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Portraits

Publié le : 28 Janvier 2006
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Altitudes

Publié le : 28 Janvier 2006
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Hauteurs andines.


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Pondichéry

Publié le : 28 Janvier 2006
Pondichéry

A 17h, à deux pas du tennis club des Anges, sous le regard bienveillant de Jeanne d Arc, se déroule un rite auquel personne, ni la mer qui fait face ni l'Indien qui passe, ne peut echapper. Chaque jour, Michel et ses amis tirent et pointent sur le boulodrome local. Pondichérien de naissance, Michel, trente-cinq ans en France et une fille qui y travaille toujours, est revenu sous les tropiques pour sa retraite. Le ventre bien arrondi, affable et souriant, ce Français à la peau dorée est un des derniers Français vivant encore dans l'ancien comptoir.

Ici, cinquante ans après la restitution de Pondy aux Indiens, beaucoup de signes rappellent encore l'Hexagone : rue Dumas, rue Mahé de la Bourdonnais, rue de la Compagnie, rue Suffren...

Les bâtiments publics ont conservé les appellations d origine (Hôtel de Ville, Cercle de Pondichéry, Collège Calvet), bien que leur affectation est changée. Se promener dans les rues de la ville blanche, bien ordonnancée, propre et fleurie, est émouvant, notamment parce que les Indiens ont souhaité garder cette trace du passe. Ils jugent d ailleurs cette période sans rancune ni amertume, même si la plupart ne comprennent rien aux mots écrits sur les pancartes en français.

La France détient encore quelques monuments : l'Institut français de Pondichéry, le consulat, l'alliance française et le magnifique Lycée français, modèle d'architecture coloniale indochinoise.


Autour du lac

Publié le : 27 Janvier 2006
Autour du lac

Quelques jours au fil de l'eau.


Autour du lac
Autour du lac
Autour du lac
Autour du lac
Autour du lac
Autour du lac
Autour du lac
Autour du lac
Autour du lac
Autour du lac

Soweto

Publié le : 27 Janvier 2006

Soweto est entré dans les salons du monde entier un jour de juin 1976, quand une manifestation d'écoliers noirs a tourné au drame. Souvenez-vous de cette image poignante, symbole de la révolte de Soweto contre l'apartheid. Cette image d'un jeune homme, à peine adulte, portant dans ses bras le corps lourd de Hector Pieterson, tombé sous les balles de la police sud-africaine.

Trente ans plus tard, c est avec une certaine appréhension que nous avons séjourné dans ce lieu mythique. Situé a onze kilomètres de Johannesburg, Soweto est une ville plus qu'un quartier. Ses trois millions d'habitants se répartissent dans plus de cinquante quartiers différents, dont certains, contrairement aux croyances, ressemblent a des banlieues chics, avec ses belles maisons et ses jardins fleuris. Bien sûr, les bidonvilles existent également a Soweto, ce quartier noir ayant attiré pendant longtemps de grandes masses de travailleurs pauvres.

Dix ans après la fin de l apartheid, vous ne croiserez toujours pas un blanc sud-africain dans ses rues. Soweto fait peur...

Surtout chez les gens qui n'y ont jamais mis les pieds. En réalité, nombre de ses quartiers, dont celui ou nous avons passé deux jours (Orlando West, quartier de Nelson Mandela et Desmond Tutu), sont paisibles, les habitants accueillants et l'ambiance toute africaine. La vue des faubourgs de Cape Town, ses immenses étendues de tôles baptisée Mitchells Plain, est autrement plus terrifiante.

A Soweto, l'expérience fut unique : discuter avec notre hôte (Lebo dans le quartier d'Orlando un backpacker http://www.sowetobackpackers.co.za/), de tout, de l apartheid, de la révolte noire, de la situation actuelle, du futur, de Nelson, de Winnie, de Desmond.

L'Afrique du Sud est sur la brèche. Elle peut basculer a tout moment. La séparation entre blancs et noirs est toujours omniprésente. Incontournable. Comme une violence faite au monde.


Mozambique

Publié le : 27 Janvier 2006
Mozambique

Images du bonheur


Mozambique
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Mozambique
Mozambique

Australiennes

Publié le : 27 Janvier 2006
Australiennes

L'Est de l'Australie


Australiennes
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Villes australiennes

Publié le : 27 Janvier 2006
Villes australiennes

Notre guide de voyage nous avait prévenu : "Il y a toujours un ciel bleu au dessus de Sydney". Rien n'est plus vrai. Munis de notre carte orange locale, nous avons donc flâné une bonne partie de la journée dans les transports en commun. Si la ville ne compte pas de métro, le bateau est le moyen de locomotion le plus agréable et idéal pour admirer ce qui est probablement la plus belle baie du monde. L'arrivée depuis le nord sur le magnifique Opéra de Sydney et le Harbour Bridge restera pour nous un moment inoubliable. Nous découvrons a peine cette ville, aux allures de San Francisco, et nous sommes déjà séduits par ses espaces verts, ses innombrables ouvertures sur la mer et ses tours en verre... Apres quelques jours a Sydney, nous ne nous voyons plus repartir. A la baie, magnifique, s ajoute un cadre de vie qui donne a cette ville des airs de havre de paix. Proches de la nature et sportifs, les habitants de Sydney se retrouvent le week-end pour une promenade sur l une des innombrables plages de rêve de la cote.

Nous voila depuis trois jours a Canberra, capitale verte et paisible de l Australie, entre Sydney et Melbourne. Une ville surprenante, à laquelle les arbres, plus nombreux que les habitants (300 000), donnent des allures de foret. En ce début d avril, sous le soleil, les feuilles ont revêtu leurs couleurs d automne. Outre son cadre de vie reposant, Canberra vaut le détour pour ses monuments (tous gratuits) : le parlement ultramoderne, dessiné par un cabinet d architecte italien a la fin des années 80 ; le mémorial de la guerre, qui retrace l engagement australien dans les différents conflits mondiaux (un point central de la construction nationale) ; et l excellentissime et interactif Musée national de l'Australie, qui fait la synthèse de l esprit et de l histoire du pays et de ses habitants (y compris les Aborigènes).

A la pointe sud de l Australie, Melbourne est la plus occidentale des villes aussies. Ses grands boulevards, ses passages couverts et pares de mosaiques, ses cafes en plein air, ses magasins de luxe, ses petites boutiques branchees... Ses clochards, ses excentricites, ses sex-shops, ses loubards : tout contribue a faire de Melbourne une citee europeenne. Bien moins jolie que Sydney et son extraordinaire baie, mais bien plus active et culturelle que sa rivale du nord, l'ancienne capitale economique fondee en 1830 a perdu de sa superbe tout en restant tres agreable. Les Jeux du Commonwealth 2006 donnent une nouvelle dimension a la ville, avec la construction de tours ultra-modernes et l amenagement du quartier des docks. Rendez-vous incontournable de la ville, le Musée de l'Immigration eclaire d un jour nouveau l'histoire recente de ce pays, en soulignant l arrivee successive des Irlandais, des Ecossais, des Grecs puis des Libanais. Sans oublier l importante communaute chinoise arrivée dès la moitie du 19ème siècle, à l'occasion notamment de la decouverte de gisements d or dans la region.

Adélaïde n est pas la plus passionnante des villes, ni la plus belle. L abondance de parcs ne parvient pas à compenser le manque de charme de son architecture, un bord de mer très moyen et l absence de vie… A l heure ou vous nous lirez, nous aurons d ailleurs fui la ville, direction la Barossa Valley et ses vignes de shiraz.

Faut-il se fier aux premières impressions ? L arrivée à Alice Springs, "capitale" (25 000 habitants) du centre de l Australie, a eu tout d abord un goût amer. La vision triste et révoltante d'Aborigènes marginaux, errant dans les rues, une bouteille d alcool a la main, aurait pu constituer notre seule impression du peuple aborigène. Pour ne pas en rester la, nous sommes allés rencontrer le lendemain les enfants de l école aborigène Yipirinya. Ici, les cours suivent le cursus australien tout en preservant la culture indigène par l enseignement de dialectes et le respect des traditions et des rites. Cette école créée il y a trente ans par des Aborigènes s'explique par leur volonté d avoir leur structure, notamment par méfiance de l école publique et de ses enseignements. A quelques kilomètres de la se trouve aussi un centre de santé pour Aborigène ainsi qu un lieu de production audiovisuelle dédiée a cette population. Autant de signes de la renaissance d un peuple brise, extermine et longtemps non politise. Une goutte d espoir dans un océan de misère. Un pansement léger sur une plaie à vif : Alice Springs est le symbole de ce goufre culturel entre l'Australie moderne et le peuple traditionnel aborigène.

Surfers Paradise, vous connaissez ? Mélange de La Grande Motte pour l'architecture et de St Tropez pour l'ambiance, cette ville créée de toute pièce par un businessman avisé attire autant les riches Japonais que les backpackers fauchés. Ici tout est "marketé" au goût du surf : des bancs en forme de planche au surf board sur la voie piétonne sans oublier les nombreuses boutiques dédies a ce sport national. C'est aussi le lieu où affluent les propositions commerciales, dont l'Australie raffole : saut en parachute, en élastique, tour en avion ou en hélicoptère, initiation au surf, fabrication de didgeridoo, kayak avec les dauphins, tour a cheval, parcs d attractions, plongée (avec les requins en option), massages. Dans le centre du pays, les routards peuvent également regarder le coucher de soleil en chameau, faire une sortie en 4*4, monter dans une montgolfière un verre de vin a la main... Les jeunes routards, très nombreux en Australie, notamment sur la cote est, sont une aubaine pour l industrie touristique nationale. Les hôtels sont spécialisés et offrent cuisine (souvent sale !), laverie, internet, salle télé et parfois le petit-déjeuner gratuit (comprendre du pain de mie jeté sur la table et du café). Un moyen économique pour visiter le pays mais qui nous fait parfois réagir comme "des vieux" a la vue d un jeune en casquette capuche nettoyant la casserole sans produit et sans éponge (avec la main, quoi), en téléphonant de l'autre main... Les transports sont eux aussi adaptés a cette clientèle, avec des forfaits de bus pour tous les goûts et des départs a toute heure. Certains préfèrent acheter un vieux van Volkswagen (avec coin cuisine, matelas et fleurs peintes sur la carrosserie), vendu et revendu depuis vingt ans pour la bagatelle de 1 500 euros. Avec, à la veille de parcourir les milliers de kilomètres qui séparent les villes australiennes, l'appréhension d être le dernier de ses propriétaires. Devant cette débauche de sympathie a son égard, le jeune routard est prêt a tout pour rester un peu plus longtemps dans un pays qui, à la longue, coûte cher... D'où la multiplication des petits boulots (avec visa spécial octroyé par le gouvernement) comme cueilleur de fruits, cuisinier, vendeur, barman, assistante de skipper. Mais nous, promis, nous ne resterons pas en Australie. Le vieux van qui pue ou les sauts en parachute n'étant plus de notre goût (on vieillit) !


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