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Voix Nomades - Accueil >> Carnets de voyage >> Carnet de voyage Italie >> miriam >> 5. Premier tour à l'Etna
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 Sicile : deux fois deux semaines au...
Italie Sicile : deux fois deux semaines aux vacances de Pâques. Dans ce carnet :
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Crée le 01/10/06
Dernière modification le 20/10/06

Fascinante Sicile, palimpseste où l'on découvre sous le baroque, la Grande Grèce, mais aussi les mosaïques byzantines, les rois normands, l'inflence arabe... sans oublier l'Etna, la mer, les ports...

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 5. Premier tour à l'Etna - Italie
Etna

Départ vers 9H sous les nuages. Nous partons sans étudier l’itinéraire. Au lieu de rejoindre Nicolosi nous nous retrouvons à Zaffarena Etna. Nous suivons la signalisation "Etna", puis la station de ski et le téléphérique "funivia". Nous traversons des villages très urbanisés puis des vergers. La route monte alors très vite et nous sommes alors sur une coulée gigantesque. La coulée est recouverte de scories, la surface très irrégulière labourée par une charrue monstrueuse. Les lacets de la route recoupent les roches étonnamment fraîches. Sur les bords, les arbres sont encore dans leur tenue d’hiver, châtaigniers défeuillés, genêts arbustifs. J’ai du mal à apprécier l’épaisseur de la lave et les dimensions réelles de la coulée. Rapidement il fait très froid.

1900m d’altitude
Nombreux cars garés au parking. Il faut s’habiller chaudement. Heureusement, nous avons pris les parkas. Les nuages sont tout proches et cachent l’arrivée du téléphérique. La piste de ski n’a plus de neige mais à la limite du couvert nuageux un petit cône est saupoudré de blanc.
Comme tous les autres touristes, nous grimpons sur les bords d’un tout petit cratère : le cratère Silvestri. Un petit sentier dans la pouzzolane en fait le tour. Vue magnifique sur la plaine de Catane dans la brume, la mer et plus près de nous, d’autres petits cratères boursouflés.
Renseignements : la montée en téléphérique et le transfert en jeep dure 2H30. On nous les déconseille formellement à cause du temps "bruto tempo". Je note les coordonnées de la funivia pour leur téléphoner avant le départ.
Même à mi-pente, c’est très impressionnant de se trouver dans ce désert de scories. On a l’impression d’être retourné en hiver, la végétation est très différente de celle d’en bas.

Redescente par adriano
Descente par la route de Nicolosi puis vers l’ouest par Adriano.
Vers 1000m, nous retrouvons les vergers en fleurs, poiriers, pommiers, cerisiers. A cette altitude la végétation est en phase avec celle de France. Un joli tapis de petites fleurs fait une belle tache de couleurs. Face à l’Etna les petites montagnes sont très découpées. Accroché sur une crête, un village retient notre attention.
La visite d’Adriano est recommandée par nos livres. Nous cherchons surtout à nous ravitailler. La ville, très sale,  paraît misérable. Episode amusant : des gamins au crânes tondus se battent sauvagement, deux adultes n’arrivent pas à les séparer. Au marché : pendillocheries, pendeloques et miroirs pieux, jeans de contrefaçon. On se croirait dans le Tiers Monde. Après avoir fait trois fois le tour de la ville Dominique repère finalement la place principale. Il est treize heures.  Tout est fermé, même le jardin public.
La tour normande moyenâgeuse, carrée, en pierre de lave est sans grâce. Une église possède une entrée curieuse avec une colonnade antique de basalte gris. Un podium gâche la photo. Pour Pâques, on y a représenté un Mystère du Moyen Age. Nous enrageons d’être passées deux jours trop tard !
La façade classique de l’Eglise est plus intéressante avec une jolie alternance de lave sombre et de pierre claire. Fermée elle aussi.
Nous cherchons le pont sarrasin pour le pique nique. On ne trouvera pas.

Pique nique sous un olivier
Si la ville, grise  sous les nuages, nous a paru triste, en revanche, ses abords sont  riants. Jardins de légumes irrigués : oignons, choux, salades dans des petits carrés délimités par des murettes de blocs de lave. Partout des maisons bases avec des tuiles romaines, des bassins d’eau pour l’arrosage. Après avoir tourné dans les jardins nous trouvons le coin idéal pour s’arrêter : un olivier pour l’ombre, des orangers abandonnés en fleurs, plein de fleurs des "grandes marguerites" jaunes et de la luzerne violette. Le ciel s’est dégagé. Nous photographions les orangers, fruits et fleurs mélangés, les toits de tuiles et les murettes écroulées.

Centuripe
Le village perché nous paraît tout proche. Nous le localisons sur la carte. Il s’agit de Centuripe qu’on atteindra par la route D’Enna Catane. Nous montons dans les orangers en fleurs. Dommage qu’il n’existe aucun moyen de conserver le souvenir des odeurs ! Je retrouve le parfum des nuits chaudes d’Israël, Dominique celui de Menton. Nous ouvrons les fenêtres de la Polo pour en profiter. La route grimpe entre les terrasses. De jolies fermes sont dispersées dans la campagne.
Au  niveau du fleuve Simeto, curieux contraste entre une barre de grès soulevée faisant face à une coulée de lave. Le village perché se rapproche ses maisons sont accrochées à l’éperon rocheux à l’altitude de 720m. En dépassant le village on a une vue dégagée jusqu’à Catane. Malheureusement l’Etna est toujours dans le nuage. Centuripe est engourdi par la sieste. Les boutiques sont fermées mais quelques hommes traînent sur la place du village. Le plan de la ville est simple : une seule rue épouse le sommet de la crête. De part et d’autre plusieurs rangées de maisons très hautes avec des petits passages couverts, des escaliers et des ruelles étroites. Notre passage n’est pas inaperçu. Notre tenue doit déplaire. Les regards qu’on nous lance sont plutôt désapprobateurs.
Retour vers Catane par Paterno, encore une ville juchée sur sa colline. A Catane, je loupe le panneau annonçant l’autoroute. Ce qui nous vaut des embouteillages bien désagréables.
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