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Florence au fil du temps... Chapitre 5

Publié le : 08 Mars 2006
Florence au fil du temps... Chapitre 5

Florence  Noël  1992

               La Florence d’Hiver

Nous avions échangé nos logements avec des florentins désireux de passer Noël à Avignon où nous habitons. Perchée sur une des collines de Florence, la maison était une vieille demeure de maître. Un grand jardin au charme désuet, seul vestige d’un ancien domaine disparu, dégringolait en étages au-dessus de la ville qu’il dominait. L’escalier qui ornait la façade de la maison, en marbre blanc, flanqué de statues  du XVIII° donnait une idée de la magnificence passée...
Très impressionnés, nous devenons pour un temps des personnages d’un film de Visconti ! Mes trois filles jouent dans ce jardin où une fontaine moussue crache des stalactites de glace. Car il fait froid! Pour moi qui ai connu la chaleur écrasante de la Florence estivale, c’est un étonnement. La neige tombe bientôt sur la ville qui s’étend à nos pieds. Les flocons serrés et drus se balancent au-dessus du Dôme de Brunelleschi, voltigent autour de  San Lorenzo, du campanile de Giotto, de la tour de la Seigneurie... Bientôt tout est recouvert, la blancheur s’installe, étouffant le rougeoiment des toits de tuiles .

Que dire de la visite dans la ville glaciale où souffle une bise mordante ? Les florentines se reconnaissent à leur riche manteau et leur toque de fourrure. On m’avait toujours parlé de l’élégance des femmes de la bourgeoisie florentine... Je n’avais jamais eu l’occasion de le vérifier au milieu des hordes de touristes rouges et transpirants dont je faisais partie dans la fournaise de l’été. Aujourd’hui, ils sont peu nombreux, les touristes ! Mais trop encore puisque nous voilà battant du pied dans la cour du Palais Medicis-Riccardi, attendant pour visiter les fresques de Gozzoli, le Cortège des Mages, qui ornent les murs de la chapelle.
Julien Green n’aime pas les fresques de Gozzoli. Elles sont, dit-il, comparées à celles de Masaccio, un défilé de mode où chacun, à commencer par les princes de Médicis, prend la pose. C’est vrai ! Mais quel défilé! Riche, brillant,chamarré! Laurent le Magnifique, nimbé de lumière sur son cheval blanc harnaché d’or, conduit un cortège. Des grands seigneurs, son frère, Julien, son père, Pierre le Goutteux, l’empereur Paléologue, le Condottiere Malatesta et tant d’autres le suivent  en foule serrée. En mouvement - les pattes des chevaux dressés dans la marche- ils sont  pourtant figés, saisis sur le vif comme dans un instantané photographique. On peut préférer les fresques du grave Masaccio, se sentir plus concerné par son humanité. Mais on aurait tort de bouder son plaisir devant la grâce et le raffinement des princes-marchands de Gozzoli qui incarnent  dans leur amour du beau et du luxe l’esprit même de la Renaissance...
A la sortie du palais Riccardi-Médicis nous allons prendre un café  ou un cappucino qui font partie du savoir vivre florentin comme les somptueuses glaces de l’été.


Le Hurling... le jeu national irlandais

Publié le : 08 Mars 2006

Pendant notre séjour en Irlande, dans la petite cité de Nenagh, nous avons été surpris, en sortant dans la rue, de découvir la ville vide et silencieuse, portes et fenêtres fermées. Que se passait-il? C’était pourtant un jour comme les autres, tout au moins à nos yeux. Nous n’étions pas dimanche, le repos dominical  ne pouvait donc pas être l’explication de cette désertification. La plupart des magasins étaient fermés, les pubs aussi. Des drapeaux irlandais ornaient les façades. Une fête nationale ? Mais non, l’atmosphère était bien trop lugubre ! Un deuil, alors?

Mais quand le soir vint, une foule en liesse envahit les rues, les pubs se remplirent. La bière  y coulait à flots, rires et chants de triomphe retentissaient. Nous apprîmes ainsi que le Comté de Nenagh avait gagné le match de Hurling disputé contre une autre région du pays. Le Hurling ! Le sport national irlandais !

Il se pratique avec une batte et une balle en cuir blanc à coutures noires extrêmement dure. Ce projectile, quand il est lancé à toute force vers le camp ennemi, atteint une vitesse prodigieuse. Tous les hommes y jouent,  enfants, adolescents,  adultes.  J’ai même vu un bébé d’environ trois ans muni d’une toute petite batte apprendre le jeu avec son papa. Toutes les femmes s’y intéressent surtout quand l’honneur de leur comté est en jeu. C’est pourquoi la population de Nenagh s’était enfermée ce jour-là, installée devant la télévision,  dans l’attente  fébrile et angoissée du résultat.


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Venise : la magie d'une place

Publié le : 06 Mars 2006
Venise : la magie d'une place

Il y a des lieux que l'on peut qualifier de magiques. C'est presque un poncif d'affirmer que la Piazza San Marco à Venise en fait partie. J'ai deux souvenirs inoubliables liés à cet endroit unique par sa richesse et sa magnificence.

                                            Un nouveau Monde
Le premier remonte à à mon enfance et à ma première visite à Venise.
Le soir de notre arrivée, ma mère et moi, nous partons tout de suite vers la place San Marco. Rien, aucune photogaphie, aucun film, aucun récit, rien ne peut préparer à la rencontre d’une telle beauté. Dans l’obscurité qui peu à peu enveloppe la place, les dentelles blanches du palais des Doges, les scintillements des mosaïques d’or de la cathédrale, les lignes élancées du campanile s‘estompent  doucement. Les lumières dorées qui éclairent les élégantes arcades des  constructions entourant la place prennent le relais. La Piazza brille d’un éclat étrange, magique. Sur une estrade, au milieu de la place, un orchestre symphonique donne un concert d’été ouvert à tous. La foule est dense, silencieuse, attentive. Certains restent debout, recueillis, d’autres s’assoient à même le sol tandis que se déroulent les thèmes de La Symphonie du Nouveau Monde. Par la suite, lorque j’écouterai cette musique, ce ne sont pas les images des  grands espaces du Nouveau Monde qui surgiront devant mes yeux. Ce sont les ors chauds de la Piazza San Marco qui viendront à moi et le sentiment éprouvé alors d’un moment de beauté parfaite partagé par chacun d’entre nous  dans la magie de ce lieu.

                                                                                 Une fillette sous la pluie

Des années plus tard quand je reviendrai à Venise avec ma fille Liane âgée de 4 ans, se reproduira un instant de grâce comme seule la Piazza peut nous réserver. Ce soir-là il pleut. L’immense place est déserte, les promeneurs se sont réfugiés sous les arcades. Ils regardent la pluie, patiemment. Discussion, brouhaha... Les orchestres des cafés du Guardi et du Florian jouent sans conviction quelques airs languissants. Attente. La pluie ruisselle sur le sol dallé qui devient miroir et reflète les lumières qui parent les arcades des Procuratie Vecchie de feux tremblotants. Soudain Liane s’élance sur la place, toute seule et commence à danser; elle tournoie sur elle-même, les bras écartés, la tête levée vers le ciel, heureuse. Les musiciens la voient, s’animent et entament une valse de Strauss, vive, légère. Les gens la montrent du doigt, s’arrêtent de parler et tous observent en silence avec un sourire amusé, la jolie fillette blonde, vêtue d’un ciré bleu, qui virevolte sur la place mouillée dans un ruissellement de lumières.


Venise : la magie d'une place

Réserver vos places dans les musées florentins

Publié le : 06 Mars 2006

Tous les guides vous le diront, pour éviter les files d’attente pour le musée des Offices, il faut réserver. Mais attention, mieux vaut s’y prendre à l’avance surtout si vous restez peu à Florence ! Il vaut mieux téléphoner de France à l’office du Tourisme florentin une quinzaine de jours avant votre départ. Ainsi, lors de notre dernier voyage en août 2005 à Florence, nous avons réservé une dizaine de jours avant de partir et nous n’avons eu des places que pour la fin de notre séjour.
Un autre lieu très fréquenté, où il préférable de réserver, la galerie de l’Académie (là où se trouve le David de Michel Ange). Nous ne l’avons pas fait et n’avons pu y entrer.
Enfin, prenez vos précautions aussi pour la chapelle Brancacci, dans l'église du Carmine, pour les fresques de Masaccio.

Supplément de 3 € pour la réservation.

Site Internet : http://www.firenzemusei.it


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Café et capuccino

Publié le : 06 Mars 2006

On ne va pas  à Florence pour son café. Enfin... on ne va pas  à Florence uniquement pour son café mais.. quand on y est, il faut savoir en profiter. Nous avons expérimenté une adresse donnée par le guide du routard. Elle est  bonne ! On y déguste de délicieux cafés ou capuccini.


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