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 Mitteleuropa. Un mois à travers l'A...
Autriche Mitteleuropa. Un mois à travers l'Autriche, la Hongrie et la Croatie. Dans ce carnet :
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Crée le 27/11/06
Dernière modification le 01/12/06

Vienne, Budapest, mais aussi des petites villes hongroises. Châteaux historiques mais aussi des bains thermaux et pour finir, enfin, la mer Adriatique...

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 4.Vienne Karskirche Stephansplatz maison de Freud KarlsMarx - Autriche
Vienne Karlskirche

Karlskirche

    La pluie contrarie nos plans,  prenons le métro U4 à Pilgram et deux stations plus loin, descendons à Karlskirche. L’église est vraiment curieuse : une coupole précédée d’un fronton, encadré par deux colonnes rondes, évoquant des minarets et deux tours carrées à toit en pagode de cuivre oxydé.
Lorsqu’on s’approche les minarets font place à deux colonnes trajanes avec des bas-reliefs comme à Rome. La façade à fronton triangulaire classique représente l’épidémie de peste de1713 ; Charles VI (le père de Marie Thérèse) avait fait vœu de la construction d’une église à la fin de l’épidémie.

intérieur très baroque

C’est la plus belle église baroque que j’ai jamais vue. La nef ovale est surmontée d’un dôme très haut. Au fond du chœur Saint Charles Borromée, en habit d’évêque tout en dentelle, est entraîné au ciel par des dizaines de petits anges, les putti siciliens tant aimés par Fernandez, certains crèvent le nuage et seules leurs têtes émergent des rondeurs.
Fresque de la coupole
La fresque de la coupole a été restaurée, elle est bien lisible. Une scène est parlante : un ange armé d’une énorme torche met le feu à la Bible de la Réforme. Ce n’est pas seulement la Peste qu’il s’agissait de combattre. Il y a bien une démonstration  flagrante des liens entre la Contre-Réforme et le Baroque.

La pluie a cessé, une timide éclaircie permet de prendre quelques photos.

Nous quittons le Baroque pour l’Art Nouveau : les pavillons du Métro Karlsplatz bien rénovés et le beau pavillon Sécession, pas de chance, c’est aujourd’hui jour de fermeture !

Naschmarkt

Le marché Naschmarkt est très joli avec ses boutiques exotiques grecques ou turques. Cela sent bon les olives et les épices. Après Marrakech et Istanbul nous sommes blasées ! Les épices sont vendues dans des petits godets fermés : cela n’a pas d’allure !
Jugendstil
Les maisons Jugendstil d’Otto Wagner sont face au marché : la maison majolique est décorée d’un rosier qui s’étale sur toute la façade carrelée tandis que les balcons sont ornés de feuillage vert (nymphéa ou lierre ?) La maison voisine porte des médaillons dorés et les feuilles sur les rambardes vertes sont plus simples.

place de la cathédrale, Graben

Stéphansplatz : les toits de la cathédrale sont vernissés brillants et colorés mais les murs sont passablement noirâtres. A l’intérieur, le baroque a colonisé la nef gothique qui est un peu encombrée. Il y a foule, on ne s’y arrête pas Dehors, il fait grand soleil, Dominique trouve un banc disponible et je pars explorer le Graben et les rues piétonnes voisines : beaucoup de beaux cafés et des magasins de luxe. Les vitrines détonnent un peu, c’est dommage! On doit en faire abstraction pour examiner les façades très ornées.

Je suis un peu déçue : c’est toujours du même style que le Ring, 19ème siècle pompier, genre Nice, monstruosité crémeuses avec caryatides et atlantes. J’avais espéré quelque chose de différent.
La colonne de la Peste rappelle le chœur de Karlskirche, encore des angelots débordant d’un nuage. En suivant nos guides on débusque les maisons les plus spectaculaires : le Palais Equitable, gros et noir renfermant une cage d’escalier en marbre donnant sur un patio fermé par une verrière.

Pour déjeuner, j’achète dans une pâtisserie un gâteau au pavot pour moi et un rouleau au jambon salade russe pour Dominique que nous mangeons sur un banc.
Peterskirche
Visite de Peterskirche, baroque, nef ovale comme Karlskirche mais en cours de restauration.

palais Ferstel
Dominique a potassé les guides, elle mène donc par la Naglersgasse étroite et tranquille bordée de maisons baroques avec guirlandes et angelots, visitons le palais Ferstel, une galerie italiénisante débouchant sur un patio où se trouve le Café Central où Trotski avait ses habitudes, fermé. Encore un escalier de marbre monumental, des atlantes de bronze, des luminaires 1900, difficile de cadrer les photos.

Schubert

Nous négligeons les musées et les palais pour aller à la recherche d’une des maisons de Schubert : la Dreimädlhaus cachée derrière le Ring. On y accède par un étroit escalier à une rue pavée qui tourne puis à un groupe de petits immeubles de deux ou trois étages. La terrasse fleurie du café Schubert donne un aspect campagnard, en dehors du temps, loin de la circulation du Ring, pourtant à un jet de pierre, des magasins classieux du quartier, loin des excès architecturaux de la fin du XIXè. Les maisons XVIII  ème de couleur pastel ont des guirlandes, un médaillon peint ovale représente les trois Mädel de la garçonnière de Schubert.

Maison de Freud

Pèlerinage à la maison de Freud, Berggasse 19, à l’extérieur du Centre. La Berggasse rue bourgeoise descend vers le canal du Danube. On nous confie un gros classeur rouge puis nous assistons à la présentation de vidéos des dernières années de la vie de Freud ; c’est assez émouvant de le voir en famille, peu d’intérêt autre qu’anecdotique, sauf peut être les images de l’arrivée d’Hitler à Vienne. La salle d’attente est meublée, avec sa table et ses chaises on dirait plutôt une salle à manger, quelques objets antiques des collections de Freud sont présentés dans une vitrine.

Les autres pièces sont vides, les murs couverts de photos et de fac-similés de documents, chaque numéro renvoie à un commentaire de Freud souvent tiré de sa correspondance , au début c’est amusant de voir ses livres préférés d’enfant , Hannibal, le héros sémite contre l’empire Romain, ses photos de jeunesse, la Bible familiale ornée de dessins égyptiens, puis les photos de ses professeurs, de Charcot Jung et Adler. Au bout d’un certain temps je me lasse. Dominique est plus persévérante. . Elle a trouvé enfin après toute une journée des toilettes gratuites pour se laver les mains, son TOC,  après une longue attente, elle voit ressortir une femme avec un air béat des chiottes Freud , cela l’a fait bien rire.

Vienne la rouge

En quelques stations de métro nous rejoignons les faubourgs de Vienne la Rouge pour visiter l’ensemble architectural du KarlMarxHof, nous sommes un peu déçues : l’énorme barre d’un kilomètre de long n’est pas visible dans son ensemble, nous n’avons pas le recul nécessaire. On se contente d’une vue partielle de HLM rouge et jaune, sobre, mais on sent la volonté de l’urbaniste de placer des statues dans une cité ouvrière. Dominique se demande bien ce qu’André Eydieux a été faire et pourquoi il a recommandé cette visite.
Stadtpark : musiciens
Retour au centre, tram sur le Ring jusqu’au Stadtpark : l’attraction consiste à chercher les statues des Viennois célèbres :Schnitzler, Brückner, Schubert, Makart, Franz Lehar, Strauss doré joue du violon. Il fait très chaud, le ciel devient brusquement très menaçant, nous rentrons sous l’orage et achetons en route deux escalopes viennoises dans un fast food.
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