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 Cinq semaines au Cap vert
Cap-Vert Cinq semaines au Cap vert Dans ce carnet :
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21 photo(s)
Crée le 17/06/06
Dernière modification le 21/06/06

Découverte de 5 îles en 5 semaines, chez l'habitant. Notre premier contact avec l'Afrique.

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 10. Salinas, dernier jour sur Fogo - Cap-Vert

On essaie de louer une jeep

J’avais contacté hier au téléphone le particulier qui avait loué la Jeep à André et fixé rendez-vous après le petit déjeuner, à la Pousada. Comme il tarde, je pars à Ecotour. Sur ces entrefaites, Bettynho, le loueur, arrive à Bela Vista et va à ma rencontre à Ecoutour. Nous nous ratons. A 9h15, enfin, nous nous retrouvons. Ce n’est pas un loueur officiel, il nous fait toutes sortes de recommandations. Dominique pense qu’il ne nous fait pas confiance parce que nous sommes des femmes. Elle se sauve.
9h30, nous sommes encore devant la Pousada, sans véhicule. Un vendeur sénégalais essaie de nous aider à trouver une autre voiture. Nous le suivons à grandes enjambées dans toute la ville. Sans succès, on nous renvoie à Bettynho qui se trouve avec ses voitures sur le marché mais dont nous ne voulons pas entendre parler.

Il faut se contenter de l'aluguer

Enfin 10h15, nous montons dans l’aluguer pour Salinas. Le chauffeur n’a pas encore fait le plein de passagers. Il passe au marché, charge plusieurs femmes dont une entre deux âges avec ses paquets qui descend au marché aux vêtements (sucupira). Le taxi erre dans les quartiers hauts de Sao Felipe pour de ramasser d’autres voyageurs, revient à sucupira, reprend la dame, qui redescend à nouveau au marché aux légumes pour chercher un balai. Après une heure de va et vient, l’aluguer prend la route de Salinas, traverse des villages où alternent des maisons misérables de parpaing et les magnifiques villas flambant neuves des émigrants américains, ainsi que d’autres en construction...
A la sortie de Sao Felipe, les acacias du reboisement sont plus beaux qu’à Santiago. Autour des villages, les papayers sont spectaculaires, énormes chandeliers à multiples branches. Dans les petits champs protégés par des murets des animaux, les hommes binent et font des monticules. Les sisals vert vif sont de plus en plus nombreux. Ils sont taillés à la base, certains ont même des troncs comme des palmiers. Des cabanes pour les animaux domestiques sont entièrement construites en feuilles de sisal tressées.

Salinas, plage perdue

Le HIACE stoppe dans un endroit désert. Le chauffeur nous indique une route qui descend vers l’océan. En bas c’est Salinas. Environ un kilomètre de descente dans une ribeira, au bout de la route un petit cimetière marin domine une anse fermée par des rochers noirs qui font une arche naturelle. Les vagues battent les rochers. La «piscine naturelle» est bien agitée ? Il nous semble que nous sommes au bout du monde. Enfin pas tout à fait, des barques reposent sur la grève, et dans ces barques des pêcheurs. Des enfants se baignent. Comment vit-on au bout du monde ? Comment ? A qui vendent-ils leurs poissons ?
L’aluguer doit repasser sur la route à midi et quart. Nous n’avons pas le temps de nous baigner si nous voulons être à l’heure là-haut. Cet aluguer me paraît être la seule chance de retourner à la civilisation. Nous remontons dare dare. A mi pente, un klaxon, le chauffeur est descendu à notre recherche. A 13h nous sommes de retour à Bela Vista.

Baignade près du port

Après la sieste, un aluguer bâché nous emmène à la plage près du port pour «100$ par personnage». Au port de commerce deux gros bateaux sont à quai. Plus loin, une rangée de barques et derrière les barques, une plage très tranquille. Pas une vague malgré le vent, du sable noir et de l’eau limpide. Plus loin, les falaises imposantes et Sao Felipe. Les vagues se brisent sur la falaise et je me baigne comme dans une piscine. Des familles avec des enfants barbotent. Pour rentrer, un père de famille qui avait emmené ses enfants et son petit chien à la plage nous remonte en stop dans son pick up. Pour le remercier Dominique distribue des chewing gum aux enfants. Finalement nous n’avons pas si mal organisé cette journée si mal commencée avec la défection de la voiture. Mais le cœur n’y est pas, grosse déprime.
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