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Lozère, la ville de Florac : photographies

Publié le : 02 Mai 2006
Lozère, la ville de Florac : photographies

Je n'aimais pas Florac. Trop gris en hiver. Trop de monde en été. Et puis un jour de printemps...


Lozère, la ville de Florac : photographies
Lozère, la ville de Florac : photographies
Lozère, la ville de Florac : photographies
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Lozère, la ville de Florac : photographies
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Le Tarn au mas Camargue

Publié le : 01 Mai 2006
Le Tarn au mas Camargue

Pour retrouver le Tarn avant son arrivée au Pont de Montvert, il faut aller au Mas Camargue. Là encore on peut faire un circuit à partir du Pont-de-Monvert en reprenant la route du col de Finiels (D20) au-dessus de la ville.

Vous pouvez prendre le premier embranchement à  partir de la D20 sur la droite vers Villeneuve et le Mazel mais j’ai préféré prendre le deuxième, un peu plus haut, en direction de Montgros, l’Hôpital, le Mas de Camargue, Bellecoste. Nous reviendrons par la route de Villeneuve et le Mazel, ce qui fera un circuit complet.
C’est une très belle route qui serpente au milieu de chaos de blocs de granit, de champs où paissent les vaches. Aujourd’hui, à vrai dire, elles sont plutôt couchées, les vaches, à l’abri des rochers, le vent et le brouillard mêlés n’ayant pas l’air de leur plaire ! Une multitude de petits ruisseaux dans ce mois d’avril brumeux  jaillissent de toutes parts signalés par des haies de feuillus qui poussent de part et d’autre de leurs rives...  Après Montgros, la piste fait place à la route. L’arbre devient rare sinon inexistant, la lande aride, semée de genêts et de blocs de pierre s’étend devant nous. C’est un pays sauvage et désolé mais très beau. Dans le  passé, les habitants restaient isolés pendant de longs mois, l’hiver, bloqués par la neige. Plus loin, Le Cros est un tout petit hameau avec une belle maison mise à la vente. Le village de l’Hôpital nous accueille ensuite avec, à l’entrée, quelques ruines et un vieux moulin désaffecté. Plus haut des maisons encore habitées en partie fermées à cette époque de l’année. Enfin nous arrivons à Mas Camargue. Un parking obligatoire nous est proposé près d’un joli petit pont. Et sous ce dernier coule le Tarn !  Il est là, il dévale de la montagne. Il a déjà bien grossi depuis sa naissance sur les hauteurs pourtant toutes proches, à trois ou quatre kilomètres de là. 
Là, encore, nous sommes seuls et j’apprécie cette redécouverte du site, dans l’intimité, après l’avoir visité en été au milieu de la foule. Le musée du Mas Camargue est fermé. Il n’ouvrira qu’en juillet et août. Nous nous promenons autour de ces belles bâtisses construites avec soin, ancienne ferme traditionnelle d’envergure, avec ses bergeries, ses dépendances. Nous admirons les canalisations savantes qui amènent l’eau des sources jusqu’aux moulins, un travail acharné pour capter la force vitale  sans laquelle il n’y aurait rien.

Un sentier part du Mas Camargue et permet de voir le Tarn  en contrebas. Je ne l’ai encore jamais suivi mais vous pouvez avoir des renseignements sur cette randonnée par les fiches disponibles à l’écomusée du Pont-de-Monvert.

Nous revenons par la route du Mazel et Villeneuve qui part en dessous de l’Hôpital exécutant ainsi une boucle complète.  Notons, après le Mazel, un très beau point de vue sur le Pont-de-Montvert.


Le Tarn au mas Camargue
Le Tarn au mas Camargue

Les sources du Tarn

Publié le : 01 Mai 2006
Les sources du Tarn

Les  grandioses Gorges du Tarn creusées dans le calcaire sont un haut lieu du tourisme cévenol. On connaît moins le Tarn granitique  plus à l’écart mais qui offre pourtant de beaux paysages tourmentés. Parfois, selon les saisons, on peut les visiter en solitaire dans un face à face avec la nature.
Aussi je vous amène avec moi aux sources du Tarn au pied du mont Cassini. A partir du Pont de Montvert, il faut prendre la route (D20), à l’entrée de la ville quand on vient d’Alès, qui monte à travers le Mont Lozère jusqu’au col du Finiels et rejoint le Bleymard. On traverse des hameaux aux petites maisons de granit couvertes de lauzes, un peu défigurées par quelques bâtiments hors norme. C’est que nous ne sommes pas dans le Parc National des Cévennes, qui exclue certaines villes comme le Pont-de-Monvert ou certains villages, leur laissant la liberté de construction. Après le village du Finiels, la route devient de plus en plus sauvage et grimpe au milieu de champs de granit avant d’aborder la forêt. Elle atteint enfin le col du Finiels annoncé par un panneau (1540m).

Là vous avez deux solutions selon le temps dont vous disposez :

Laissez la voiture sur le parking et marcher jusqu’aux sources. C’est une promenade d’environ 10 km aller retour. Il faut compter trois heures pour des marcheurs moyens. N’oubliez pas un couvre chef et surtout de l’eau car le soleil peut cogner fort selon les saisons et pas seulement en été. Vous pouvez vous attendre à tous les temps. Au printemps, les variations climatiques sont assez étonnantes. Un petit vent froid... et vous voilà appréciant une laine. Le soleil...  et vous soupirez après une bouteille d’eau. L’hiver, la neige vous offre une piste de ski de fond sympa qui vous amène près des sources.

Deuxième solution : si la marche vous fait peur, la piste de ski de  fond devient dans les saisons intermédiaires un chemin de terre carrossable que vous pouvez emprunter en voiture.

Pour notre part, en ce mois d’avril, nous décidons d’aller à pied. Un couple en voiture fait demi tour, la route étant barrée par une grosse congère. Des plaques de neige fondent lentement au soleil. Ouf ! nous sommes donc seuls sur ce chemin magnifique face à un paysage qui sort lentement de l’hiver. Seuls, non, pas tout à fait, car nous rencontrons un vieil homme promenant son chien. Plus tard, au retour, ce sera un cycliste, sa tente roulée sur le porte bagage qui s’enfoncera dans la forêt. Tout le monde se salue ou se parle en montagne, on est loin de l’indifférence de la ville. Ces rencontres dans le silence troublé seulement par le chant des oiseaux et le murmure des ruisseaux sont bien agréables.

Nous laissons derrière nous, à l’Ouest, le mont Finiels, point culminant du Lozère (1702m), nous marchons en direction de l’Est. Le chemin se divise rapidement en deux, un panneau indiquant la direction de la  voie romaine sur la droite (les romains ont bâti des routes sur les crêtes pour pénétrer dans nos montagnes plutôt que dans les vallées encaissées). Mais c’est la piste sur la gauche qu’il faut emprunter encadrée par des étendues de bruyère brûlées par la neige. Dans un sol détrempé qui se transforme peu en peu en tourbière quelques perce neige timides pointent leur nez à côté de crocus mauves encore rares.

Au Nord, un spectacle à perte de vue, de la vaste forêt domaniale qui se déroule au-dessous de nous jusqu’aux sommets de la Margeride dans un lointain bleuté. De nombreux petites sources ruissellent, se frayant en chemin parmi l’herbe roussie pour aller grossir les affluents du Lot. Au sud, le Tarn et tous ses petits affluents dévalent aussi en direction de la Garonne et de l’Atlantique. A l’est, tout part vers la méditerranée. Nous sommes, en fait, sur une ligne de partage des eaux en direction de l’Atlantique et de la Méditerranée.

Sur notre droite, le versant sud de la montagne, surélevé par rapport à la route, nous empêche d’apercevoir les sources du Tarn. Au bout de 4-5 kilomètres environ il faut quitter le chemin pour monter sur le versant. C’est en redescendant que vous apercevrez, au milieu d’un  vallon un mince ruisselet sinuant parmi les herbes : c’est la naissance du Tarn !

Nous nous asseyons dans les bruyères, goûtant la fraîcheur de l’air. De petites plaques de neige occupent des creux formant comme de petits névés. Il y a eu sans doute là un ancien glacier de petite taille au quaternaire et plus tard, vers le XVII° siècle, pendant la période de refroidissement, des formes périglaciaires se sont formées aussi. Au-dessus du Tarn se dresse le Pic Cassini, un des sommets les plus élevés de Lozère (1680 m),  qui doit son nom à une famille de savants français d’origne italienne, les Cassini. Ces derniers ont été à l’origine de la cartographie de la France et de sa division en départements.


Les sources du Tarn
Les sources du Tarn

Les Hautes Cévennes

Publié le : 01 Mai 2006
Les Hautes Cévennes

Les Cévennes s’étendent sur trois départements : l’Ardèche, la Lozère et le Gard. Les Cévennes granitiques dont je vais parler couvrent une superficie de 1500Km2 entre le Mont Aigoual au sud et le Mont Lozère qui culmine à 1702 m d’altitude. C’est le sommet le plus élevé. Entre ces deux hauteurs l’érosion des cours d’eau a façonné une alternance de crêtes déchiquetées appelées les Serres et de vallées profondes. Les rochers de schistes et de granit, chaos de boules gigantesques s’accrochant aux flancs des montagnes, créent un paysage accidenté, saisissant dans sa sauvage beauté.

Les versants bien exposés portent encore la marque de la polyculture intensive pratiquée par les cévenols aux siècles derniers lorsque la population était encore très dense : prés et cultures en terrasses aménagées par l’homme, châtaigneraie, béals canalisant les sources, murets qui encadrent des chemins creux. Abandonnées partiellement pendant la grande exode du XX° siècle qui a vu les Cévennes se désertifier, les terrasses appelées restanques sont encore visibles sur les pentes des montagnes où la végétation naturelle reprend  ses droits. C’est l’invasion de la forêt ou du genêt que l’agriculteur d’aujourd’hui essaie de contenir en pratiquant, comme ses ancêtres, l’écobuage.
Carrefour climatique, les Cévennes subissent l’influence de l’Atlantique et de la Méditerranée, d’où la sècheresse estivale, les pluies torrentielles méditerranéennes du printemps et de l’automne. Les cours d’eau du versant sud sont transformés en torrents qui dévalent plus de 1000 m en quelques kilomètres. Le versant atlantique plus modéré atténue les excès du climat auquel s’ajoutent cependant les rigueurs des hivers longs et violents en altitude.

Les Cévennes a organisé sa survie autour du tourisme : l’été en developpant les lieux d’accueil, gîtes, hôtels, campings, chambres d’hôte, les visites touristiques avec l’aménagement des sites, les activités (baignades, canoé-kayak, VTT, équitation, randonnées pédestres...). Le tourisme d’Hiver, stations de ski créées au Finiels, au Mas Camargue, a été aussi développé mais avec moins de succès que dans les Alpes car la neige n’est pas toujours assez épaisse. Le ski de fond est cependant possible. "Sala bestia" disent les paysans en patois : pas assez pour avoir vraiment le plaisir du ski, des raquettes ou de la luge. Les cévenols, contrairement aux alpins, ne sont pas des skieurs. Mais assez pour en avoir les inconvénients, le froid, le gel, la boue, les voies de communication devenant impossibles, les bêtes confinées dans les étables pendant des mois.


Les Hautes Cévennes
Les Hautes Cévennes

Un château en Bohême de Daeninckx

Publié le : 21 Avril 2006

Le roman noir, Un château en Bohême, de Didier Deninckx, amène notre héros, François Novacek, un journaliste reconverti en privé, à Prague, à la recherche d’un écrivain français disparu lors d’un voyage en Tchéquie. C’est le prétexte d’une balade dans Prague, l’hiver, sous la neige, tandis que s’égrènent les notes des partitions de Smétana.

Celui qui connaît Prague et qui l’aime, est ainsi invité à s’immerger dans l’atmosphère si particulière et si envoûtante de cette cité. On y retouve, s’entremêlant, le charme de la Vieille Ville avec son château, les statues du pont Charles, ses cafés, et la grisaille de la ville moderne avec ses banlieues ouvrières modestes. On se promène sur les bords de la Vltava (la Moldau) avec son garage à pédalos remisés pour l’hiver attendant sa floppée de touristes estivaux. Là errent le fantôme de Kafka et l’ombre monstrueuse du Golem. Sur la place Wenceslas, au milieu des magasins de cristaux de bohême, on s’arrête devant le mémorial Jan Palach. Sur l’autre rive du fleuve, la plus grande statue du monde, celle de Staline, déboulonnée, voit son socle transformé en casier à pommes de terre.

Et l’histoire me direz-vous ? L’histoire ? Ah ! Oui l’histoire ? Ben, Ca va!. On échappe à beaucoup de meurtres et les méchants n’ont qu’à bien se tenir...

Plus intéressant, à mon avis, c’est l’enquête qui double l’intrigue policière, celle de François Novacek, français d’origine tchèque, qui retrouve les traces de son père dans la ville hivernale et sa propre identité.


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Le festival de cinéma de Sarlat

Publié le : 21 Avril 2006

On ne présente plus Sarlat, la plus belle ville du Périgord avec ses belles demeures du Moyen Age et de laRenaissance, un bijou architectural au sein d’une des régions de France réputée pour sa douceur de vivre et sa gastronomie. Mais on ignore que Sarlat organise un festival de cinéma qui a lieu  chaque année au  début  du mois de novembre...

Avis aux cinéphiles ! Aller visiter la ville en cette période est un plus car cela vous permettra d’assister en avant première à la projection de nombreux films qui ne passeront dans les salles que plusieurs mois après et de rencontrer les acteurs, les réalisateurs et l’équipe de tournage de ces oeuvres. Il n’est pas nécessaire comme à Cannes d’avoir une carte professionnelle ou une invitation. On paie son entrée comme dans n’importe salle de cinéma, sachant qu’il faut arriver en avance car il y a la queue pour chaque séance.

D’autre part, le festival, qui est ouvert à tout public, est aussi organisé en direction des classes A3 option cinéma des lycées français. C’est pourquoi chaque année, on peut assister à une rétrospective du réalisateur dont le film est étudié pour le bac, éventuellement, quand il s’agit d’un contemporain, en  sa présence. L’année dernière, il  s’agissait d’un film classique du muet, L’Aurore de Murnau. En novembre de cette année ce sera 2046 , comédie dramatique sentimentale, film de Wong Kar Wai, le réalisateur chinois de Hong kong, auteur aussi du célèbre Mood For Love.

D’autre part, vous pouvez, en vous renseignant auprès du centre culturel de Sarlat, connaître le thème des conférences qui ont lieu chaque jour...

Et puis, s’il vous reste du temps, vous vous promenerez dans les rues de Sarlat, sur les traces de Montaigne et de la Boétie, vous mangerez des fraises (et oui, en cette saison !) aux Halles installées en plein centre ville, dans un beau bâtiment ancien, place du Marché aux Oies.

Enfin, le soir, si les rues de Sarlat vous paraissent un peu désertes en cette saison, vous irez prendre un verre au pub, passage Gérard du Barry, à proximité de la Place de la Liberté, près de l’Hôtel de Ville, dans une bonne ambiance musicale (musique celtique, jazz) où un vaste choix de bières vous sera proposé.

Renseignements sur le site du Festival de Sarlat :
http://www.ville-sarlat.fr/festival/


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Portes d'Avignon (détails)

Publié le : 17 Avril 2006
Portes d'Avignon (détails)

Promenade visuelle dans les vieux quartiers d'Avignon... Le parti pris des choses.


Portes d'Avignon (détails)
Portes d'Avignon (détails)
Portes d'Avignon (détails)
Portes d'Avignon (détails)
Portes d'Avignon (détails)
Portes d'Avignon (détails)
Portes d'Avignon (détails)
Portes d'Avignon (détails)
Portes d'Avignon (détails)
Portes d'Avignon (détails)
Portes d'Avignon (détails)

L'Irlande à travers le cinéma... L'homme tranquille

Publié le : 08 Mars 2006

Dans L’homme tranquille (The quiet man), John Ford, réalisateur américain d’origine irlandaise, retrouve ses racines. C’est donc en Irlande qu’il situe l’action de ce film qu’il tourne en 1952 avec  de grands acteurs : John Wayne, Maureen O’Hara, Ward Bond...
Ce film raconte l’histoire d’un ancien boxeur américain, Sean Thorton, qui revient en Irlande, dans son petit village natal, Inisfree, pour s’y installer définitivement. Sean tombe amoureux de  Mary Kate Danaher mais en rachetant la ferme de ses ancêtres que convoitait Red will Danaher, le frère de Mary Kate, Sean se fait un ennemi. Il finira pourtant par épouser Mary Kate avec la complicité du village. Cependant, après le mariage, Danaher ne veut pas donner la dot de sa soeur à Sean. Mary Kate, furieuse, refuse de partager son lit avec Sean tant qu’il n’aura pas repris son bien à la force de ses poings. Le récit montre les péripéties que devra vivre notre héros pour triompher du frère et reconquérir sa femme.

Cette comédie plaisante et enlevée avec des personnages sympathiques et haut en couleurs est un régal. Jacques Lourcelles  dans le Dictionnaire du cinéma, chez  Laffont,  écrit à son propos : "Quoique l’un des plus drôles de Ford et l’un des plus agréables à l’oeil, le film a aussi sa gravité et ses abîmes cachés. Il ne faut pas oublier que le héros accomplit ici sa retraite et qu’il se lance, à ses risques et périls, dans une seconde existence. A ses yeux, la première a été un échec et c’est une sorte de baume magique, d’eau lustrale qu’il est venu chercher à ses sources irlandaises."

Si vous allez en Irlande, sachez que le petit village où fut réalisé le film s’appelle, en réalité, Cong. Il est situé dans le Connemara entre le Lough Mask et le Lough Corrib. On peut y retrouver tous les lieux du tournage et en particulier le bar où se déroulent certaines scènes épiques entre Sean Torton et le frère de Mary Kate. Il y a quelques années celui-ci était devenu un magasin de souvenirs tenu par un  irlandais (peut-être y est-il encore?) qui parlait volontiers du film, épisode marquant de sa vie. Il expliquait que, lorsqu’il était enfant, il avait été figurant, comme les autres habitants du village, dans The Quiet man. C’était lui qui,  hors champ, tirait sur la canne à pêche du Père Lonergan pour faire croire que ce dernier avait une prise. On reconnaît aussi à l’entrée de Ashford Castle,  château du XVIII ième siècle,  l’église où Sean et Mary Kate se rencontrent. Les ruines où vont s’abriter les deux jeunes gens surpris par la pluie sont celles d’un couvent augustin du XIIième siècle.  Enfin si vous parcourez la campagne environnante en voiture, vous y découvrirez le pittoresque petit pont où notre héros s’engage lorsqu’il arrive pour la première fois au village de son enfance, au début du film.


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L'Irlande à travers le cinéma...

Publié le : 08 Mars 2006

LES ÎLES D’ARAN

Les îles qui forment l’archipel d’Aran se situent au large de Galway, face au Conemara. Elles sont au nombre de trois : Inishmore, la plus grande,Inishmaan, celle du milieu, et Inisheer, la plus petite, à l’est. Du côté sud, elles surplombent l’océan par de hautes falaises, les villages, eux, se situent au nord.

Pour connaître la vie et la population de ces îles dans les années 1930, il faut visionner le très beau film de Robert Flaherty :  l’Homme d’Aran (Man of Aran) tourné en 1934.
Le film relate la vie quotidienne d’une famille des îles d’Aran, au large de l’Irlande. L’homme doit lutter contre les éléments. Sur la terre aucun arbre ne résiste à la force des vents. Il faut enrichir les champs minuscules avec les varechs ramassés sur les plages. Les hommes sur de frêles barques partent à la  chasse au requin au seul moyen  de harpons. La violence des tempêtes emporte avec régularité les modestes embarcations.
Ce film fort, prenant, reçut le prix du documentaire à Venise en 1934, un prix amplement mérité! Cependant comme l’écrit le critique Philippe Pilard dans Zéro de Conduite : "Man of Aran est-il un film documentaire? La question fut posée dès sa sortie. Il ne manqua pas d’excellents esprits pour faire remarquer que la "réalité" décrite par Flaherty, était celle de la fin du XIX eme siècle , et non celle des années 1930. Il ne fait guère de doute que Flaherty le savait parfaitement, mais ne s’en souciait pas... Ce qui est sûr, c’est que cette oeuvre est d’une grande beauté plastique, d’une grande émotion poétique et dramatique". Et Paul Rotha, dans Documentary Film  ajoute ce commentaire :   " L’homme d’Aran nous montre la méthode du documentaire “idyllique” poussée à son plus haut point... Sur cette île sévère, Flaherty a trouvé l’endroit idéal pour appliquer sa méthode : c’est un endroit où l’on peut observer l’homme, dans sa philosophie primitive de l’existence, résumée ici par le combat éternel contre son ennemi, la mer."


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