade fortement déconseillée, car les eaux du golfe sont infestées de requins, sera un vrai bonheur ! Multicolores ou volants, raies, mérous ou perroquets, ces poissons m’éblouissent.
Bivouac à Bir Ali, une improbable station balnéaire avec ses paillotes rustiques,
ses eaux bleues et son sable blanc où des sandales
probablement échappées d’un conteneur se sont échouées.
Je profite d’un mince filet d'eau pour me rincer
L’éclairage est ici des plus sobres.
J’avise un transat  recouvert d’un vieux vernis, en partie dégradé,
et  très encrassé qui fera l’affaire.
Je dormirai face à la mer,
au pied du volcan que l’on appelle ici la « forteresse du Corbeau ».


Yemen, Golfe d’Aden
Yemen, Golfe d’Aden

janvier 1990 , Prague.

Publié le : 21 Janvier 2010
janvier 1990 , Prague.

Place Venceslas
Après un petit déjeuner rapidement conclu, nous partons faire connaissance avec la place Venceslas. Difficile d'y échapper, c'est le rendez-vous de l'histoire tchèque. Ce n'est en fait qu'une longue avenue, large de soixante mètres. Deux voies séparées par un terre plein désolant de béton se partagent la circulation. Les taxis, rangés, n'attendent personne, c'est dimanche. En haut, un bâtiment lourd et gris s'est échoué, le musée national. A ses pieds s'élève la statue équestre de Venceslas. L'endroit est émouvant, silencieux, couvert de fleurs. Sur le chevalier de bronze et à même le sol ont dégouliné les bougies allumées au cours des derniers mois, en mémoire des martyrs, militants ou résistants morts pour la liberté. Etranger aux avatars de cette fin de siècle, son socle vêtu de photos et d'affiches, le Protecteur de la Bohème essuie la pluie du matin. Quelques mètres plus bas, des parapluies forment une ronde. Là reposent tulipes et oeillets, portraits entourés du drapeau national. C'est ici, qu'il y a vingt et un ans, l'étudiant Jan Palach s'est immolé par le feu, un soir de janvier 1969.
Dix heures sonnent; au ciné Alfa on projette "Rain Man". Un bistrot pas cher distribue la bière à la chaine. Dans les kiosques, les fleuristes pointent le bout de leur nez. Les balayeurs tirent sur un dernier mégot tandis qu'une Porsche remonte l'avenue à faible allure. De larges banderoles rappellent les récents changements, partout les batiments ont déployé les couleurs tchèques. Fixé aux fenêtres ou à des panneaux mobiles, collé sur une vitrine ou sur un mur, le président Vaclav Havel arrête nos regards.
Le soleil a fait son apparition, les façades, avenue Narodni, prennent une teinte abricot. Nous glissons le long des quais...


janvier 1990 , Prague.
janvier 1990 , Prague.

Sahara Libyen, Wadi Mathendous

Publié le : 09 Janvier 2010
Sahara Libyen, Wadi Mathendous

Téklé ? On y va ! yalla!
Aujourd’hui, l’eau sent l’essence. Je n’ose rien dire. Mes compagnons acquiescent et le font remarquer .Ahmed va chercher le responsable : un jerrican d’essence rempli d’eau et opine du chèche. Qui veut un autre thé ?
Le petit déjeuner est un grand moment de bonheur et de quiétude, pas un bruit, on aimerait parfois peupler ce silence du chant d’un oiseau. Hier soir une mélodie est venue troubler la paix du désert : un corbeau répond Ahmed, qui s’y connaît…
Ce matin, comme tous les autres matins, on nous propose confitures de dattes, de figues, de fraises, une pâte d’arachide dont j’ai oublié le nom, des captain Flamby, copie d’une vache en triangle bien de chez nous, du pain grillé. Café ou thé, pour moi, ce sera les deux.
Une piste défoncée mène au Wadi Mathendous . C’est ici un extraordinaire rendez vous avec notre préhistoire, un patrimoine mondial encore préservé des pillages, une sorte de bibliothèque rupestre nichée dans des canyons où fleurissent la violette aftezen, la ronde coloquinte, le gai lupin.
La faune aussi y est très riche. Des traces de rongeurs sillonnent la cuvette. Dans les airs deux rapaces rivalisent d’acrobaties, poussant des cris aigus amplifiés par les parois de la gorge. Des mola-molas, petits passereaux  en tablier noir et blanc vont et viennent, de gros lézards posent sur leur dalle de pierre noircie par le soleil, en attendant les photographes.
Ce paléolithique à ciel ouvert nous révèle une savane vieille de 12000 ans jusqu’à une période pastorale âgée seulement de 6000 ans. Il faudrait des jours pour contempler ces chefs-d’œuvre, en mesurer les détails anatomiques, apprécier la patine et le style… Bernard et moi en  remplissons notre carnet devant l’œil amusé de nos guides.
«  Comment on dit éléphant en touareg ? »


Sahara Libyen, Wadi Mathendous
Sahara Libyen, Wadi Mathendous

Tassili du Hoggar, décembre 2007

Publié le : 04 Janvier 2010
Tassili du Hoggar, décembre 2007

C’est notre dernière soirée dans le Tassili du Hoggar, à une trentaine de kilomètres de Tamanrasset. Un vent glacé me fait frissonner ; nous nous serrons autour du feu, emmitouflés dans de vieilles couvertures. Ce soir, la lune se lèvera tard et maintenant, dans le ciel noir, les étoiles dansent. Orion, trio inséparable, pointe à l’est fidèle au rendez-vous.
Les yeux pétillent ; le vent, le sable et la fatigue mêlés aux souvenirs d’hier: les aiguilles de Tilenfezza, Youf Ehaket où dans l'oued Tintarabin, émergent à fleur de sable deux grandes dalles couvertes de gravures ,In Akacher,forteresses de grés, El Ghessour,ses labyrinthes ciselés et ses canyons sableux .

Moussa nous mène partout sans hésitation. Il connaît les moindres recoins où le peintre rupestre local a laissé son empreinte. Il reconnaît la gazelle et le chacal à leur trace, mais il s’embrouille un peu avec le nom des oiseaux. Si c’est gros, c’est un aigle, noir c’est un corbeau. En tout cas, comme tous les Touaregs, il a horreur des serpents. La petite vipère de Youf Ahaket en a fait l’amère expérience.
Voilà après quelques devinettes, des jeux écrits dans le sable, le pain est cuit.
Nous filons dans nos sacs de couchage, bonnet sur la tête et chaussettes aux pieds.
Cette nuit , l’eau a gelé et nous aussi.


Tassili du Hoggar, décembre 2007
Tassili du Hoggar, décembre 2007

Tassili du Hoggar

Publié le : 04 Janvier 2010
Tassili du Hoggar

El Ghessour;29 décembre 2007
Le feu crépite, un dernier thé, le troisième, le plus doux. Ali prépare la taguela ; il réunit les ingrédients l’air dubitatif. Bachir, lui, est le spécialiste.Il pétrit la pâte en poussant sa formule magique : «Galééé » à laquelle on répond « alalabaada » à moins que ce soit l’inverse. Et ça nous fait rire et c'est maintenant un numéro bien rodé.
En cette fin décembre , le désert ne l’est plus beaucoup. S’il ne fait pas bon s’y perdre, on ne reste pas longtemps seul dans les parages à cette époque de l’année. On trouve autour de certains campements, au mieux, les restes carbonisés des poubelles de la veille, au pire papiers d’alu, piles, bouteilles plastiques et boites de conserve. Bientôt une opération désert propre ? A voir les sacs multicolores accrochés aux épines des acacias à l’entrée de Tamanrasset, ce n’est pas pour demain !
Tiens Ali a terminé sa pâte. Elle a l’air liquide s’inquiète Moussa. « Ils ne vont pas manger ça ! » ajoute Bachir , toujours moqueur.
Randonnée réalisée avec Nomade Aventure...


Tassili du Hoggar
Tassili du Hoggar

Berlin 1989

Publié le : 18 Décembre 2009
Berlin 1989

Le mur, 2 décembre 1989
Malmenée par les autoroutes est-allemandes,
épuisée par les douze heures de route,
la  4L rouge se gare enfin.
Je m’extirpe de l’habitacle.
Check Point Charlie s’éveille à deux pas,
tandis que le mur vit ses derniers jours
avant de rentrer au musée.
En dépit d’un court arrêt
au poste frontière de Wartha
pour soulager un besoin bien naturel,
nous signons notre entrée dans l’histoire.
Le jour se lève.
Personne dans les rues, normal, il,
il fait dix degrés en dessous de zéro
Sept heures ce matin,
Nous attaquons le mur au burin…


Berlin 1989
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