Dollarama Dernières photos du «
Soleil Couchant » par beau temps. Au village du Lac Megantic, une trouvaille : le Dollarama, boutique où tout est à 1$, vraiment tout : des slips, des chaussettes, des articles de décoration, des stylos…j’achète un saladier thaïlandais et u n couteau à plusieurs lames. La campagne est vallonnée avec des lacs. Les routes font des détours mais maintenant nous avons la recette pour ne pas nous perdre !
Maison du Granite mont st Sébastien Lac-Drolet La vue est magnifique. Les lignes de crêtes se superposent. Au loin, les USA et Twin Peak. Le ciel est trop brumeux pour une photo réussie. Au Centre d’Interprétation du Granite, rien de bien nouveau au sujet du Granite en dehors d’une carte géologique. En revanche, le travail des carriers et des ouvriers est présenté de manière vivante. On voit les carriers et les tailleurs de pierre percer une série de trous alignés et enfoncer des coins métalliques pour fendre le bloc de granite. La pierre était transportée par train. On nous raconte les rivalités entre villages pour le passage de la voie ferrée. Ce qui nous amuse c’est qu’elle devait passer par Saint Cosme en Beauce !
Sur la carte géologique des schémas expliquent la formation des Appalaches. L’épisode volcanique correspondant à la formation du Mont Royal et du Mont Mégantic ainsi que l’intrusion du granite sont Crétacé. Voilà ce qui confirme les dires du guide et qui répond à mes questions d’hier !
Sur la route qui mène à Thetdford Mines, nous cherchons des cartes postales de saint Cosme et le la Beauce pour envoyer à ma famille. Introuvables ! Nous pique-niquons au bord du lac Caribou. Au détour du chemin, un immense terril de roche concassée grisâtre barre l’horizon. La région est dévastée : remblais gigantesques, montagnes éventrées, bâtiments très laids.
Mine d’Amiante de Thedford Mine L’industrie de l’Amiante a soigné le tourisme industriel. Nous embarquons à bord d’un gros autobus «
tourisme de l’amiante ». Myriam, notre guide, sympathique et très dynamique commente le tour de la ville. Elle situe les différentes exploitations, à ciel ouvert ou souterraines. Un curieux cimetière est enseveli sous les gravats. De gros blocs remplacent les pierres tombales, emportées par les familles, les défunts, eux, sont toujours là…Les bulldozers remodèlent tout. Des quartiers d’habitations sont rasés. La mine à ciel ouvert, spectaculaire- toujours en activité – s’appelle Black Lake – un joli lac a été drainé pour permettre son exploitation.
explosion! D’un belvédère, au sommet, les camions semblent miniatures. Une sirène annonce une explosion. Une tranche de montagne se soulève sous nos yeux « Nous sommes chanceux ! ». La détonatrice et la seule femme à travailler ici. Le cratère ressemble à une pyramide en creux. Chaque gradin est haut de 13 m. au fond, une piscine turquoise. Une pelle mécanique monstrueuse charge les camions jaunes. Selon la nature du chargement, ils se dirigent vers le concassage ou vers le terril rocheux.
Chrysotile Myriam nous montre dans un court exposé, les différentes qualités d’amiante chrysotile. La taille des fibres détermine la qualité. Les fibres les plus longues étant les meilleurs et utilisées pour les vêtements ignifugés des pompiers ou des cosmonautes. Les plus petites servent à faire du fibrociment et même des céramiques très résistantes. Elle insiste sur les qualités de l’amiante chrysotile, serpentine issue de la transformation des olivines en présence d’eau piégée dans les roches de la croûte terrestre et métamorphisée). Selon elle l’amiante bleue ou brune formée d’amphiboles serait plus nocive. Bien surveillée, l’exploitation de l’amiante, ne présenterait aucun danger. Toutes les précautions seraient prises pour éviter que les ouvriers n’entrent en contact direct avec les fibres. En outre les matériaux de substitution n’auraient pas été testés à l’usage et pourraient se révéler dangereux.
Le Moulin Voilà pour la théorie ! La réalité s’avère un peu différente. Nous visitons ensuite le Moulin (sûrement traduit de l’Anglais Mill). C’est une usine énorme. Dans les salles d’énormes tamis vibrent. Il règne une chaleur étouffante et surtout la poussière contredit les propos de notre guide. L’ensachage est entièrement mécanisé. La chaîne travaille toute seule. L’amiante compactée dégage moins de fibres. Mais lorsque la visite st terminée nous ressentons une impression de saleté et une grande envie d’aller se laver.
Autre contradiction avec l’exposé sécurisant et lénifiant sur l’innocuité de l’amiante : les USA n’en n’importent pas, le Can ada n’en utilise que 1%. 60% sont destinés à l’Asie, 14% au Maghreb, la part des importations européennes diminue….
Toute la montagne est concassée, broyée. L’encaissant varie et on voit les veines des filons blancs. L’eau ruisselle dans une étrange piscine bleue. Cette couleur serait imputable à la présence de magnésium dans les roches au fond. L’eau, elle-même serait propre, limpide, même potable.
musée minéralogiqueLes collections du musée, très moderne et très pédagogique, sont magnifiques. Vitrines et panneaux expliquant l’histoire des Appalaches. On voit également des ophiolites et des pillow lavas. Sur une carte et sur la coupe on voit très bien les intrusions granitiques (de la Maison du Granite et du Mont Mégantic) ainsi que tout le cortège métamorphique :
grenats, diopside, disthène, chlorite. Un technicien à qui je loue la qualité du musée me présente le conservateur qui connaît la collection minéralogique de Paris VI . Nous évoquons le désamiantage de Jussieu.
gîte "Le kingsville"Au gîte
« Le Kingsville », l’accueil est très sympathique. Dans cette ville ouvrière, cette énorme maison bourgeoise entourée d’un beau jardin est un peu surprenante. Notre chambre est immense et confortable. On nous propose l’usage du salon et du jardin où nous dînons.