Une promenade dans le jardin botanique de Madrid à côté du musée du Prado permet un moment de repos dans un cadre agréable.
La plazza Santa Anna est un lieu animé au centre de la vieille ville avec son théâtre, les statues de Calderon et Lorca, ses cafés et ses restaurants.
Sur la plaza de la Villa se dressent les plus vieux monuments de Madrid : la Casa de la Villa ou hôtel de ville, la casa Cisneros du XVIème siècle et la Torre de Los Lujanes du XVème siècle.
Malgré les travaux et les palissades qui l'entourent, la gare d'Atocha, toute rose, élégante, avec sa palmeraie intérieure est un endroit à voir même si vous ne prenez pas le train.
Ce théâtre accueille tous les passionnés de zarzuela, opérette typiquement espagnole qui se distingue de l'opérette viennoise ou française.
Les mosaïques qui ornent les cafés et les restaurants de Madrid montrent des scènes populaires parfois imitées des peintres madrilènes ou allusions à l'histoire de la ville.
Le café El Madrono doit son nom à la mosaïque de l'ours et l'arbousier (Orso y Madrono) qui est l'emblème de Madrid.
Se rendre à Madrid et ne pas flâner dans la Gran Via c'est aller à Paris sans se rendre sur les Champs Elysées.
Si la décision de construire cet axe de 2 km de long fut envisagé dès le milieu du XIXème siècle pour relier la plaza Espana à la plaza Cibeles, les travaux ne commencèrent qu'en 1908 et s'achevèrent en 1929.
La première partie a été construite de 1908 à 1917 et s'étend entre la rue D'Alcala et l'édifice Telefonica, un gratte ciel semblable à ceux de New York, construit par un architecte américain et qui abrite des collections permanentes illustrant l'histoire des télécommunications..
La deuxième partie de la Gran Via, de la place Red de San Luis à la plaza Callao, centre du quartier des cinémas de Madrid, a été ouverte de 1922 à 1925.
Enfin, le tronçon de la plaza Callao jusqu'à la place d'Espagne est le plus récent. Commencé en 1925, il a été terminé en 1929.
La Gran Via étale la richesse de ses belles façades, de ses théâtres, de ses hôtels et de ses grands magasins. La circulation y est intense. Tout au long de l 'artère se dressent des immeubles riches et imposants, témoins de tous les arts qui ont marqué le début du XXème siècle et certains très nettement marqués par l'art nouveau.
Pour gagner le centre ville (par exemple, la station de Puerta del Sol) à partir de l’aéroport de Madrid Barajas, deux solutions s’offrent à vous, le taxi ou le métro.
Le taxi vous mène directement à votre hôtel en 20 à 40 minutes suivant la circulation. Pour la course, il vous faudra compter environ 30 euros auxquels les chauffeurs ont pris l’habitude d’ajouter une pseudo taxe de transport spécial aéroport de 10 euros.
Si vous choisissez le métro, moderne et propre , le prix est d’un euro par personne pour une durée de 45 minutes. La station de métro est accessible depuis les terminaux d’où vous arrivez sans sortir de l’aéroport. Le métro est certainement le moyen de transport le plus pratique et le moins onéreux pour vous déplacer dans l’ensemble de la ville.
Avant de partir vous pouvez télécharger le plan du réseau sur le site www.metromadrid.es
La petite plaza de la Villa, véritable bijou, est entourée des bâtiments les plus anciens de la ville.
La Torre de los Lujanes date du XVème siècle et abrite l'Ecole des Sciences Morales et Politiques.
Gothique, la Torre présente un magnifique portail en arcs de fer à cheval de style mudéjar (de mudayyan : pratiquant, nom qui désignait les musulmans installés dans l'espagne chrétienne au XI° siècle.)
C'est là que fut enfermé le roi de France, François I, après sa défaite à Pavie en 1525, devant les troupes de Charles Quint.
En face se dresse la Casa de la Villa, l'hôtel de ville. L'édifice du milieu du XVIIème siècle, en brique rouge et en granit, au toit d'ardoise pentu, est l'oeuvre de l'architecte de la Plaza Mayor : Juan Gomez de la Mora.
Un arc relie l'hôtel de ville à la Casa de Cisneros qui date du début du XVIème siècle. L'édifice porte le nom du neveu du Cardinal de Cisneros, connu pour avoir été le conseiller des Rois Catholiques Ferdinand et Isabelle, et avoir été à l'origine de la célèbre université d' Alcalà de Henares. Il faut en faire le tour pour aller admirer dans la Calle Sacramento l'autre façade de la casa de Cisneros qui est un bel exemple de style plateresque à Madrid. Ce style architectural qui fleurit en Espagne du XVème au XVIIème siècle est un art de la Renaissance typiquement espagnol. Extrêmement orné, il tient son nom de platero qui signifie orfèvre en espagnol.
Sur la place trône la statue du marquis de Santa Cruz, Alvaro de Bazan, vainqueur de la bataille de Lépante.. On aimerait s'asseoir à ses pieds pour admirer les fleurons architecturaux qui nous entourent mais c'est une rare place de Madrid où il n'y ait pas de bancs. C'est dommage, car c'est ce côté convivial, vivant et animé, que j'apprécie dans les places de Madrid. On peut s'asseoir partout, pour se reposer, lire son journal, bavarder, regarder le spectacle de la rue. Mais la petite place de la Villa harmonieuse et paisible n'est qu'un lieu de passage rapide...
Au coeur du vieux Madrid, la plaza Santa Ana est un lieu à parcourir à plusieurs moments de la journée. Au sud la place est fermée par le Teatro Espanol, élégant édifice construit au milieu du XVIIIème siècle. Il dut être restauré en 1980, suite à un incendie dévastateur.
Sur le côté opposé se dresse le Hard Rock Hotel. Nom absurde pour les madrilènes qui préfèrent toujours l'appeler Le Victoria car cet hôtel de luxe appartient à l'histoire tauromachique de la ville. C'est là que séjournaient les grands toréadors quand ils venaient à Madrid pour les corridas de San Isidro. Manolete par superstition occupait toujours la chambre 220.
Le bâtiment blanc avec des grandes baies vitrées, inauguré en 1919, oeuvre de l'architecte Carrasco Eucina, est de tendance moderniste. La tour-phare de l'hôtel couronnée d'un grand globe domine la ville semblable à un océan urbain.
Sur les côtés est et ouest de la place, figurent des bars et des restaurants parmi les plus appréciés de la ville. Le matin, la place s'éveille lentement avec les camions des livreurs, l'ouverture progressive et tardive des magasins. Dans la journée les terrasses sont envahies par une clientèle qui cherche un moment de détente, les enfants s'amusent dans les petits espaces de jeux spécialement aménagés pour eux. Le soir, c'est un lieu particulièrement animé où se rencontrent les madrilènes autour d'un verre tout en grignotant des tapas. Nous nous sommes joints à eux dans la Cerveceria Alemana très fréquentée. Il y plane encore l'ombre du passage d'Ernest Hemingway.
Au centre de la place se dressent deux statues. L'une imposante, est dédiée à Calderon de la Barca, assis sur un grand socle en pierre. c'est le plus grand dramaturge du Siècle d'Or de la littérature espagnole. L'autre, en bronze, plus proche des promeneurs, est celle du grand poète Federico Garcia Lorca.
A deux pas de la plaza Santa Ana, à l'entrée de la Calle Huertas, la Casa Albergo vous ouvre ses portes. Dans la première salle vous pouvez prendre des tapas au comptoir du bar, les deux suivantes en enfilade sont réservées à la restauration. Le décor est agréable avec ses affiches, ses photographies de toréadors illustres. L'accueil est chaleureux, le personnel souriant cherche visiblement à satisfaire la clientèle. La carte est diversifiée et la cuisine de qualité. Si vous voulez tester les vins espagnols, vous aurez le choix. Les vins-Rioja- de la maison sont de bonne tenue. Il faut compter environ 30 euros par personne.
Le restaurant est ouvert à 21 heures. A cette heure là, vous risquez de croiser de nombreux touristes. A partir de 22 heures le restaurant accueille essentiellement la clientèle espagnole.
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