Banja Luka : ville du nord de la Bosnie-Herzégovine, située sur le cours du Vrbas, capitale de la province du même nom. La ville est un terminus ferroviaire et un carrefour routier, qui sert de débouché aux produits de l'arrière-pays (textiles, tabac, bière et laitages). À proximité de Banja Luka se trouvent une centrale hydroélectrique ainsi qu'une mine de charbon. Sous l'Empire romain, la ville fit partie de la province romaine de Pannonie. Elle a conservé des ruines romaines qui attirent de nombreux touristes.
Banja Luka prit de l'importance à partir du XVe siècle. Elle fut la capitale de la Bosnie de 1588 à 1638 et servit souvent de champ de bataille lors de la reconquête des Balkans par l'Autriche-Hongrie. Aujourd'hui, la ville se situe dans une zone de peuplement serbe et, aux termes des accords de Dayton, doit le rester. La population d'origine musulmane a été expulsée en 1992. Son nom s'orthographie parfois Banya Luka ou Banialuka. Population (1991) : 142 644 habitants
La ville de Jajce est aujourd’hui en Bosnie, dans la republica Serpska. Jajce est une petite ville de Bosnie centrale située entre les rives de deux charmantes rivières Pliva et Vrbas. C'est une des rares villes en Bosnie à posséder une histoire aussi riche.
On suppose que la ville tient son nom de la colline en forme d’œuf sur laquelle se trouve la forteresse construite par Hrvoje Vuckic Hrvatinic. C’était la capitale de l’état bosniaque du moyen-âge de 1423 à 1463 sous les rois, Tvrtka II Tvrtkovic, Stepan Tomas et Stjepan Tomasevic. Jajce présente de nombreux vestiges historiques : La vieille ville, la tour de l'ours, l’église St Lucas, les catacombes, le tombeau du dieu Mitras, ...
En 1464, Jajce est occupé par l’envahisseur turc, qui a derrière lui laissé l'empreinte de sa culture : la tour Sahat. La Musafirhana ainsi que la mosquée d’Esme ont été construites en 1753. Les autrichiens entrent dans la ville de Jajce le 7 août 1878. L'occupation Austro-hongroise durera jusqu'en 1918. Durant la seconde guerre mondiale, Jajce intègre l'État Croate. En 1944, Jajce joue un rôle important dans le dénouement de l'occupation croate. C'est dans le bâtiment de Sokol (construit en 1878) que se tient la seconde réunion de l’AVNOJ pendant laquelle se sont prises d’importantes décisions : la création du FNR Yougoslave et la nomination de J Broz Tito comme général en chef des forces armées. Jajce est libéré le 9 septembre 1944. Cette période mouvementée de l'histoire croate est encore présente à Jajce par l'intermédiaire de nombreux bâtiments : le musée de la deuxième réunion de l’AVNOJ, le bâtiment du quartier général des premières brigades prolétariennes, le siège du ZAVNOBIH sur la Varosnica (12/09/44 - 15/03/45),...
Arrivée à Jajce, charmante ville construite dans un site spectaculaire, sur une colline, au bord d'un gouffre, au pied d'une forteresse, et autour d'une cascade.
La ville est calme et agréable. Malgré tout Jajce est très marquée par la guerre avec de nombreux impacts de balles dans les façades des maisons et la reconstruction de nombreux monuments (notamment la mosquée).
Nous avons vu les chutes de Jajce qui font la réputation de la ville. C'est vrai qu'elles sont très jolies.
Ensuite nous sommes montés jusqu’à la forteresse occupée successivement par les rois de Bosnie, les Turcs et les Autrichiens puis nous avons pris une chambre d’hôtel près du centre ville.
Travnik était la capitale de la Bosnie pendant près de deux siècles sous l'occupation turque. Il reste des traces de ce passé prestigieux. En 1699, le Sultan avait déplacé sa capitale de Sarajevo à Travnik sous la menace du prince Eugène de Savoie dont les troupes venaient de réussir une percée en Bosnie. Les Bosniaques vont finir par se méfier des Savoyards.
C’était l’ancienne résidence des gouverneurs ottomans qui administraient la Bosnie.
Arrivée à Travnik. Repas dans la banlieue de la ville et à côté d’un camp de la SFOR.
Comme toute bonne vieille ville bosniaque, Travnik possède sa citadelle turque et sa station thermale, mais ici nous sommes dans le haut de gamme.
Nous avons visité la forteresse, construite par les rois de Bosnie au XIVème siècle et qui a été ensuite conquise et réaménagée par les Turcs au milieu du XVème siècle.
De la forteresse, nous pouvons voir une vue d’ensemble de la ville accompagnée de ces nombreuses mosquées.
Puis nous sommes descendus vers la station thermale Plava Voda à la sortie de la ville.
Les auberges au bord de l'eau et le barbecue sont les deux piliers de l'épicurisme bosniaque qui rendent l’endroit calme et reposant. Nous en avons profité pour boire un verre au même endroit où l'archiduc Francois-joseph avait séjourné en 1914.
Ensuite nous avons parcouru le centre ville et vu la grande mosquée de Travnik, dite multicolore en raison de sa riche décoration extérieure. Elle contient paraît-il dans son reliquaire d’authentiques poils de la barbe du prophète Mahomet, ce qui n'a pas empêché trois destructions successives de cette mosquée par le feu au XIXième siècle. Le dernier pacha qui a reconstruit l'édifice a eu l'idée d'installer une galerie marchande sous arcades au premier niveau ce qui facilite aujourd'hui le travail des marchands de souvenirs (seul exemple de souk intégré dans le bâti d'une mosquée)
Au Nord de la ville (vers Betanija, continuer la route, - très étroite -, dans la ville). On pense même arriver dans un cul-de-sac puis le chemin de terre en forte pente grimpe dans la montagne (suivre les indications).
Les plus grandes chutes d’Europe selon les Sarejaviens (chutes de 98 mètres).
Départ pour Mostar, notre dernière destination du séjour.
Mostar, c'est la ville bâtie autour du Vieux Pont (Stari Most en bosniaque) sur la Neretva couleur émeraude,et qui est aussi une ancienne ville frontière ottomane qui s’est développée aux XVe et XVIe siècles, et durant la période austro-hongroise des XIXe et XXe siècles.
Ce qui impressionne beaucoup à Mostar, c'est l'orient...(côté Est de la Neretva) l'appel des muezzins provenant des nombreuses mosquées se liant avec des attitudes occidentalisées. Un Islam historiquement implanté en Europe, depuis des siècles, s'étant complètement intégré à la culture slave du pays.
Mostar se caractérise par ses maisons turques anciennes et par le vieux pont, Stari Most, qui lui a valu son nom.
De plus, une coutume existe sur le Stari Most. Celui de plonger dans la Neretva du haut du pont.
Du côté Ouest on retrouve plutôt une architecture austro-hongroise face aux immeubles bétonnés de l'époque de Tito.
Lors des conflits des années 1990, la majeure partie de la ville historique et le vieux pont du célèbre architecte Sinan ont cependant été détruits. Le vieux pont a été reconstruit et de nombreux édifices de la vieille ville ont été restaurés ou rebâtis avec l’aide d’un comité scientifique international mis en place par l’UNESCO. Le quartier du vieux pont, avec ses caractéristiques architecturales (pré ottomanes, ottomanes de l’est, Méditerranéennes et d’Europe occidentale), est un exemple remarquable d’occupation urbaine multiculturelle. Le pont reconstruit et la vieille ville de Mostar sont un symbole de la coopération internationale et de la coexistence de diverses communautés culturelles, ethniques et religieuses (croate et musulmane).
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