Split est un endroit idéal pour rayonner en Dalmatie méridionale. Son port maritime qui se trouve en face de la vieille ville dessert toutes les îles majeures, habitées ou non, de la région. Il faut en revanche organiser son séjour car les ferries ne sont pas si nombreux par rapport au nombre de touristes.
Par exemple pour aller sur l'île de Korcula (arrivée dans la ville de Vela Luka), il n'y a qu'un ferry par jour qui part selon les jours de la semaine à 15h ou 16h. La traversée se fait en 3 heures et une escale est possible sur l'île de Hvar (1H30 de traversée). Pour les piétons rien de plus simple, on avance d'île en île par saut de puce. Pour les voitures c'est un peu plus compliqué, il faut se présenter au moins 40 minutes avant pour faire la queue sur le parking pour être sûr d'avoir de la place. Que ce soit pour aller sur une île ou un peu plus loin sur la côte, cela est toutefois préférable en fin de semaine car la route littorale, appelée la "Magistrale", est totalement embouteillée.
Depuis le port de Split partent également des catamarans qui desservent la petite île de Vis, très préservée, ou le parc naturel de l'archipel de Mljet, magnifique réserve avec 2 petits lacs à l'intérieur.
Le cas de Split est emblématique de la situation hôtellière de la partie la plus touristique de la Croatie : la Dalmatie littorale.
D'une part, il faut bien se renseigner avant de réserver car beaucoup d'hôtels, hérités de l'ex-Yougoslavie, sont en cours de rénovation. Dans une même structure, certaines chambres sont aux normes actuelles, d'autres plutôt années 1970 ! Surtout, il ne faut pas craindre de se retrouver entouré de nombreux autres touristes. Ces hôtels, construits au temps où la Croatie de Tito était le lieu de villégiature de la plupart des Yougoslaves fortunés, sont assez imposants par leur taille. Couloirs, salles de restaurant sont souvent surdimensionnés. Cependant il faut reconnaître qu'ils sont la plupart du temps très bien situés avec un accès aménagé sur la mer, entourés de pinèdes...
Pour ceux qui refusent de se loger dans ces grandes infrastructures, l'alternative est réduite. L'offre de logements en Croatie ne propose pas tous les "échelons" auxquels nous sommes habitués. Elle passe directement du "logement chez l'habitant" à ces vastes hôtels. Split et sa région, de même que Dubrovnik, manquent de petits hôtels de charme pour des budgets raisonnables ! Des petits hôtels d'une vingtaine de chambres viennent de s'ouvrir à l'intérieur même des sites classés (ancien palais de l'empereur Dioclétien ou place du marché de Dubrovnik) mais il s'agit de 5 étoiles à plus de 140 euros la nuit...
La chambre chez l'habitant reste donc une des meilleures solutions. Les pensions se trouvent sans difficulté, d'autant plus pour tous ceux qui disposent d'une voiture qui ont le moyen de s'isoler dans de petites baies ou dans les villages les moins connus des îles (par exemple presqu'île de Ciovo près de Trogir, ou village de Brna sur l'île de Korcula).
Enfin, pour être logé en plein centre, le mieux est de prendre contact directement avec un guide local le temps d'une visite et de lui demander s'il connaît des amis qui louent un petit appartement.
La Croatie est un pays qui ne peut que réjouir les baigneurs. Cela se confirme lors de chacune de mes visites. Chaque ville littorale y compris les plus "grandes" comme Split ou Dubrovnik ont dans leurs environs proches des plages de galets, sans compter les nombreuses possibilités sur les iles. Mais souvent pour accéder aux endroits les plus sauvages, il est préférable de se munir de petites sandales en plastique, communément appelée "nouilles". Y penser au moment de faire sa valise laisse une plus grande liberté dans le choix des baignades... Et pour en profiter pleinement n'hésitez pas a choisir le début de saison : l'eau est a plus de 20 degres des le mois de mai.
L'absence d'achats "coup de coeur" est souvent un des petits manques des séjours croates : quelques figues séchées glanées sur les marchés de Split ou Dubrovnik ou du bon vin blanc de la péninsule de Peljesac font souvent office de souvenirs. Pour agrémenter ces apéritifs, on peut suivre la mode musicale du pays avec les disques du chanteur Olliver, véritable star nationale présente sur les journaux aux bras du premier ministre Ivo Sanader. Ses compositions faites de chant tradionnel et de musique instrumentale ne sont pas mal du tout pour rester dans l'ambiance du pays. C'est tout sauf des chants polyphoniques barbant...
La nouvelle aire du musée d'art moderne Reina Sofia vaut le détour. Pourtant, on peut la louper si on se "contente" d'aller voir les tableaux de Picasso, Dali, Miro et Juan Gris... qui se trouvent tous dans la partie ancienne du musée. Pour arriver dans la nouvelle aire, il faut s'intéresser aux expositions temporaires ou suivre l'indication "Libreria". Et cela permet de se détendre après la visite dans le bar très design du musée...
Dans de nombreux couvents espagnols, on peut faire une bonne action en achetant des petits gâteaux confectionnés par les soeurs... A chacun ses spécialités, en belgique les moines vendent de la bière (les trappistes), en France c'est plutÔt de la liqueur (la chartreuse), ici donc se sont les soeurs qui se mettent à l'ouvrage...
Le couvent de las Duenas, - des soeurs dominicaines-, offre toutes les spécialités salmantines, mais la soeur qui vous les vend insistera pour vous vendre LA spécialité de leur couvent : de petits palets aux amandes, petites bouchées délicieuses...
8 euros la boîte.
Un petit détail basique mais qui est bien agréable, concernant le logement. Je n'ai encore pas rencontré d'exemple contraire : dans tous les petits hôtels et pensions en Espagne, il y a à disposition des personnes seules -ordinairement surtaxées- des chambres individuelles à des prix moins élevés qu'une chambre double. Lit individuel, chambre plus petite mais tout le confort est là.
Ségovie est une petite ville pleine de charme, très animée en dépit de son petit nombre d'habitants. Voici de quoi se loger en plein centre, juste à l'arrière d'une des plus belles églises romanes de la ville. Avec un peu de chance, on peut avoir vue sur le porche de l'église depuis sa fenêtre. Les tarifs de l'hostal El Hidalgo sont très compétitifs : 30 euros pour une personne seule.
Seul défaut pour ceux qui veulent s'immerger au complet dans l'ambiance espagnole, l'hôtel accueille de nombreux groupes scolaires français...mais le patron ne parle que le castillan !
Quand on arrive sur les terres de Castille, on a finalement assez peu d'images en tête, en comparaison du moins avec l'arrivée en Andalousie...Tout d'abord il faut savoir que la Castille se divise en 3 régions. Les images d'épinal liées au Quijote, faites de steppes arides ponctuées de quelques moulins n'évoquent que le pays de La Mancha, soit le sud de la région Castille-La Mancha appelée également "Nouvelle Castille". Au Nord de Madrid qui forme une région à elle toute seule, se trouve la "Vieille Castille" ou Castilla y Leon qui concentre un grand nombre de villes d'art. Ségovie, Avila et Salamanque en sont les haltes les plus agréables à tout point de vue. En revanche, le détour par Valladolid, ville majeure au moyen Age et au 16e siècle, est franchement inutile, sauf pour les amateurs de sculpture polychrome qui y trouveront un musée sur le thème. Le rayonnement autour de la capitale se fait très facilement d'un coup de bus ou de train (4h de bus maximum quand il s'arrête pour lier tous les petits villages).
Déguisements et danses dans des chaises à porteurs au pied des pagodes à Xian, jeu de l'écho sur telles "pierres magiques" dans l'enceinte du temple du Ciel à Pékin... les Chinois, touristes ou pas, se montrent avides de toutes ces activités ludiques. Et c'est tant mieux ! Chorale, tir au ballon ou petite gymnastique quotidienne, il est à peine exgéré de dire qu'à chaque coin de rue se déroule une de ces animations bien sympathiques.
A toute heure, on croise des gens en train de manger ou de grignoter des brochettes de fruits au sirop, des petits pains vapeur, des soupes gluantes ou fluo... Mais il y a un pic de la gourmandise à ne pas manquer vers 17h/17h30 où les avenues de la capitale se couvrent d'échoppes ambulantes vendant toutes les mixtures possibles. Rien ne s'arrête pour autant et les Pékinois dégustent sans vergogne leurs brochettes de scorpions grillés, debouts, au milieu des voitures.
Cette animation se produit dans bien des rues mais à coup sûr le long de la rue piétonne Wangfujing dajie, une des parallèles à l'Est de la Cité interdite.
Du haut de la Tour du tambour, ou de la Tour de la Cloche, dans le Nord de Beijing, on peut avoir une vue d'ensemble de ce qui reste de la plus vaste zone d'habitations traditionnelles chinoises : les sihueyan et hutongs, ensemble de maisons à cour carrée et de ruelles. Les conditions d'habitat y sont très modestes : pas d'eau courante, ni d'électricité, familles à l'étroit et travaux à prévoir... La politique du gouvernement depuis une dizaine d'années est de reloger ces familles dans des immeubles neufs en périphérie de la ville, elles y gagnent en confort mais y perdent en centralité. La périphérie dans une agglomération tentaculaire comme Pékin signifie que l'on se retrouve très loin des zones d'activités quand on sait que Pékin est entourée de 5 auréoles périphériques !
Deux possibilités s'offrent à nous pour voir encore des hutongs, il ne faut pas choisir mais les cumuler! :
- La première est de pénétrer à l'intérieur de ces vieux quartiers en restant autant que possible dans les ruelles les plus larges. Aucun problème de sécurité, simple règle de courtoisie... Car on passe sans arrêt des seuils de portes en bois et très vite on se retrouve chez les gens qui vivent autant dans les petites maisons que dans les ruelles. Il faut savoir que l'habitat est un emboîtement sans fin de carrés, protégés par des murs aveugles; murs de rues, de maisons, on s'y perd.
- La deuxième, éminement plus touristique, est de prendre un pousse-pousse au pied des tours de la Cloche ou du Tambour est de parcourir les différentes zones de hutongs. Cela a le mérite de voir un quartier en voie de disparition et de voir également des maisons anciennes toutes rénovées, en bord du lac de l'Ouest, qui sont la propriété des membres du gouvernement et donc non soumises à la destruction...
L'hôtel le plus chic de la ville, le White Swan (Cygne blanc) nous ouvre généreusement ses portes pour le buffet, - pantagruelique -, du petit-déjeuner. Pour toux ceux en manque de yaourt blanc, pain noir et saumon fumé...après un long séjour en Chine !!! Voici l'endroit des retrouvailles. Le cadre est très agréable, tant pour la rocaille et la cascade de l'intérieur que pour la vue imprenable sur la rivière des Perles. Forfait petit-déjeuner entre 50 et 60 yuans (5/6 euros).
Afin de profiter pleinement de cette pause gourmande et chic, il faut cependant être prévenu qu'une partie de la clientèle de l'hôtel sont des Américains venus adopter des petites chinoises (le consul des Etats-Unis se trouvant juste à côté de l'hôtel).
Site Internet : http://www.white-swan-hotel.com/eng/Public/index.asp
La cuisine cantonnaise est une des plus réputées de Chine. Selon un dicton les Cantonnais savent accommoder "tout ce qui court, rampe, nage ou vole à condition que cela soit de la première fraîcheur". Juste en face de l'île de Shamian, se trouvait un marché des merveilles et horreurs. Il a été détruit par mesure de sécurité pour lutter contre le SRAS, mais paraît-il qu'il est en pleine renaissance un peu à l'écart du centre de la ville. Je n'ai jamais rien vu de pareil ! Toutes les bestioles possibles s'y trouvaient et chacune était effectivement gardée vivante le plus longtemps possible. La découpe des gros poissons devient alors un véritable art : même amputés d'une partie, on voit bouger leurs organes (un art qualifié de torture pour les opinion sensibles...). Aujourd'hui demeure le marché de la pharmacopée qui vaut vraiment le détour : coussinets de chats, hippocampes ou fourmis séchés, scorpions vivants, pattes de daims...
Hôtelliers, restaurateurs et l'office de tourisme grenadins se lamentent à l'unisson : les touristes ne font que passer dans leur ville chérie, avec une seule idée en tête : visiter l'Alhambra.
C'est vrai qu'au premier abord, la ville en elle-même est moins séductrice que Séville : la Gran Via, l'artère principale, est une large avenue vouée aux automobiles et aux grandes chaînes de magasins. Le paysage magnifique de la Sierre Nevada d'un côté est contrebalancé par un paysage plus industriel sur la plaine de la Vega... Il m'a fallu plusieurs séjours dans la ville pour m'en approprier tous les charmes.
Grenade est une ville construite au pied de trois collines dont chacune appelle de longues flâneries. Pour se plonger dans l'ambiance médiévale de la ville, la colline de l'Albaicin (ou Albaizin) est l'introduction idéale. Ici la ville prend l'allure d'un vrai petit village arabisant avec ses ruelles tortueuses, ses maisons blanches et nombreuses placettes. A coup sûr cela deviendra votre quartier général. De là vous pouvez facilement réperer l'organisation de l'ensemble de la ville car la colline offre de nombreux miradores (panoramas). Pour passer de l'ambiance populaire d'un quartier d'habitations au faste d'une colline palatine s'impose la visite de l'Alhambra. Je vous conseille d'y aller dans l'après-midi, au rythme espagnol (à partir de 15h30) et de déambuler tranquillement jusqu'à la fermeture (vers 20h). Il vous reste encore à découvrir la troisième colline de la ville, beaucoup moins haute, il s'agit de l'ancienne "colline aux Juifs", actuel quartier de Realejo situé au sud de la ville. C'est un quartier très animé, avec de nombreux bars et petits commerces.
Après ces visites, le centre-ville, riche également de nombreux monuments, vous paraîtra familier et vous pourrez même être sensible à certains attraits de la Gran Via qui compte de nombreuses bâtisses Art déco ou néoclassique (les banques notamment). Au final, Grenade est certainement la ville la plus attachante de l'Andalousie et 3-4 jours de séjour semblent un minimum !
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