Retour à la mer. Je me réjouis de retourner à la Réserve de Torre Guaraco. En passant à San Vito, nous observons une curieuse scène : l’inauguration d’une boucherie avec la bénédiction de la boutique par un curé en étole.
J’imaginais que le matin, nous retrouverions le calme de l’autre soir. Malheureusement, le parking est bondé, la plage couverte de parasols. Dominique ne veut pas s’éloigner de la voiture. L’eau est très transparente, un peu agitée mais pas trop.
Une baignade agréable C’est l’occasion d’une belle baignade au dessus de petits rochers plats velus d’algues que broutent les poissons/ Dominique se laisse tenter et me rejoint. Sans parasol, impossible de rester hors de l’eau.
Courses à Ostuni Nous reprenons la voiture pour Ostuni : donner les pellicules à développer chez le photographe et acheter des cadeaux pour toutes celles qui prennent soin de nos plantes. Ostuni est notre métropole, nous y avons nos habitudes, nos places de parkings, ma marchande de journaux qui vend le Monde, notre supermarché…Nous gravissons avec plaisir la rue qui monte à la Cathédrale bordée de magasins de souvenirs où je trouve un paréo. Nous rapporterons à Dominique Rétif des pâtes multicolores à Nathalie et à Jacqueline des objets en verre peint. En attendant que les photos soient prêtes, je commande un granité au café sur la plus jolie terrasse face à la Cathédrale sous l’arche Renaissance du palais Vescovile. L’appareil ne fonctionne pas on m’apporte un café frappé mousseux dans une coupe.
Encore un après midi tranquille au bord de la piscine.
Concert à Martina FrancaPour le spectacle à Martina Franca, je décide de m’habiller : l’ensemble blanc très léger venant de Cuba est tout à fait adapté à la circonstance, le paréo pourra servir d’étole en cas de fraîcheur.
Le spectacle n’a pas lieu dans la cour du Palais Ducal comme nous le pensions mais dans le Cloître de l’église S. Domenico.
Il nous faut traverser toute l’enfilade des places : la moderne grande et rectangulaire bordée de cafés et de boutiques chics, passer sous l’arc de triomphe, puis la triangulaire avec son bassin devant le Palais Ducal enfin la place du Plébiscite et la basilique San Martino et la plus belle place, bordée d’arcades, en hémicycle, avant de trouver l’église dans les petites rues.
Animation en soirée La vieille ville est éclairée. Toute une foule se presse. A près de 9 heures du soir les boutiques sont encore ouvertes. La petite ville endormie le matin est débordante d’activité. Les gens sont habillés pour sortir, cafés et restaurants sont pleins. Il semble que toute la ville soit en fête.
Farinelli Ré e ImperatorLe cloître est très simple chaulé de blanc entouré de grosses colonnes au fût rond ou carré. Un piano à queue des chaises alignées. Un monsieur âgé me donne son programme. Le titre Farinelli Re e Imperatore chapeaute un récital : des pièces commençant à Monteverdi (Couronnement de Poppée), Vivaldi, Mozart, Meyerbeer et Rossini . Les interprètes ne sont pas déguisés en Farinelli mais en costume sombre : deux hommes : un contretenor binoclard et un sopraniste jeune qui a l’air très timide, une femme mezzo-soprano également vêtue d’un costume d’homme. Au premier morceau du sopraniste on est un peu mal à l’aise, le chanteur déraille un peu. Cela fait plus penser à une performance sportive plutôt qu’au plaisir du chant. Puis, à mesure que la soirée avance, je m’habitue à la voix inhabituelle, l’artiste prend confiance et je me laisse séduire. La soirée passe très vite, variété des morceaux, beauté du cloître. Le bis est une surprise : Massimo, le sopraniste, est caché sous une arcade du cloître. Ensuite le contre-ténor chante « j’ai perdu mon Eurydice » tout le monde est debout. On quitte à regret le cloître.
Illuminations Dans la rue, il y a toujours autant de monde, la plupart des magasins sont fermés mais restaurants et cafés sont pleins. Sur les marches de la Basilique San Martino, des jeunes sont assis. Nous entrons. Les illuminations sont surprenantes : la lumière semble tomber des fausses fenêtres. Au dessus de l’autel, la statue d’un évêque (Saint Martin ?) est illuminée toute seule, c’est assez kitch. Finalement cet intérieur clair est très beau . Nous nous joignons à la passeggiatta, peu pressées de rentrer. Il fait si bon dehors. On revit après la chaleur de la journée. Dans toute la ville des groupes se tiennent, assis ou debout : des jeunes, des femmes qui tricotent, des vieux…Le thermomètre d’une pharmacie marque 30°C .