Avant de me consacrer à un autre sujet, envie de classer le chapitre lectures
Avant le départ difficile de faire une bibliographie, je ne sais pas ce que nous cherchons ni ce que nous allons trouver, j’emprunte des livres au hasard
Un roman sur le fils de Mozart, j’ai oublié le titre exact et le nom de l’auteur, ce n’est pas très grave, ce n’est pas un chef d’œuvre impérissable. Je pressens que nous croiserons Mozart au cours de notre voyage. A Vienne, bien sûr, mais là où nous l’attendons moins, à Eger dans la bibliothèque du Lyceum, une lettre manuscrite à sa sœur Nannerl après la mort de leur père
Schnitzler : Vienne au Crépuscule, le titre bien sûr mais aussi l’écrivain m’interpellent. je suis un peu déçue, Schnitzler est trop bavard à mon goût, ses personnages passent leur temps à bavarder. Si je le relisais au retour, je serais peut être plus sensible à la poésie des lieux, le personnage masculin et assez antipathique, musicien sans grand talent, séducteur sans charme particulier. Cette morale où la femme, même assez libérée se trouve toujours dans la problématique du « séduite-abandonnée » m’agace ; même si, le personnage féminin a assez de consistance
Joseph Roth : la marche Radeztski j’avais lu autrefois ce livre et il ne m’avait pas laissé de souvenir précis. Je l’ai ouvert en Croatie, alors que nous n’avions plus de guide pour préparer la suite du voyage et plus de temps libre pour la lecture. J’ai été très fortement impressionnée par cette histoire qui couvre trois génération presque quatre, entre la bataille de Solférino et le début de la guerre de 1914. Le grand père, paysan slovène entré au service de l’empereur, sous officier de l’armée autrichienne personnage obscur fondateur de la lignée. Le père, Le « héros de Solférino » qui sauve François Joseph et se trouve anobli, type de l’officier, raide, son fils qui ne sera pas militaire mais préfet, presque sosie de l’Empereur, le petit fils, militaire, velléitaire et peu glorieux qui finit par sombrer dans l’alcoolisme cantonné sur les marches orientales ukrainiennes attendant que la guerre improbable se déclenche, donnant sa démission la veille de Sarajevo. Fresque de tout un règne, de toute une géographie de l’Europe centrale, entre la Slovénie, vienne, Prague, l’Ukraine , avec en filigrane l’invasion de la Bosnie …
Elias Canetti le flambeau dans l’Oreille ce flambeau est le journal de Karl Kraus, que j’ignorais. Ce récit autobiographique me promène dans une période plus récente principalement à la fin de la première guerre mondiale, on y fait la connaissance avec toute l’intelligentsia viennoise et aussi berlinoise.
Stefan Zweig : Clarissa je n’avais rien lu de Zweig, je suis enthousiasmée, voilà un écrivain !