Préparatifs
Départ 6h50 à l’embouchure de la rivière. Dans le petit port, les pêcheurs de homards avec leurs casiers rangés sur le quai et leurs cabanes toutes pareilles de vieux bois patiné, attendent l’ouverture de la pêche le 8 Août. Au débarcadère des kayaks, on distribue le matériel : gilets de sauvetages, pagaie puis jupe. Cours théorique d’un quart d’heure. N’importe qui devine comment utiliser un canoë. Le kayak exige une technique plus sophistiquée. Le kayak de mer est équipé d’un gouvernail à pédales. La jupe sert à boucher le trou d’homme pour le tenir au sec en toute circonstance. La pagaie double nécessite aussi des explications. A 7h30, nous voilà à l’eau pour la grande aventure. Nous avons des difficultés à nous synchroniser mais le vent de terre nous pousse. Nous arrivons bonnes dernières au premier arrêt malgré nos efforts.
Phoques et sternes
Le guide double la randonnée sportive d’un commentaire biologique et historique. Les animaux sont l’attrait principal : les sternes qui nichent par milliers et les phoques que nous approchons à quelques dizaines de mètres. On ne voit que les grosses têtes qui sortent et se cachent, on entend leur souffle et des hurlements comme des pleurs. Les sternes nichent sur les îles du cordon littoral, peu stables. Nous ne les approchons pas.
Episode humiliant
Episode humiliant : nous avons pris du retard sur le reste de la troupe. Notre kayak n’avance pas. Plusieurs fois je demande des conseils pour améliorer nos performances et la réponse : « c’est correct » ne nous aide pas. Le guide décide alors de nous faire remorquer. Nous sommes vexées. Le remorquage est toute une affaire : la corde est trop courte. Il faut la rallonger. Le jeune moniteur s’y prend mal. On tourne en rond. Pas question de se reposer il faut pagayer « de même ». on s’applique. Finalement nous dépassons notre guide et c’est même nous qui le tirons. Le chef décide de nous délier et nous rejoignons les autres à vive allure. A la fin nous arriverons le premières, piquées au vif !
Gîte Vautour
Dans l’après midi nous emménageons dans le nouveau gîte : Gîte Vautour.
Tourbière
Nous promenons le long de la rivière Koutchibouguac (de la langue micmac : rivière aux grandes marées) puis sur des planches dans la tourbière- intéressant commentaire - de l’extension de la tourbière au dépend de la forêt, sa forme lenticulaire : au centre la sphaigne croît plus vite que les autres plantes et élève le niveau.