Rue Sainte Catherine. Nous retrouvons avec plaisir la rue sainte Catherine, ses façades peintes délirantes, ses boutiques. Le matin, la rue a un visage chiffonné de lendemain de fête. Le Festival de Jazz a laissé ses scories, son cortège de routards aux allures de clochards – ou peut être est ce l’inverse ?
Au bonheur d’Occasion Nous parcourons René Lévesque d’est en ouest, traversons le vieux Montréal, les quartiers d’affaire avec les gratte-ciel, passé Atwater, nous entrons dans le quartier anglophone de Westmount et cherchons le gîte Au bonheur d’Occasion rue Agnès recommandé par une collègue. Il se trouve sur une place rectangulaire occupée par un jardin public autour d’une fontaine vieillotte. Le quartier est construit de maisons sur trois niveaux de briques ou de pierres. Façades ornées de pignons, terrasses, toits pointus ou en tourelles, bow-windows, et bien sûr les escaliers extérieurs si typiques de Montréal forment un bel ensemble cohérent pourtant plein de fantaisie. Le gîte a servi de décor à des films. Nous prenons une réservation pour notre retour.
Arrivée d’Atlanta où les constructions paraissent anarchiques, la juxtaposition des quartiers résidentiels et les îlots de gratte-ciel m’avait complètement désorientée, je suis heureuse de trouver une ville structurée, un urbanisme lisible, des rues à angle droit et des quartiers bien individualisés .
Nous nous promenons sur les quais du Vieux Port avec ‘impression agréable de retrouver des lieux connus et pourtant dépaysants. Montréal nous est à la fois familière et étrangère. Nous sommes détendues, sans objectif touristique, avec l’impression d’être très loin de chez nous.
EcureuilsPique-nique au Mont Royal sous la surveillance des mouettes juchées sur des sculptures abstraites. Les écureuils gris nous guettent mais avec plus de circonspection. Inquiets, ils se dressent sur leurs pattes postérieures. Parfois, ils sautent à pieds joints avec des bonds comiques. Tranquilles, ils marchent. En juillet, ils sont déjà bien gras. Leur couleur gris fauve se confond avec les troncs des chênes et des érables. Nous leur distribuons les restes d’une pita libanaise. Il faut partager avec les goélands agressifs et très rapides. Certains écureuils sont très familiers. Les tamias marron les flancs rayés de jolies bandes noires sont les plus effrontés. L’un d’eux vient renifler les doigts de Dominique et s’agrippe un instant avec ses petites mains.