Ce sont les oiseaux qui nous ont réveillées. Je téléphone à la funivia : « bel tempo » !
Petit déjeuner sur notre terrasse avec la brioche de Pâques soldée au supermarché.
En routeDépart à 8h par Nicolosi. Mauvais plan ! Nous nous trouvons avec tous les gens qui partent au travail à Catane et tournicotons dans la banlieue. Nous avons mis autant de temps qu’hier ! La voiture grimpe allégrement sous un ciel magnifique
TéléphériqueA 9H37 nous embarquons dans les petits téléphériques à 6 places en compagnie d’autres français. En dessous de nous, la piste de ski – sans neige – mais surtout la coulée de 1983, bien noire, labourée de noirs sillons. La montée dure un bon quart d’heure. La "jeep" est un petit car de 18 personnes où nous sommes bien secoués. Il fonce comme un bolide soulevant la poussière jusqu’à 2900m.
2900m
J’ai deux pulls, mon anorak fluo, un bonnet des gants. Le soleil cogne mais je n’ai pas trop chaud. Nous suivons les autres sur un sentier tels des chenilles processionnaires, à la queue leu leu. Le chemin traverse des névés très sales de neige recouverte de cendres noires. Le cratère est tout proche, mais inaccessible dans un nuage blanc.
Il y a deux cratères, un grand plus lointain et un autre, plus proche, plus petit, plus noir. Au sol, des vapeurs sortent de petites grottes de lave. Il me vient une idée : le nuage blanc qui cache en partie le cratère de droite n’est peut être pas un nuage, c’est alors le panache du volcan ? J’ai bientôt la confirmation de cette hypothèse. Nous arrivons à un fil interdisant le passage : altitude 3000 m. Interdit d’aller plus loin. Je suis déçue. Je pensais voir le bord du cratère. J’attendais une véritable expédition, avec le guide – que nous avons payé ! – ms grosses chaussures de montagnes sont bien inutiles !
L'Etna est en éruptionLe guide – anorak rouge rutilant, lunettes d’alpiniste et bonnet noir – est planté devant une petite caverne d’où s’échappent des fumerolles. Il explique que l’Etna est en éruption. C’est la raison de l’interdiction de monter plus haut. Il montre le panache. Blanc, c’est de la vapeur d’eau. De temps en temps des activités explosives font jaillir es fumées noires – des cendres – et même des blocs. Il faut écouter et guetter ces explosions. Avec le bavardage des touristes, on n’entend rien. Chacun veut se faire tirer le portrait devant un pilier de lave. Les projections sont pourtant fréquentes. Quelquefois on voit jaillir des bombes très haut au dessus du cratère et on entend crépiter l’explosion. En observant mieux, on voit qu’une petite pyramide s’est construite à l’aplomb des jets par accumulation de ces projections. Les fumerolles qui s’échappent du petit cratère forme des petits ronds comme les signes de fumée des Indiens, les bouffées sortent irrégulièrement.
Au retour, Dominique s’éloigne à une dizaine de mètres du sentier fréquenté. Nous nous asseyons sur un rocher. Le sol est tout chaud. Nous avons l’impression d’être seules. Par endroit, des petits tas de sable noir tout chaud : les cendres. Nous restons assiste un bon quart d’heures à guetter les activités explosives. Nous sommes surprises de découvrir une grande fissure au flanc, une autre coulée et des petits cratères : La vallée del Bove.
Nous achetons une pizza au refuge.
Giarre La descente sur Zaffranea Etnea se fait en partie dans le brouillard. Nous arrivons sous temps couvert à Giarre En route nous demandons notre chemin à une sourde-muette. Je n’ai rien compris mais Dominique si ! Giarre est bien la ville des fleurs annoncées dans nos guides .Sous les nuages c’est un peu terne quand même !
Nous rentrons par la route côtière ans voir la mer mais à travers les orangeraies qui embaument.
Aci TrezzaAprès un arrêt au gîte pour un shampoing, nous prenons la SS114 qui mène à Aci Trezza, rivage cyclopéen. Il faudra photocopier la légende d’Ulysse et de Polyphème comme légende des photos pour l’album. Les petits ports sont très jolis avec les barques multicolores échouées sur la plage. Les plus gros bateaux de pêche sont prêts à partir avec filets et flotteurs. Promenade sur le Lungomare.
Aci CastelloAci Castello, encore un petit port, mais surtout une vieille forteresse normande qui ait corps avec le rocher.
AciRealeAci Reale est une ville très animée. 1èh est l’heure de la sortie des Siciliens du travail : d’où embouteillages dans la rue principale et éternels problèmes de parking. Trois églises monumentales ont des façades baroques. Nous nous reposons un moment dans la cathédrale peinte de fresques curieuses plutôt belles. J remarque sur la façade de San Sebastian une rangée d’angelot tenant des guirlandes toutes baroques !