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 Naples et les Pouilles - quatre sem...
Italie Naples et les Pouilles - quatre semaines en juillet 2005 Dans ce carnet :
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Crée le 06/11/06
Dernière modification le 09/11/06

Quatre  étapes d'une semaine en tourisme rural et en Ffiat Panda dans les Pouilles et une dizaine de jours à Naples. Le temps de rayonner, de visiter les sites, d'aller au concert et de se baigner.

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 8 De Naples à Ischitella, gastronomie - Italie
MonteSantAngelo, une ville blanche

Autoroute vers Foggia.

Notre nouveau carrosse est une FIAT PANDA pas la rustique Panda ressemblant à une 4L ou à une 2CV que nous avions eu en Grèce avec un toit tellement ouvrant qu’elle ne se fermait pas et faisait autant de bruit qu’une mobylette. C’est le nouveau modèle à peine plus grande qu’une FIAT 500 ; elle est jolie, bleu nuit. Son coffre est tellement grand qu’il contient nos deux valises et le sac à dos. Très maniable elle est vraiment adaptée aux villes italiennes.
Samedi matin, la circulation est fluide dans Naples, nous sortons par la Tangenziale puis par l’autoroute de Bari. L’autoroute contourne le Vésuve puis traverse des montagnes très boisées. Des fumées s’élèvent dans les bois, je m’étonne qu’on ait le droit d’allumer du feu en été. La traversée des Apennins est rapide. L’autoroute enjambe des vallées sur des ouvrages d’art ou des montagnes dans des galeries. Les collines se couvrent se couvrent de cultures variées. La moisson, ici est terminée, les chaumes sont dorés mais les bottes ont été ramassées. Nous quittons la Campanie et entrons dans les Pouilles (Puglia ou Apulia des latins). Avant Foggia nous traversons une grande plaine très plate. Nous arrivons à Foggia à 11 heures, inutile de nous dépêcher d’arriver au gîte.

MonteSantAngelo

Et si nous allions à la maison du parc de Gargano chercher cartes et documents ? Nous croyons avoir qu’elle se trouve à MonteSantAngelo au dessus de Manfredonia. Foggia-Manfredonia  se fait bien sur une voie rapide. Manfredonia n’est pas seulement une station balnéaire, c’est aussi une ville industrielle et un port. Ensuite, la route s’élève en lacets serrés. MonteSantAngelo est une ville très blanche perchée sur une arête. Ses maisons ont une silhouette étrange : hautes constructions au toit en double pente. Il est midi et la ville est déserte. Le bâtiment administratif du Parc du Gargano n’est pas ouvert au public.
Assis sur les marches, l’épicier m’explique comment arriver à Ischitella. Il  propose de me copier l’itinéraire. Nous entrons dans la boutique : toutes sortes de saucissons, salamis, coppa et pancetta me font bien envie. Il y a même des grelots de sanglier et du provolone très appétissant.
La route traverse le promontoire de Gargano par des bois de chênes ver. Nous trouvons un coin pique-nique très agréable.

Arrivée à la Masseria

Vers 15H, par hasard, juste avant Ischitella j’avise un écriteau Masseria Giordano : nous sommes arrivées. Je me présente à l’interphone, on nous ouvre le cancello électrique- souvenirs de Toscane. La propriété est boisée avec des chênes et des oliviers magnifiques. Nous arrivons à notre ferme dans un bâtiment tout en longueur crépis de jaune avec six portes modernes aux persiennes métalliques vert foncé devant une bordure de carrelage moderne orange, chaises en plastique blanc.
L’accueil est cordial. J’entre dans la chambre très grande, dans une alcôve, un lit « matrimonial » recouvert d’un très beau tissu rayé vert et doré. Je trouve la salle de bain. Il y a la climatisation et la télé mais pas de frigo et rien pour faire la cuisine. Abasourdie, je sors « où est la cuisine ? » »Vous n’aviez pas commandé de cuisine » affirme Giordano avec aplomb. Je fouille dans mes papiers pour lei montrer la correspondance : j’ai imprimé tous les emails. Le seul appartement avec cuisine est occupé jusqu’à lundi, les gens devaient partir samedi, ils ont prolongé…

La demi-pension est à peine plus chère que l’appartement 2x35€ au lieu de 60€ mais nous sommes furieuses et déçues. Giordano essaie d’être aimable pour rattraper sa bévue. Il nous propose un coin pour nous dans le frigo du restaurant. Bien sûr, nous pourrons dîner où nous voudrons.

Ischitella


Ischitella est perchée sur une colline, elle épouse le petit sommet pointu, ce qui lui donne un air de cône blanc qui se voit de loin. A quatre heures, c’est encore la sieste, tout est fermé. Nous faisons u. tour dans le Centre Historique. Ce qui me plait le plus, ce sont les portes arrondies et finement ouvragées. Pour le ravitaillement, nous trouvons un petit supermarché. A l’edicola (mot qui m’amuse beaucoup) j’achète une carte du Gargano pour organiser nos excursions.
Un orage a éclaté et lavé à grandes eaux les rues du village et la route mais le soleil est vite revenu.

La plage de foce di Varano

La plage est située à une douzaine de kilomètres à Foce di Varano. La petite station balnéaire a l’air ancienne, village de vacances aux basses maisons blanches un peu délavées, des campings, quelques hôtels dans des proportions raisonnables. Les rues qui conduisent à la mer ont des noms de villes : Napoli, Messina,  Palermo, Catania…. Nous découvrons une plage de sable sans installation. Chaque famille est regroupée autour de son parasol. Le public est très familial plutôt pudique : pas de seins nus, pas de strings, les femmes ont souvent une sorte de paréo ou de résille pour cacher le slip échancré.
Il est six heures nous nous installons sans craindre le soleil. L’eau est tiède, il faut aller loin pour avoir de l’eau assez profonde pour nage. Les vagues sont tranquilles.

cîner gastronomique

Quand nous rentrons à la Masseria, nous faisons connaissance avec madame Giordano peu au fait de la méprise de son mari et de notre déception, elle refuse sèchement que nous dînions ailleurs que dans la sale à manger ou sur la terrasse. Puis tout s’arrange par magie. Le serveur, tout jeune est très gentil. On lui donne un pourboire, il nous installe sous le chêne devant notre chambre.
Le dîner est gastronomique : bruschetta à l’aubergine, fromage divers et variantes comme antipasti (on embarque le fromage pour le pique-nique de demain). Primi : des pâtes très épaisses et peu cuites avec une délicieuse sauce aux asperges Nous calons devant la viande mais je mange volontiers la pastèque. J’adore cela mais il faut être nombreux pour en entamer une. La nuit tombe, nous écoutons les oiseaux, les clochettes des chèvres, les chiens. Une bonne douzaine de chats nous tiennent compagnie. Il fait si bon que nous rentrons nous coucher à regret.
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