Le
pavillon d'or, ou
Kinkaku Ji, symbolise Kyoto plus que tout autre monument : beauté intemporelle des formes, fragilité du bois, arrogance de cet étalage de toits et de murs en or, défi au temps : depuis 1394, la résidence du shogun Yoshimitsu Ashikaga, devenu un temple bouddhique dès 1408, avait resisté aux guerres et aux incendies pendant 6 siècles. Il sera finalement incendié en 1950 par un moine qui estimait que les hommes ne devaient pas hononrer ce lieu pour son ancienneté mais bien pour sa dimension spirituelle. Même si ce geste peut paraître choquant (ce que Mishima dénonca dans son roman le plus célèbre, du même nom), le pavillon d'or fut reconstruit à l'identique... Le charme opère encore, plus que jamais, au coeur d'un jardin exceptionnel.