les vieilles maisons de la colline de Buda..[/i]
Il fait déjà bien chaud le matin, les rues de la colline de Buda sont encore vides et nous pouvons regarder les façades des vieilles maisons peintes de toutes les couleurs, ornées de festons guirlandes enseignes et grilles de ferronnerie.
Malheureusement les cars ont déchargé leur cargaison de français et de japonais qui se dirigent vers l’église Saint Mattias, fermée jusqu’à 13 heures pour cause de messe dominicale. Tant pis pour les touristes qui avaient prévu d’entendre la messe, ils sont refoulés comme les mécréants.
D’une vieille synagogue du XIVème siècle, il ne reste plus grand chose en dehors de deux peinture sur un mur : un arc brandi vers le ciel et une étoile de David.
Musée de la MusiqueUn vaste palais du XVIIIème siècle où a séjourné Beethoven a été transformé en musée de la musique. Nous sommes bien accueillies par les vieilles employées en tablier. De nombreux instruments sont présentés, des harpes ouvragées, des pianos, pianoforte, clavecins, piano carré ( ?) en bois clair, plusieurs cymbalums. L’atelier du luthier est reconstitué avec les violons mis à sécher Dans des vitrines, des flûtes, des hautbois, mais aussi des instruments paysans, des cithares grossières, une cornemuse bizarre. Une partie de l’exposition est consacrée à Bela Bartok : photos de ses recherches sur le folklore, vieil appareil enregistreur, partitions manuscrites, corrections …
petit musée de l'hôtellerie et du commerceLes touristes restent aux abords du Bastion des Pêcheurs entre la place Diesz Ter et celle de l’Eglise avec sa tour de la Peste (encore !). Dans les petites rues nous sommes bien tranquilles.
Dans le petit musée de l’Hôtellerie et du Commerce nous sommes plongées dans l’époque 1900-1935. Prospectus et photos de l’exposition du Millénaire 1896, époque du tourisme de luxe où l’on se déplaçait train en (horaires de trains), on descendait déjà au Gellert (une chambre) et chez Gerbeau qui vendait des chocolats de voyages et des biscuits dans des boîtes en fer. On emportait des malles et des boîtes à chapeaux. Vieux guides touristiques de l’époque ainsi que cartes postales de Budapest avant la circulation automobile et quand les cafés étaient dans leur plus grande splendeur. Le Danube bleu et d’autres musique d’époque nous accompagnent.. On a aussi reconstitué des vitrines de commerce, celle de l’épicerie 1930 est particulièrement réussie avec toutes les boîtes en fer et le comptoir.
Promenade sur les rempartsNous retournons à Diesz ter par la promenade des remparts qui offre de belles vues sur les collines, certaines sont rocheuses et vierges de toute construction.
Déjeuner à la terrasse d’un café d’une salade César sous de grands arbres avec une belle vue sur le Danube. La vaisselle et le service sont raffinés et le prix raisonnable.
L'église MathiasA 13 heures visite de l’Eglise Mathias, une surprise nous attend : une chorale de petites filles japonaises d’Hiroshima robes rouges, chemisier blanc qui chantent en latin, elles sont très mignonnes et peuvent avoir 8 ou9 ans. L’intérieur de l’église est complètement recouvert de fresques, malheureusement trop 19ème à mon goût. L’effet est surprenant.
Bains LukacsNous terminons l’après midi aux bains Lukacs.
Lundi 16 juillet : boucle du DanubeSzentendreParla route du nord, en trente minutes, nous sommes à Szentendre, très joli village touristique aux maisons peintes de jaune de rose ou de blanc avec des enseignes, des roses trémières, des petites rues pavées.Au moins 4 églises, dont deux orthodoxes serbes.
Malheureusement c’est lundi et tout est fermé.
Avant dix heures les marchands n’ont pas encore sorti leurs étals. C'est tranquille. A 10h débarquent les Allemands et les Japonais en car. Nous leur laissons le village, nous avons profité pendant une heure des jolies rues vides, de la petite placette au sol pavé de galets, ombragée par des tilleuls, autour d’une église toute simple avec une jolie fresque.
Exposition d'une sculptrice qui utilise la terre pour modeler des personnages ou des bas reliefs, je relève de nombreuses sources d’inspiration grecques ou orientales.
Nous suivons le Danube caché par un rideau d’arbres.
VisegradViségrad est située juste dans la courbure du méandre, situation stratégique commandant toute la vallée protégeant Budapest et la route de Vienne et de Bratislava.Nous montons à la citadelle, bien détruite et mal restaurée. Nous voyons beaucoup de béton et des briques. Le plus spectaculaire, c’est quand même la vue. La vie des seigneurs, un tableau de chasse, les tortures, les paysans,sont illustrés par des montages - on a vu mieux.
Piqueniquer sur les bord du fleuve!Après Viségrad la route longe le fleuve. C’est l’heure du pique-nique Exceptionnellement nous n’avons rien de prêt. Nous comptions trouver sur place des buffets, rien jusqu’à Estergom.
Estergom La basilique énorme visible à des kilomètre nous fait plutôt fuir. Toujours rien à manger !je finis par trouver un concombre et de la pastèque que nous mangeons avec des conserves sur le bord du fleuve sur une plage.
Pour traverser le Danube nous prenons le bac à Visegrad et découvrons une belle plage et tous les buffets servant du poisson frit des croquettes comme nous en rêvions toute à l’heure, la baignade est très agréable, je me sens bien rafraîchie.
VacLe ciel s’assombrit, il tombe d’énormes gouttes quand nous quittons Vac après avoir visité une basilique énorme commandée par Marie-Thérèse.
Le retour est tranquille jusqu’à ce que nous rations la pancarte "Margit Hid". Après cela tourne au cauchemar. On rejoint la voie sur berge mais elle file vers le sud de Budapest. On a bien du mal à s’en extraire. On tourne trois fois de suite dans les mêmes rues de Pest. Impossible de traverser le Danube. En plus il y a des travaux …Enfin nous retrouvons le trajet du bus 86, ouf !