Nous avons rendu « Il Rosemarino » à 10 heures comme prévu et avons passé un bon moment à la piscine. Inutile d’arriver trop tôt à Naples.
Dernières photos. De nombreuses maisons sont en cours de nettoyage, nous nous y aventurons par curiosité. Elles sont luxueuses et très vastes. Cela aurait été beaucoup trop grand pour nous. Nous avons été très bien au Rosemarino. Les préparations des repas dans la grande cuisine du château ont été l’occasion de mieux connaître les maîtres de maison.
dernières anecdotes de la MasseriaNous découvrons dans une remise toutes sortes de chariots hippomobiles, charrettes sulkies calèches. Deux sont très belles surtout celle en osier tressé et vernis ;
Riccardo vient de rentrer sur son antique et très belle moto rouge pleine de chromes. J’essaie de lui faire raconter encore une fois la maison.
Notre bâtiment était le logement des fermiers. Nous connaissons les fermiers, c’est le vieux monsieur qui vient allumer la lumière et la dame qui fait le ménage le samedi ? Les autres maisons sont de construction ancienne, sans autre précision.
Je l’interroge également sur la « fontaine » de pierre finement sculptée sur laquelle il a installé son bureau au fond du club house. Ce n’est pas une fontaine mais le pressoir à vin. En dessous se trouve une cuve carrée entourée de marches de pierre où l’on foulait aux pieds le raisin, le jus s’écoulait par un trou qu’il me montre. Le « club- house » était le cellier rempli de tonneaux. Encore récemment, ils avaient des vignes et faisaient du vin. Les pièces de réception devaient se trouver au dessus là où mène l’escalier de pierre. J’aurais bien aimé les visiter mais elles sont louées. La maison garde donc encore beaucoup de mystères.
En route vers NaplesNous passons à midi et demie à Ostuni encombrée par le marché. La route traverse les oliviers jusqu’à Fasano. Des grilles monumentales, des allées plantées de pins et de cyprès annoncent des masserie aussi grandes que des châteaux, celles que nous cherchions hier !Autoroute sous un soleil de plomb. Après Bari et Andria nous traversons de grandes étendues cultivées de blé. On a brûlé les chaumes ce qui donne un aspect noirâtre peu engageant. Un panneau lumineux nous signale un incendie vers Candela (ce mot de candela me fait penser à la chanson cubaine). Nous passons sans rien voir. Je m’étonne qu’on puisse allumer des feux par un tems pareil. Il n’a pas plu depuis des semaines. Après Candela, nous arrivons en Campanie, la route traverse les Apennins : campagne boisée, villages perché pittoresques. Enfin : la silhouette du Vésuve ! Caserte est située sur la bretelle d’autoroute en direction de Rome. Nous évitons Naples.
Caserte : arrivée à NovotelNovotel se trouve à l’arrière de Carrefour. Nous voici presque revenues à Créteil ! Publicité amusante de Leroy Merlin : construction d’un trullo en sable.
Novotel a une entrée couverte d’un dais, une réception en granite éblouissant. Le réceptionniste est pointilleux. Pas de service inutile : pour les bagages, un caddie est à la disposition des clients. Cela dispense du pourboire !
La chambre est exactement ce qu’on imagine d’une chambre Novotel, la même qu’à Chiang Mai ! Une grande télévision avec TV5, un grand bureau, du papier à lettres, des rideaux bien opaques, une climatisation glaciale et bruyante qu’il faudra couper…toutes sortes de paquets dans la salle de bain : produit à douche, shampoing, nécessaire de couture, huit grandes serviettes, le luxe ! Le gadget que je préfère ne se trouve pas dans la chambre mais près des ascenseurs : c’est une machine à reluire les chaussures avec des brosses tournantes qui a donné un aspect rénové à mes vieilles sandales noires.
On accède par un passage dérobé (en costume de bain) à la piscine. Habillé, on traverse le restaurant. La belle piscine est carrelée on s’y rafraîchit une bonne heure. Décidément, le samedi est jour de voyage mais aussi jour de natation.
Caserta VecchiaA six heures et demie nous partons à la découverte de Caserta Vecchia que nous avons du mal à trouver.
Novotel est situé sur un une grande avenue : le « stradone » barré par la Reggia, le château : Versailles au bout de la rue !. Il nous faut le contourner pour nous retrouver dans la ville moderne de Caserta où nous galèrons dans le dédale des sens interdits.
Nous arrivons au coucher du soleil à Caserta Vecchia perchée sur une colline. Des habitants louent leurs prés pour faire des parkings, les prix varient de 0.5€ à 2.5€ plus ‘est loin moins c’est cher. Ils ont aussi installé des attractions : promenades à âne, tables de pique-nique et barbecue. Nous arrivons donc dans une atmosphère de kermesse. Pas de banderole, pas d’affiche. Ce n’est pas une fête spéciale, c’est ainsi tous les week ends. Une gamine vend des bracelets, la mère des montres géantes (ils ressemblent à des gitans) Un homme a apporté des aspirateurs-miracles et propose une démonstration au milieu de la place.
Un château fort du 9ème siècleNous grimpons dans une pinède puis arrivons au château fort fondé par les lombards au 9ème siècle puis fortifié par les angevins puis les aragonais. Du château, les derniers feux d’un pâle soleil éclairent deux très jolies tours : le haut campanile roman(14ème) de pierre foncée décoré de colonnettes blanches un peu comme à Arezzo, à côté, une tour ronde, moins haute que le campanile, de toute beau té : des pierres de différentes couleurs forment comme une marqueterie à motifs variés lombards, byzantins, arabes et normands. Ce syncrétisme ne m’étonne pas, je l’ai rencontré à Palerme. Dans une chapelle, une chorale répète le concert gratuit, dommage que nous n’ayons pas le temps de nous attarder.
cathédraleLa ruelle aux gros pavés inégaux très pittoresque contourne la cathédrale. Sa façade est surprenante : des animaux de marbre blanc surgissent du mur nu .A la tombée de la nuit elle est ouverte : à l’intérieur de très belles colonnes de marbre antique blanc aux chapiteaux corinthiens soutiennent un plafond très simple. Près de l’autel, une belle mosaïque. La chaire est en marbre travaillé à la manière de Palerme. Je suis éblouie. C’est la plus belle église que nous avons visitée cet été.
le village en fêteNous nous attardons dans le village en fête composé principalement de restaurants et de boutiques. Il semble que ce soit un lieu de sortie des napolitains le samedi soir. Nous commandons une pizza margharita pour seulement 3.5€ qu’on ira manger dans la pinède.
Quelle surprise ! Il m’avait semblé en quittant la Masseria que le voyage était fini.