Albert Cossery, écrivain égyptien de langue française, évoque une Égypte rurale, intemporelle, originale, inattendue.
Ses personnages cultivent la paresse comme un art de vivre consommé. Le patriarche, Hafez, ne descend plus de sa chambre, Galal le fils aîné depuis 7 ans ne se réveille que pour manger. Rafik, lui, aurait pu échapper à ce destin. Il a entrepris des études d'ingénieur et a ébauché une romance amoureuse. Le plus jeune, Serag, est blâmé par tous pour ses velléités d'entreprendre un travail.
L'artiste local, peintre raté de monochromes, seul au village, leur reconnaît le statut d'artistes. Univers original tant on ne s'ennuie pas dans cette maison ensommeillée. Il s'y trame même des intrigues...
La fin de la pauvreté ? est un documentaire coup de poing ! Le point d'Interrogation est le sujet du film.
Le débat prévu à l'issue de la projection tarde. On est estomaqué. Impossible de retenir les chiffres ahurissants et pourtant vrais. Les morts de faim chaque jour, les millions de dollars versés par l'Afrique aux pays riches, au nom de la dette... Les diapos interrompent le cours des images avec ces chiffres toujours aussi considérables. Ce sont les pauvres qui financent notre richesse.
Ne feignons pas de l'ignorer : c'est en 1492 qu'a commencé la mondialisation. L'or et l'argent des Amériques a permis le développement du commerce, l'esclavage, la révolution industrielle... On pourrait croire que tout est terminé : l'esclavage, la colonisation. Voire.
Après le rappel historiques, les économistes analysent la mondialisation actuelle, les prix Nobel, Mr. Stiglitz et Amartya Sen, témoins plus qu'honorables et crédibles.
Mais c'est un film que nous sommes venus voir. Des histoires, des personnages. Les images sont éloquentes. Les paroles des pauvres sont touchantes, en Portugais au Brésil, en Anglais au Kenya, en Espagnol en Bolivie. Elles racontent toujours la dépossession des terres par des multinationales, les privatisations, la destruction des solidarités traditionnelles.
Deux séquences s'opposent : la première montre la messe dans la magnifique cathédrale baroque de Sucre, tandis que les Blancs sont sur les bancs des travées, une indienne s'assoit par terre. La seconde raconte la guerre de l'eau, gagnée par les Indiens. Victoire de la communauté sur la privatisation.
Leçon de morale : il existe des biens communs qu'on ne doit pas privatiser : l'eau, l'air, l'éducation et la santé. Cette leçon devrait aussi prévaloir dans nos pays riches. Nous avons aussi à apprendre des indiens de Bolivie.
A voir absolument : http://www.lafindelapauvrete.com
Miriam
Le récit commence avec la fermeture des temples païens par Théodose en 391. Plutôt qu'un livre racontant l'histoire de l'Égypte, elle-même, c'est plutôt la chronique des voyageurs qui ont découvert l'Egypte...
Et ce, depuis la plus haute Antiquité : d'Hérodote et Strabon aux savants de Bonaparte et aux archéologues modernes.
Les pillards et les savants, les artistes, les aventuriers. Champollion l'érudit ou Belzoni, l'hercule.
Quel plaisir de suivre ces aventures! et de feuilleter les illustrations variées et pertinentes.
Merveille du monde disparue, mais non oublié. le Phare fascine toujours.
Un joli livre de la collection Découvertes Gallimard raconte le Phare, ses représentations anciennes ou inventées.
Un beau livre d'archéologie pour imaginer les splendeurs disparues
La collection Découvertes Gallimard n'est plus à présenter.
Ses livres sont tout simplement indispensables.
Agréables à feuilleter avec une iconographie variée et soignée, un texte passionnant, des documents anciens...
Jean-Yves Empereur raconte la ville antique mais aussi chrétienne, arabe et ottomane ou cosmopolite sans oublier Alexandrie d'aujourd'hui.
C'est Siwa, l'oasis mystérieuse, l'oasis de l'Oracle d'Ammon, où se rendit Alexandre....C'est par cette visite d'Alexandre, fils de dieu que s'ouvre cette célébration de l'oasis.
Célébration poétique plutôt que récit de voyage, d'une oasis rêvée où l'auteur situa un roman sans pouvoir la visiter alors qu'elle était interdite aux étrangers.
Célébration d'une osais présentée comme une île préservée, farouche, qui se refusa longtemps aux visiteurs. Récit des expéditions des aventuriers du début du 19ème siècle qui, même sous le déguisement furent démasqués et chassés.
Célébration de l'amitié, de l'innocence de la rencontre avec lezs enfants de l'oasis...
Déploration de l'arrivée de la modernité, de la télévision, de la route en goudron qui amènera les touristes et emportera les oasiens vers la grande ville.
Mieux qu'un guide, un très joli livre qui fait rêver.
Un peu d'exotisme et de rêve avant un voyage en Égypte!
Ce court roman paru en feuilleton en 1856 est d'une fraicheur étonnante.
La découverte du tombeau dans la vallée des rois est menée allègrement, on s'y croirait. Une deuxième partie très différente présente une succession de tableaux, descriptions précises et colorées. Puis l'histoire s'anime quand la belle Tahoser s'éprend d'un Hébreu et que surgissent Moshé et Aharon! une superproduction!
L'édition de Jean-Michel Gardair est très complète. Sa préface passionnante situe l'oeuvre dans son contexte romantique et dans l'egyptologie (égyptomanie) contemporaine. Une biographie très détaillée de Théophile Gautier met le roman en perspective.
Il n'est pas indifférent que Théophile Gautier s'éprenne de l'Égypte par admiration pour le tableau de Prosper Marilhat La Place de l'Ezbekieh , que la fille de l'auteur apportait à son père des tableaux pour la rédaction du Roman de la Momie. Est ce un hasard si le voyage de Théophile Gautier en Égypte fut justement pour l'inauguration du Canal de Suez et pour la représentation d'Aïda?
Ces coïncidences me ravissent!
Des frères Coen, on peut tout attendre, de la grosse farce, de la violence....
Et bien voilà un film plutôt intimiste, au thème combien juif du Schlemazel, humour juif, loin de New York ou du Schtetl (quoique?)
C'est plutôt la morne banlieue du Minnesota aux pavillons tous semblables sur une pelouse rase, une communauté juive bien américaine.
Sur Larry Gopnik tombe une avalanche de catastrophes et sa seule parade est la consultation de trois rabbins qui s'exprimeront par des paraboles in croyables pour notre plus grand plaisir.
,un lien vers la bande annonce :
http://www.allocine.fr/video/player_gen … 28311.html
ce calembour décrit-il l'œuvre du peintre d'Ostende?
En tout cas, la mangeuse d'huitre, merveille de lumière et de couleur, les raies et les coquillages, d'entrée de jeu dans la première salle de l'exposition du Musée d'Orsay ne viendront pas le contredire.
Ni les traits d'humour grinçant qui se retrouvent dans ses œuvres les plus sérieuses ou les plus religieuses comme l'entrée du Christ à Jérusalem ou à Bruxelles. Le Christ juché sur son âne est accueilli par la foule sous les banderoles: "Jésus roi des juifs", pas étonnant, mais aussi la banderole des charcutiers, et même un énigmatique panneau "Wagner" (???).
Encore plus grinçants et grimaçants les masques, les squelettes, les mauvais médecins ou les méchants musiciens.
Ne pas se limiter à l'aspect anecdotique. Ensor est grand artiste. Ses dessins témoignent d'une maîtrise exceptionnelle. Ses couleurs et ses recherches de la lumière sont à la hauteurs de celles des impressionnistes.
Toute en sensibilité, sans sensiblerie, sincère, juste, l'histoire de Jinhee, 9 ans, abandonnée dans un orphelinat tenu par des religieuses, en attente de l'adoption qui lui promet une Nouvelle Vie en Occident.
D'abord la petite actrice est formidable, son amie Sookhee aussi, ainsi que toutes les petites filles du pensionnat.
Jinhee arrive avec son père qui lui a acheté un gros gâteau. Ils viennent de passer une journée merveilleuse de tendresse et de complicité. Elle ne peut pas imaginer qu'elle ne le reverra plus.
Caractère rebelle, elle refuse l'idée de l'adoption, du grand voyage dont rêvent toutes les petites filles du pensionnat. Elle refuse de sourire et de séduire les visiteurs. Le départ de Sookhee sera encore une autre séparation.
C e n'est qu'au retour en pianotant sur Internet que j'ai appris que c'était un film autobiographique et que la réalisatrice avait oublié le coréen.