plan d'Internet Créteil à 7 heures, avec seul guide l’itinéraire d’Internet. Cela fait drôle de voyager sans carte! Il faut reconnaître que la présentation est agréable, les indications précises et les temps fiables. L’autoroute est déserte et nous gagnons un quart d’heure sur les prévisions.
En forêtJolie surprise :des montgolfières survolent la Montagne de Reims! LA Lorraine est très boisée, nous ne quitterons la forêt que beaucoup plus tard, en Allemagne. Par la fréquence des sorties, nous devinons les villes et les activités industrielles (Opel, Bosch,…) sans jamais les voir.
Rhénanie : vignesVers Kaiserslautern nous roulons dans des vignes plantées dans le sens de la pente, les sommets sont assez pointus, les villages proprets au bas des côtes avec de jolies églises. Puis nous voyons des vergers, des champs de patates et de choux. Traversons le Rhin sur un pont haubané de filins d’acier très élégant. Puis nous quittons la Rhénanie pour le Bade Wurtemberg dans un paysage de collines riantes en évitant les villes. Le temps se gâte, nous mangeons dans la voiture .Passons en Bavière.
Ratisbonne : le Danube A15h15 nous atteignons l’étape fixée: Ratisbonne. La ville est fermée à la circulation automobile : c’est la fête. Une foule dense est rassemblée sur les bords du Danube et dans les petites rues aux façades multicolores. Partout, des fanfares en costume folklorique. Plus que la fête de la musique, c’est la fête de la bouffe : des tables en bois et des bancs sont installés sur toutes les places, dans les cours et dans les rues. Des stands proposent toutes sortes de nourriture : plats turcs, thaïs, pizzas, des nouilles dans des barquettes, des poissons grillés enfilés sur des bâtons.
Dans la cour de l’Evêché des serveurs apportent des bocks de bière et des portions de choucroute, un groupe de musiciens joue des airs folkloriques, les spectateurs sont d’âge très mûr.Image très "typisch" sortie d’un magazine touristique qui mériterait la photo. Je me ravise, je n’ai vraiment aucune sympathie pour ces buveurs de bière. De l’autre côté du Danube des babas, rockers dans une sorte de foire moyenâgeuse me paraissent plus proches et moins suspects. Les chapeaux de feutre avec leur plume de faisan et lederhose m’effraient. Nous déambulons dans la foule, difficile de faire du tourisme dans une telle ambiance, les fumets des étals nous distraient des façades, impossible de nous livrer à notre habituel safari photo.
J’entre quand même dans la cathédrale gothique illuminée de beaux vitraux colorés et dans une autre église baroque –pas trop- avec un orgue orné d’angelots musiciens. Dominique, en bermuda n’entre pas dans les églises. Tout le monde est endimanché, quelques dames mûres arborent des tenues folkloriques : jupe longue froncée, corsage blanc à manches bouffantes et chaussettes blanches .A part un groupe de cyclotouristes en cuissards, personne n’est en short.
Ratisbonne nous laissera le souvenir d’une villes aux façades peintes en jaune, rose, vert pale, bleu, aux rues étroites bordées de maisons anciennes très variées certaines ornées de sculptures de la Vierge, d’autres de têtes grotesques, de styles et d’époques diverses : une bâtisse étroite comme une tour avec de petits balconnets à balustre rappelle la Toscane. Juste à côté, un hôtel XVIIIème siècle peint en crème et orange, décoré de moulures délicates avec des bow windows carrés….
Le débit du Danube qui s’engouffre entre les piles du pont de pierre en tourbillonnant est impressionnant. On ne peut pas bien se rendre compte de sa larguer puisqu’il se divise en multiples bras, certains canalisés.
Mon rejet des bavarois en costume m’inquiète un peu pour la suite du voyage, difficile d’aborder une civilisation étrangère avec suspicion. En général, j’aime me laisser aller à la sympathie sinon ce n’est pas la peine !