jardin botaniqueLa tempête d’hier a été sérieuse : les avions n’ont pas pu atterrir et décoller à Tenerife. Vers 11h du soir nous avons encore entendu l’orage gronder. Toute la nuit, un vent terrible s’est déchaîné. Ce matin, le ciel est bleu, la mer agitée mais le Teide est couvert. Difficile de choisir un but de promenade. La télévision a annoncé de la pluie pour le nord de l’île, du beau temps au sud.
Compromis, nous irons au jardin Botanique de Puerto de la Cruz, après on avisera.
Pour trouver le jardin, nous entrons dans les embouteillages de la ville. J’interroge un passant. Il se rend tout de suite compte à mon accent que je ne suis pas espagnole. « Vous êtes italienne ? »- « Non, française » –« Je suis Catalan, je vais vous expliquer en Catalan. » C’est bien ma chance ! Son catalan est compréhensible, de toutes façon, c’est facile, il suffit de tourner à droite et ensuite c’est fléché !
Au moins trois cars de touristes attendent devant l’entrée du jardin. Les touristes ont tous collé sur leur pull le numéro du car. Certain portent à leur cou des pochettes comme celles des enfants non accompagnés des compagnies aériennes.
Le jardin est ancien, il contient des arbres de très haute taille. Il est ordonnancé géométriquement : deux allées perpendiculaires le coupent en quatre quartiers ? Des allées secondaires le recoupent en seize. Chaque carré est délimité par une bordure soigneusement taillée de coléus, crotons … le carré des Cactées est entouré de Sanseveria. Dans chaque massif, un ou deux très grands arbres. Le sol est couvert de plantes fleuries : beaucoup de clivias mais aussi des fougères.
Peu de logique ou de pédagogie. Les arbres proviennent de tous les continents, Beaucoup viennent du Brésil, d’Australie ou d’Afrique du Sud. Je reconnais à l’entrée un Mamey de Cuba. Un ficus énorme occupe le centre du jardin. Ces arbres sont toujours impressionnants. Je ne sais si celui là est plus grand que celui de Palerme.
Les jardins botaniques m’enchantent toujours. Nous ne ratons jamais une occasion d’en visiter un et restons toujours longtemps. Ici, la foule est vraiment trop dense, le jardin trop petit pour supporter tout ce monde. Et, le soleil est caché, ce qui ne favorise pas la prise de photo. Après avoir arpenté chacune des allées méthodiquement. Après que Dominique ait rempli ses poches de dattes et de graines diverses, nous décidons de rentrer.
Auparavant, courses et distributeur de billets.
Promenade Las Aguas El Rosario La promenade n°4 du petit fichier, Las Aguas-El Rosario, commence à la piscine de San Juan de la Rambla non loin de Los Realejos où est notre finca. Le parking est vide ainsi que la piscine. C’est un endroit très tranquille. Nous empruntons un sentier côtier bien entretenu. La mer, bleu profond, est décorée de nombreux moutons. Le soleil est éclatant. Il fait bon. Je suis en habits d’été : short, et T-shirt
Pique nique en bonne compagnie Face au village, une banquette de pierre perpendiculaire au parapet nous offre un coin pique-nique idéal. Au menu, carottes râpées au persil et aux épinards crus et une omelette aux herbes du jardin. A peine sommes nous installées que qu’un gros lézard sort de son trou : c’est un lézard du Teide :
Gallotia Gallotii eisentrauti. Sur le dos, une ornementation de raies jaune fluo très fines, tenue de camouflage. La gorge est bleue. Sur les flancs une série de points bleus. Entre les pierres de la murette, nous voyons poindre des petites têtes grises qui ont l’air de nous surveiller. J’ai lu au Centre d’Interprétation du Portillo qu’ils se nourrissent de graines, de racines et également des restes des pique-niques. Je lance une miette de pain. Le plus hardi s’en saisi et part se cacher. Le gros lézard tente d’intercepter le butin du jeune. Venant par derrière nous, un lézard mord dans l’omelette qui se trouvait dans le tupperware posé sur le parapet. Il en emporte du morceau. Je n’ai pas le choix, je lui cède le coin qu’il a grignoté. Quatre ou cinq petites têtes nous guettent. Je lance des carottes râpées, chacun emporte une provision. Chaque fois le plus gros recommence à chasser les petits pour les voler. Il est beaucoup plus prudent et ne s’approche pas .soudain, alerte générale : tous les lézards disparaissent. Au dessus de nous, bien haut, un faucon plane. Comment ont ils été avertis ?
un joli chemin en balconLe chemin passe entre tamaris et roseaux. Les agaves pointent leur nouveau bourgeon floral de l’année. Une très jolie maison d’angle aux murs jaunes vifs parsemé de pierres apparentes est surmonté d’une sorte de loggia de bois vert de guingois. Elle est toute petite, une pièce en rez de chaussée, une plus grande à l’étage. A l’abord des maisons le chemin est très soigné pavé bordé de plantes ornementales fleuries avec des inflorescences bizarres sur de hautes hampes. Un vieux chien marron et blanc, entre cocker et épagneul, se lève péniblement et décampe en boitant Le petit hameau de Rambla est très joli avec sa toute petite église blanche qui donne sur une place arrondie bordée par une banquette dominant l’océan. Nous descendons dans un ravin aménagé en terrasses irriguées. Des bananes poussent sans bâches et parpaing. . Près de la mer on cultive des tomates déjà mûres en cette saison .Tout un système de rigoles en ciment apportant l’eau aux parcelles est remplacé par des tuyaux.
Au retour nous nous arrêtons à la plage de Socorro puis portons les pellicules photos chez le photographe de notre quartier à Realejos, en face de la Montaneta. Nous reviendrons les chercher à 8 heures. J’ai apporté les photos ratées toutes bleues et mon Olympus. Je lui demande si la pile de la cellule est responsable des photos surexposées. Non d’après lui, la cellule fonctionne bien ais elles sont brûlées –quemados – parce que mon film est trop sensible. Je devrais utiliser du 100 Asa.