Gastronomie Le petit déjeuner gastronomique est servi autour de la grande table d’hôte. Le mari de Marie Soleil est cuisinier au restaurant chic Mange-Grenouille. Il a préparé de grandes crêpes fourrées aux fruits frais. Dominique jette un froid en refusant sa crêpe. Marie Soleil est vexée.
La pluie a cessé mais il fait toujours gris et brumeux.
Porcs épics Accueil à l’entrée du parc de Bic par un Guide qui nous parle des porcs-épics. Ces derniers se nourrissent de tremble. Nous pourrons les repérer en cherchant des arbres dans les branches sont endommagées.
flèche sableuse de l'île des Amours A marée basse, on peut aller à pied à l’Ile des Amours par une flèche sableuse découverte. L’île est escarpée. Elle est boisée d’une épaisse forêt d’épinettes et de trembles. La géologie m’apparaît assez complexe : grès, shales et schistes ainsi qu’un conglomérat que la mer a érodé de façon curieuse : certains galets ont été dissous ou enlevés par la mer tandis que le ciment reste en relief : la paroi ressemble à une dentelle à jours ronds.
Marelles L’estran est recouvert d’une herbe très verte où luit l’eau dans les marelles. Les marelles sont le résultat de la fonte différentielle de la neige et de la glace au printemps. La glace fond moins vite que la neige. Elle décolle la vase et l’emporte au loin. Il reste un trou :la marelle.
Glaciels De gros blocs erratiques : les Glaciels, eux, datent de la dernière glaciation. L’île nous protège du vent du large. Sur la côte ventée, il fait très froid. J’enfile le Kway par-dessus la polaire. Une dame appelle cela « s’habiller en oignon ».
Dans les flaques, nagent des crustacés : les gammares.
Eiders Nous observons une troupe d’eiders à duvet (de leur nom vient l’édredon), des femelles et leurs canetons. Ils ressemblent à des canards fauve gris marron.
Notre premier phoque ! Au Cap Caribou, on signale des phoques dans l’anse aux Pilotes. Nous en découvrons un qui se prélasse sur un rocher émergé. C’est notre premier phoque ! Nous sommes ravies !
Paysage dans la Brume Dominique entreprend la montée sur une chaussée rendue glissante par des mousses. Au pas de course j’explore l’Anse aux Bouleaux. Nouvelle découverte : le sol est recouvert par de grandes plaques de lichen clair, les épinettes sont rabougries. C’est ainsi que j’imagine la toundra ! Ces lichens sont très lumineux et apportent un peu de gaîté au paysage. La brume donne un aspect irréel aux caps, presqu’îles et rochers qui apparaissent et disparaissent. Des conifères déformés par le vent s’accrochent à la côte donnent un air d’estampe japonaise.
Centre d'InterprétationLe Centre d’Interprétation du Parc de Bic est remarquable : une maquette géante du saint Laurent occupe une grande salle. Le socle figure la coupe géologique. Des petits tiroirs contiennent des échantillons ou des explications supplémentaires.
Eiders à duvet Causerie illustrée par des diapositives sur les Eiders à duvet. Ceux que nous avons vus ce matin sont bien des femelles. Les mâles sont partis muer ailleurs. Les femelles ne muent pas. Elles ôtent elles mêmes leur duvet pour préparer les nids et en recouvrent les œufs lorsqu’elles doivent s’absenter. Pendant les 4 semaines de la couvaison, elles ne s’alimentent pas. Les petits seront pris en charge collectivement pour que les mères puissent se nourrir. Le duvet est cueilli sur le sol. Les mâles ont un beau plumage noir et blanc avec des taches vertes au temps des amours.
Nous suivons la conférencière à la pointe des épinettes pour une observation sur le terrain. La mer est haute. Les gros glaciels sont noyés. Seuls quelques uns émergent et servent de perchoir aux goélands et aux eiders. Une surprise nous attend : deux phoques folâtrent dans l’eau ; leurs têtes apparaissent et disparaissent. L’observation au télescope est très joyeuse. Les eiders sont négligés. Tout le monde salue l’apparition des phoques qui font surface.
Dans la partie du marais exondée de magnifiques hérons se promènent.
Nous faisons connaissance avec les autres touristes, des campeurs canadiens en famille. Ils nous parlent de la Gaspésie et des baleines.
Nous sommes retournées chez le poissonnier de Rimouski acheter un homard. J’en fais une dissection approfondie pour ne pas en laisser perdre un gramme de muscle.