Prospection!! Après toutes nos connaissances accumulées en géologie, les visites de Mines, il est temps de mettre en pratique l’expérience et de devenir nous aussi des prospecteurs ! L’occasion en est donnée au mont Lyall.
La mine d’agate se trouve à la lisière du parc de la Gaspésie, il faut prendre la route 299 qui traverse les montagnes du Parc. Nous sommes passées à côté du Site Serpentine et du mont Olivine (bon augure pour les géologues !).
Le Mont Lyall Le Mont Lyall est formé de rhyolite rouge. Son altération a donné de la kaolinite blanche dans laquelle se trouvent les agates. La mine est à flanc de la montagne. On a ouvert à la pelleteuse une dizaine de gradins.
ConcessionOn vend des concessions à la journée pour 20 dollars chacune et nous avons l’occasion de dénicher la fortune, en l’occurrence des agates ou des géodes. On nous prête le matériel : un pic et une chaudière (un seau) et des lunettes de sécurité. Nous avons trois heures pour la récolte : on parle ici de cueillette.
Après quelques explications, nous nous lançons à l’aventure. Pourquoi choisir un endroit proche de la bicoque que de nombreux visiteurs ont sûrement écumé avant nous ? Nous allons dans l’endroit le plus éloigné pataugeons dans la boue grise. Des engins ont préparé le terrain et tracé des gradins comme à Thedford Mines. Il s’agit d’arracher à l’argile les grosses boules qui contiendront peut être une belle agate. Les murets s’écroulent facilement sous nos pics. Pour choisir les nodules susceptibles de contenir de l’agate ou de l’améthyste, il faut repérer ceux qui ont trois cordons ou des protubérances arrondies les « bouillons ». En théorie c’est facile
Certains ramassent des géodes de plusieurs décimètres de rayon. Intransportables en avion ! Nous ne choisirons que les petites ! Nous montons donc à l’assaut de la montagne. Des images traversent mon esprit : celle des chercheurs d’or de la Ruée vers l’or ou les garimpeiros mais aussi blanche Neige et les Sept Nains ou les Strumpfs (nous courons certainement dans cette dernière catégorie !). Le soleil tape très fort et c’est heureux parce que nous ne souffrirons pas des moustiques. Cela permet de travailler en short. En pantalon long avec des manches cela aurait été insupportable (sans parler de la boue !) On pioche à s’en faire des ampoules cuisantes ! Au bout de deux heures nous avons rempli nos chaudières de cailloux ronds.
Sauf que la chaudière pleine de cailloux est insoulevable ! Une nouvelle image s’impose : celle des bagnards de Cayenne ! Sauf qu’on a payé 220$ pour transporter des kilos de cailloux d’une valeur très improbable. Avant de monter dans les étages supérieurs nous aurions dû réfléchir !
Il faut nettoyer les nodules au jet. C’est la partie la plus agréable du travail. L’eau est glacée et gicle partout. C’est rafraîchissant ! Heureusement on dispose de diables avec des grosses roues. On peut installer les deux chaudières. Le transport devient plus facile.
Dernière phase : le tri. Aucun de nos nodule ne paraît convenir à première vue. Peut être avons nous peiné pour rien ! Le spécialiste de l’Accueil est beaucoup plus indulgent et il n’en rejette que la moitié. Nous voici à la tête d’un carton plein de cailloux susceptibles de renfermer des trésors. Ce qui est excitant c’est qu’on ne sait pas ce qu’il y a dedans. Nous les portons à couper chez quelqu’un qui possède une scie.
Pour 40$ nous découvrirons nos trésors. Si on additionne les 12$ de bottes, les 40$ de la concession cela fait une journée bien dispendieuse.
Laundromat : on lave tout le linge !