gorges du Dadès Nous découvrons tout d’abord les formations rocheuses des gorges du Dadès, puis des plus beiges dans lesquelles l’érosion a dégagé de gros prismes aux arêtes arrondies, comme des doigts levés vers le ciel. Le fond d de la vallée est boisé de vergers, de magnifiques noyers et de quelques peupliers. Cette vallée est très touristique : en face d’un parking des étals de souvenirs avec de beaux foulards berbères multicolores et des bijoux. Plus loin – pour la photo , - un dromadaire en plastique et deux mannequins. La route est bonne, de nombreuses auberges, cafés, hôtels attendent les touristes. Les villages sont prospères avec de nombreuses maisons de ciment à étages, mais cette fois ci avec un grand soucis de décoration, fer forgé, auvent de tuiles vernissées vertes à chaque fenêtre, carrelages bleus et blancs, et luxe suprême dans ce désert : des plantes descendent en cascade des fenêtres. Les villageois ont l’électricité , de nombreuses paraboles, les boutiques semblent bien organisées.
*Nous remontons donc le Dadès sur une trentaine de kilomètres. les gorges sont étroites, la rivière coule entre les parois rocheuses, puis la route s’élève et franchit un col dans les petits bancs serrés calcaires qui matérialisent les courbes de niveau.
Un convoi d’une bonne dizaine de 4x4 monte au col et, -quelle expédition ! – fait demi tour. Si nous avions un tel véhicule nous aurions au moins rejoint les Gorges du Todra !
travaux des champs Les champs sont très colorés, les coquelicots sont éclatants, dans les haies, les roses sont en fleurs. Dans tous les champs, des femmes en robes multicolores arrachent à la main les coquelicots qui croissent dans le blé, et en font des bottes. Nous essayons de les photographier, averties, je ne sais comment, l’une d’elles se jette par terre et toutes se penchent, on ne voit plus que des culs qui ressortent des blés.
La vallée se resserre la route grimpe à flanc de la montagne, le canyon est très creusé, il fait le tour d’une petite montagne l’enserrant dans un méandre.
Sur la route du retour, vers 11 heures, nous retrouvons les femmes avec leurs baluchons d’herbes dans un linge coloré qui remontent chargées tandis que les hommes restent plus longtemps dans les champs à bêcher.
de Boulmane à TinhirLa route P31 de Boulmane à Tinhir est toute droite traversant un plateau de cailloutis. Les grandes montagnes du Sakhro à notre droite, l’Atlas à gauche, peu visibles. Le soleil, à son zénith, écrase tout.
Chercher un coin pique-nique à l’ombre et à l’abri du harcèlement des enfants est une gageure. Arrêt apéro dans un verger de figuiers et d’oliviers, mais nous sommes rapidement délogés par une bande d’enfants. en remontant dans la voiture, je vois une tique énorme sur mon pantalon. Après Tinhir nous découvrons une jolie palmeraie dans les gorges du Todra. Un camping fleuri et ombragé sera le cadre du déjeuner .
Les gorges du Todra sont très fréquentées. Les parois impressionnantes font de l’ombre, la rivière qui sort d’une résurgence est très fraîche, mais les cars et les 4x4 gâchent tout. Il y a un restaurant au beau milieu des gorges ! Plus loin, la vallée est sèche et les palmiers semblent souffrir de soif. L’environnement est rocailleux, mais nous marchons tranquillement loin du vacarme de la circulation et des mendiants. Au retour la route qui paraissait ennuyeuse à midi, est magnifique. Le soleil rasant fait ressortir toutes les lignes de crêtes, les hauts sommets de l’Atlas se détachent sur l’horizon.
hammam Le Hammam de Boulmane Dadès est une expérience très différente de celle du hammam parisien.Tout a l’air fermé, je me présente au guichet, achète un ticket, la porte s’entrouvre et je suis accueillie par une jeune fille en culotte qui range mes vêtements dans un casier et m’embarque « à la douche ! ». Elle me fait signe de baisser les bretelles de mon maillot de bain. (j’aurais dû rester en culotte !) . Elle me conduit au fond dans la pièce chaude. Nous nous asseyons sur le sol très chaud, mais nous ne restons pas longtemps.Dans la pièce intermédiaire, elle me tend un démêloir à cheveux, rond en plastique avec des pointes, prend son gant de crin (synthétique) me frotte mes jambes. Elle ne parle que quelques mots de français et s’amuse bien à me faire la conversation en arabe. Finalement, avec beaucoup de gestes, je mime l’avion jusqu’à Marrakech, puis la voiture jusqu’à Ouarzazate(je tourne un volant imaginaire).
Elle veut mon numéro de téléphone pour venir en France. Elle a seize ans, elle veut savoir si je suis mariés, si j’ai des enfants : je lui montre mon alliance lui montre mes cheveux blancs et invente deux enfants étudiants. La seule chose que je sache en arabe : c’est compter, je compte, cela l’amuse. Le récurage de mes bras bronzés l’amuse aussi : la peau roule noir, elle contente de son travail, moi, moins, je vais sortir toute blanche.
On passe dans la salle froide où d’autres femmes nous rejoignent. Là, c’est rigolo, elles me balancent des seaux d’eau. Tout le monde rit. Dans les vestiaires, la plus âgée distribue des sucettes, on se rhabille en suçant des sucettes rouges.
DînerDîner : salade marocaine avec des tomates et des poivrons, puis des brochettes accompagnées de carottes, de pois, de tomates avec une très bonne sauce au coriandre et à la cannelle, et un très joli bol de semoule fine décorée d’un bouton de sucre blanc et de bandes de cannelle formant une croix. Pour dessert : yaourt maison et salade d’oranges bien présentée avec de la cannelle.