<< Voix-nomades.com, publiez votre carnet de voyage : carnets voyages par pays, récits de voyage, photos et blogs, expatriés >>
336 carnets créés, dont 3490 photos et 4357 articles publiés
Voix Nomades - Accueil >> Carnets de voyage >> miriam >> Egypte 2008- Moyenne Egypte, Alexandrie Sinai
 Carnet de voyage – miriam
Vous êtes dans le carnet de voyage de miriam
Pour voir ses autres contributions dans voix-nomades.com, rendez-vous sur sa page perso de voyageur.

Ecrire à l'auteur | Ajouter cette contribution à mon guide perso | Signaler un contenu non conforme | Imprimer

 Egypte 2008- Moyenne Egypte, Alexan...
Egypte - Egypte 2008- Moyenne Egypte, Alexandrie Sinai Dans ce carnet :
69 article(s)
2 diaporama(s)
90 photo(s)
Crée le 24/05/08
Dernière modification le 14/06/08

journal de bord racontant nos rencontres, nos visites. visites de sites Pyramides et tombeaux mais c'est surtout la vie quotidienne des campagnes égyptiennes qui nous a touché,

Rechercher une contribution dans ce carnet :

Recherche par type


Recherche par pays

Carnets de route, regards photographiques, textes imaginaires, projets professionnels ou personnels, « passions voyageuses »….les carnets de voyage prendront la forme que vous leur donnez. Recherchez et publiez autant de textes, de diaporamas photos ou de dessins que vous souhaitez.

Créer/Gérer son carnet

 
 En route vers le sud sur la Western Desert Road - Egypte
Nous repartons derrière notre véhicule militaire. Nous voici jouant à Sarkozy et Carla en Egypte pendant quelques kilomètres. Dès que nous avons rejoint la route principale, ils nous abandonnent. La Western Desert road est une 4 voies, presque une autoroute qui descend dans le désert jusqu’à Assiout. Rares camions, quelques minibus et des pick up Chevrolet décorés. Bizarrement, l’éclairage n’est installé que d’un côté. Brille t il la nuit au moins ? Rien n’est moins sûr. Il est maintenant passé midi, la poussière vole, le ciel est blanchâtre. Il n’y a plus d’ombres. La chaleur rend tout gris. Cela m’endort.

Les chantiers du désert

Ce désert n’est pas beau. Il a été labouré par des engins de chantier. On y a déposé des gravats. Tout d’abord, je m’étonne de la présence de murs soigneusement maçonnés. Des murs dans le désert ? Pour enclore quoi ?C’est bien après que je découvre les arbres : palmiers ou tamaris ? Comment vont-ils pousser ? Intriguée, je réfléchis. Les tas foncés qu’on a apportés, ne seraient ce pas de l’engrais ? Je vois enfin les fins tuyaux noirs de l’irrigation. Les champs irrigués goutte à goutte apparaissent enfin. L’agronomie moderne va faire verdir le désert. Le goutte à goutte n’est pas réservé aux arbres. Des choux en bénéficient aussi. La mince bande de la vallée du Nil est bien trop étroite pour nourrir la population égyptienne. Le désert va prendre le relais.
Qui travaille cette terre ? A qui appartient elle ? Je demande à Nabil qui répond évasivement :
-    « big company »
Les investissements sont énormes. On imagine mal les paysans pauvres acheter les tuyaux, les pompes. Peut être le gouvernement ?j’aimerais approfondir la question. L’anglais de Nabil est un peu limité. Il est fatigué. Nous avons peur de le voir s’endormir dans cette étendue monotone sur la 4voies toute droite sans rien qui ne retienne l’attention et si, peu de circulation.

Sur la carte je vois 4 routes parallèles au Nil descendant vers Assiout/Une grande et une petite sur chaque rive. La western desert road est presque une autoroute mais la vitesse est limitée à 90km/h. Autoroute ? Pas tout à fait, des ralentisseurs très hauts remplacent bretelles et ouvrages d’art à chaque intersection.
Nous avons négligé le « beau restaurant  pour touristes » à la hauteur du Fayoum espérant trouver quelque chose de plus modeste pour acheter des sandwichs ou de la taamyia. Il n’y a rien du tout. A la sortie de Magaga, nous comprenons que nous ne trouverons rien à manger sur cette route. Il est déjà tard. Nabil dit qu’on achètera à Minia. Veut il nous faire sauter l’étape de l’église copte ?

Barrages

S’il n’y a rien à manger, les barrages de police eux abondent. Chaque fois, Nabil nous présente, donne son itinéraire. Deux fois il descend avec son paquet de cigarettes. Quand il remonte, il nous montre le paquet vide. Ce n’est sans doute pas le seul cadeau.
-    « combien gagne un policier ? « je demande,
-    « 600LE mais avec ce que donnent les gens il doit arriver à 2000LE , comment vivre sans corruption avec 600LE ?
-    « comment l’Etat Egyptien peut il payer plus à cette foule de militaires et de policiers ? »

Il nous faudra tenir compte de ces « cadeaux » dans le pourboire qu’on donnera à Nabil à la fin.

Les policiers lui ont expliqué comment aller à l’église à Deir-Gabal-At-Tair qui ne figurait pas sur son itinéraire mais qui était sur le descriptif du voyage donné par Oriensce. Nous quittons l‘autoroute à Samalut.

Cafétéria pour routiers égyptiens

Face à l’intersection : un grand parking et une sorte de restaurant pour routiers où nous tentons notre chance. Il y aura sûrement de l’eau. Pour les sandwiches, Nabil est sceptique. En effet rien à manger à la boutique en dehors des « snacks » emballés : chips, gaufrettes et gâteaux secs. Je vois des œufs, j’insiste. On veut bien me vendre du pain  (fine pita délicieuse) et du fromage en pack : une sorte de feta mal essorée. Nabil doute que cela me plaise. J’adore cela ! le problème sera de faire sortir le fromage par la petite ouverture que j’ai pratiquée dans le pack. Pour payer, Nabil me fait signe de ne pas sortir l’argent trop tôt. Pour acheter 5 pitas, une bouteille d’eau et un paquet de fromage il faut prendre son temps pour négocier. Le marchand laissera la bouteille à 3 LE (le prix du Caire) en tout il y en aura pour 12 LE . Il  semble que le marchandage soit une sorte de politesse dont nous avons perdu l’usage. Pas spécialement pour faire baisser le prix. Dans la société de consommation, nous achetons tant que nous négligeons la conversation avec le marchand. La marchandise est plus importante que la personne qui vend. Est-ce que nous regardons la figure de la caissière quand elle passe ses code-barres ? Est-ce qu’elle nous voit ?

bananes

L’arrêt au parking a été une erreur. Dès que nous traversons Samalut nous voyons des boutiques de toutes sortes et surtout des étalages de fruits. Nabil me demande :
-    « combien de kilos de bananes ? «
-    « kilos ?? seulement deux bananes «
-    « impossible, les bananes se vendent au kilo ! »
Nabil revient avec un sac en plastique noir contenant 1 kilo. Après les sandwiches, je n’ai plus faim. Heureusement que nous aurons un frigo à l’hôtel.

touktouks

Dans Samalut circulent d’innombrables touktouks les mêmes qu’en Asie, fabriqués en Inde et décorés de façon délirante à la gloire du conducteur le plus souvent mais parfois au nom de sa fiancée, de sa femme ou de sa fille. Pensant voir les mêmes à Minia, je néglige de les photographier, je le regretterai ensuite.
Contributions carnet - tous les types
 Articles et Diaporamas

14/06/08 - Article - 18 avril 2008 -Voyage CDG...
Convocation pour 4H35.  Le guichet ...
14/06/08 - Article - Arrivée au Caire : Khan K...
En 2002, nous étions arrivées au Caire e...
14/06/08 - Article - Le Caire citadelle : Mosq...
Les oiseaux me réveillent à 5h15. Où nic...
14/06/08 - Article - Le Caire, citadelle : El...
Plus que les deux minarets turcs, effilé...
14/06/08 - Article - Le Caire : Ibn Touloun
Ibn Touloun C’est encore un  polici...
14/06/08 - Article - le Caire Musée Gayer Ande...
Musée Gayer Anderson Quand j’arrive au m...
14/06/08 - Article - Nilomètre et quartier cop...
Nilomètre 14h30, le chauffeur de ce mat...
14/06/08 - Article - Pyramides : Dachour
8h : un microbus jaune attend en bas du ...
14/06/08 - Article - Meïdoum
Nous suivons la vallée du Nil vers le su...
14/06/08 - Article - En route vers le sud sur ...
Nous repartons derrière notre véhicule m...

Tous les Articles et Diaporamas

1 2 3 … 9