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 Naples et les Pouilles - quatre sem...
Italie Naples et les Pouilles - quatre semaines en juillet 2005 Dans ce carnet :
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Crée le 06/11/06
Dernière modification le 09/11/06

Quatre  étapes d'une semaine en tourisme rural et en Ffiat Panda dans les Pouilles et une dizaine de jours à Naples. Le temps de rayonner, de visiter les sites, d'aller au concert et de se baigner.

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 1. Arrivée à Naples - Italie
dans les ruelles il faaut lever les yeux et on va de surprises en surp

Le départ, plutôt une déroute !

Le départ de Créteil ressemble à une déroute. Hier, Dominique a cru perdre sa carte d’identité. Nous l’avons cherchée longtemps pour la retrouver dans le scanner. J’en avais fait une photocopie, une semaine auparavant. J’ai égaré mon trousseau de clés dans le hall de l’immeuble. Il ne me reste plus qu’à compter sur l’honnêteté de celui qui l’aura ramassée. Brigitte Cano devait nous conduire à la gare, elle s’est décommandée. Dominique, au volant de la 205 verte me dépose avec les bagages puis va la garer à Issaurat et reviendra à pied.
L’automate qui délivre les billets est en panne. Allons nous commencer le voyage avec une amende qui sera plus chère que le prix de la course de taxi jusqu’à Roissy. Par chance Martial, le prof de menuiserie de la SEGPA  passe et me vend deux tickets pour Paris. A la Gare du Nord il me suffira d’acheter le ticket pour Charles de Gaulle.
Le Terminal 9, celui des charters a été renommé Roissy 3. Seul le nom a changé ! Il ressemble toujours à un hangar vide. Une hôtesse se précipite et nous indique le numéro du comptoir d’embarquement. Le marchand de journaux n’a même pas le Monde. L’enregistrement des bagages est laborieux : les machines qui délivrent les étiquettes se coincent, ou les ordinateurs se plantent, ou les employés sont incapables … La queue n’avance pas. On s’impatiente.

En vol

Le vol dure moins de deux heures. Des nuages, par intermittence, cachent le paysage. Il est difficile de se repérer. Sommes nous encore en France ? Des sommets enneigés, sûrement les Alpes, mais où ? En France ? En Suisse ? En Italie ? Le voisin derrière moi croit reconnaître Lucerne. A nouveau les nuages couvrent le champ de vision.
J’ai pris les journaux italiens distribués par Méridiana. Je lis les pages consacrées à la reconnaissance par l’Espagne du mariage gay avec droit à l’adoption. Cette mesure vient en en accompagnement de tout un train de lois sur le divorce et contre la violence au sein du mariage. Je m’attendais à plus de critiques de la part des Italiens qui ont suivi les consignes de l’Eglise en boycottant le référendum progressiste sur la procréation assistée .La Repubblica présente les lois sans trop de commentaire. Le Corriere della Sera fait une interview d’une page entière de Pedro Almodovar.
Enfin la mer ! Des îles : Elbe ? Je cherche en Toscane les lieux où nous étions l’an passé. L’avion survole des montagnes, un lac, une ville perchée, peut être Cortone ? Nous perdons de l’altitude, signe que nous approchons. Le Vésuve est visible sur l’autre côté de l’avion à mon grand regret. Nous l’avions survolé en rentrant de Sicile et le cratère était très impressionnant.

Dans le quartier de la Gare : l’hôtel

Nous rejoignons facilement l’hôtel. Peu de monde dans l’Alibus, pas d’embouteillage non plus. Nous débarquons place Garibaldi juste en face de la via Milano d’où on vit l’enseigne de l’hôtel delli Nazione. Le réceptionniste, jeune, parle très bien français. Notre chambre est très propre, mobilier beige souligné de bois clair. Dans un cadre en bois, une reproduction de Guernica La climatisation est un peu bruyante mais bien nécessaire. La salle de bains, toute neuve. La chambre donne sur cour. Pour une nuit, ce sera parfait.
Premières impressions de Naples : les abords de la Gare font plutôt Tiers Monde, mélange de Barbès, d’Omonia ou de la takhana merkasit de Tel Aviv. Boutiques d’horlogerie et d’électronique, téléphones mobiles, Tavola Calda et restaurants bon marché bordent la lace sur les trottoirs, des étals divers, souvenirs africains, ceintures, pantalons et même des livres d’occasion. Des chalands zonent, des Africains, des blancs ressemblant à des gitans, d’autres un peu clochardisés.
La gare est très laide avec son auvent de béton gris aux énormes pliures en triangles grossiers abritant un hall encombré de guérites adossées au bout des quais. Au n°16 arrivée de l’Eurostar, nous devrions trouver le guichet qui vend l’Artecard  ou la Campania-Artecard , le passe magique qui devrait nous faciliter l’accès à tous les sites et musées.
Nous connaissons cette formule pour l’avoir utilisée à Vienne et à Budapest.

Promenade en direction du port puis Piazza del Carmine

Nous retrouvons le Vésuve à tous les carrefours dès que la vue est dégagée. Naples, c’est aussi la mer. Nous descendons le Corso Garibaldi en direction du port. Entre les bâtiments se déplace la cheminée bleue d’un bateau. Nous aboutissons sur une route très large in traversable. En face une grille enferme le port avec ses silos, ses docks qui cachent la mer. Inaccessible !
Nous marchons à l’aveuglette, sans carte ni guide, arrivons à la Piazza del Carmine. L’église, toute noire ne nous attire pas. Nous sortons l’appareil photo du fond du sac Piazza del Mercato. La lumière du soir met en valeur les couleurs vives d’un bric à brac incroyable. Des centaines de chaises de jardin ou de camping, des transats rayés, des parasols sont installés au milieu de la place, accompagnés d’échelles et d’escabeau en aluminium qui brille au soleil, plus loin, des tricycles, petits vélos et motos miniatures tous peints aux couleurs enfantines acidulées, rose bonbon, vert fluo, jaune criard. J’essaie la photo, le cadrage n’est pas facile. Tout cet étalage masque l’architecture de la place décrite dans le Guide Gallimard « en 1781 Securo réorganise cet espace irrégulier selon une scénographie rappelant l’architecture du théâtre….. »Sans la lecture du guide, de retour à l’hôtel, je n’aurais jamais imaginé que cette foire à la vie de plein air aurait pu cacher une merveille de scénographie !

Morale de l’histoire : ne jamais partir sans guide !

Tout autour de la place es enseignes proposent des feu d’artifice. Là aussi, Gallimard propose son anecdote : l’embrasement de l’église Santa Maria del Carmine chaque 16 Juillet. Si nous avions porté le livre nous aurions aussi su que cette place avait été le lieu de la révolte de Masaniello et le lieu des exécutions capitales.
Scènes de rue
Au hasard des petites rues qui tournent le dos au port. Les boutiques ferment, il y a peu de circulation automobile. Le quartier semble calme. En revanche les vespas occupent le pavé. Les conducteurs des bolides, sans casque,   ont l’âge du collège. Dominique appelle ses parents à Vendôme. La conversation tourne court : en plus des pétarades des engins, une alarme s’est déclenchée dans une voiture, on entend la sirène de la police. Impossible de s’entendre : on enverra des SMS !
Au dessus de l’épicerie, un seau en plastique bleu descend au bout d’une corde, une femme y place de la marchandise.
Les immeubles aux façades lépreuses sont parfois envahis de végétation. Un clocheton attire mon attention, ou un arbuste perché sur une coupole. Si j’espérais retrouver la noble distinction des ruines de Palerme, j’aurais été déçue. Ici, la pauvreté n’est ni distinguée ni pittoresque.
Nous aboutissons dans une artère animée le Corso Umberto 1er bordé de jolies boutiques. Ce sont les soldes. Nous sommes bien tentées par de jolies chaussures. Rentrons à l’hôtel après avoir acheté une escalope panée dans une Tavola Calda et une salade au Mc Do ainsi qu’une grande bouteille d’eau chez les chinois.
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