<< Voix-nomades.com, publiez votre carnet de voyage : carnets voyages par pays, récits de voyage, photos et blogs, expatriés >>
309 carnets créés, dont 3630 photos et 3953 articles publiés
Voix Nomades - Accueil >> Carnets de voyage >> Carnet de voyage Maroc >> miriam >> Arrivée à Essaouira
 Carnet de voyage – miriam
Vous êtes dans le carnet de voyage de miriam
Pour voir ses autres contributions dans voix-nomades.com, rendez-vous sur sa page perso de voyageur.

Ecrire à l'auteur | Ajouter cette contribution à mon guide perso | Signaler un contenu non conforme | Imprimer

 Atlantique, AntiAtlas, Atlas et Ria...
Maroc Atlantique, AntiAtlas, Atlas et Riads des Mille et Une nuits Dans ce carnet :
19 article(s)
0 diaporama(s)
37 photo(s)
Crée le 17/03/07
Dernière modification le 18/03/07

Février 2007 - d'Essaouira à Marrakech par le chemin des écoliers,  amandiers en fleurs et splendeurs des riads

Rechercher une contribution dans ce carnet :

Recherche par type


Recherche par pays

Carnets de route, regards photographiques, textes imaginaires, projets professionnels ou personnels, « passions voyageuses »….les carnets de voyage prendront la forme que vous leur donnez. Recherchez et publiez autant de textes, de diaporamas photos ou de dessins que vous souhaitez.

Créer/Gérer son carnet

 
 Arrivée à Essaouira - Maroc

170km séparent Marrakech d’Essaouira, tout d’abord sur la route d’Agadir très chargé à la sortie de la ville. Grands taxis jaunes de Marrakech, grands taxis bleus, camions croulants sous la paille retenue dans un filet ou empilant sur le toit pneumatiques, vélos et bidons, charrettes tirées par des ânes…

    Il faut être vigilant avec les limites de vitesse : 100 sur route 60 en agglomération. A l’entrée de chaque village les gendarmes surveillent à la jumelle. De nombreux barrages contraignent les autos à rouler au pas.  Nous n’avions jamais remarqué une telle présence policière. Sarkozy a-t-il fait des émules? Ces barrages ont-ils une autre fonction que celle de limiter la vitesse? De toutes les façons, les camions poussifs ralentissent le trafic. Nous mettrons trois bonnes heures pour arriver à Essaouira.
    Nous traversons une étendue pierreuse : le désert ou les champs en hiver ? Les maisons basses allongées se confondent avec le sol. D’étranges volumes à base rectangulaire et à section triangulaire accompagnent les maisons. La paille ou le fourrage sont protégés ainsi d’une pellicule de boue séchée. On prélève ce dont on a besoin en cassant un côté.
    Des troupeaux de moutons et de petites chèvres noires sont gardés par des bergers. Qui sont ils ? Curieusement, il n’y a pas de règle. Des adolescents nous font des signes amicaux. Des vieux enveloppés de burnous à capuchon pointu s’appuient sur des bâtons. Des enfants, des femmes gardent aussi.
Les ânes bâtés qui circulent sur les bas côtés sont nombreux. Montés par des hommes encapuchonnés ou par des enfants, ils seraient de bons sujets de photo ou de dessin. La lumière ne s’y prête pas. La présence de ces animaux me ravit. Plus loin, une paire de dromadaires tire une charrue.
    Derrière nous, l’Atlas enneigé offre un spectacle somptueux qui nous accompagne longtemps après Marrakech.
    Chichoua : le paysage verdit avec des champs de blé ou d’orge entourés par de grands murs surmontés d’épine, sans doute pour arrêter moutons et chèvres. Les maisons sont souvent chaulées de blanc. Les premiers pêchers fleurissent. Les touristes sont attirés par des inscriptions « coopérative des femmes » ou « Huile d’arganier », des tentes berbères brunes ou grisâtres sont dressées sur le bord de la route. Des tapis sont exposés, oranges éclatant rouges, avec de curieux motifs multicolores en damier ou avec des ondulations originales. Enfin ! Des arganiers, épaisse ramure sur un ensemble de troncs en bouquet ?
    Lorsqu’on s’approche de la mer les thuyas sont leur apparition. Essaouira a pour spécialité la marqueterie du bois de thuya. Peut être ont-ils été trop exploités ? Ils sont plutôt rabougris. A moins que ce soit la pauvreté du sol ou la sécheresse qui explique qu’on ne trouve pas de spécimen de grande taille comme les thuyas majestueux de Roscoff.
    Arrivée sur Essaouira sans problème. Un belvédère permet de découvrir la ville et l’océan. On descend d’abord par une zone d’hôtels de luxe puis la plage est bordée de petits bâtiments blancs, hôtels et restaurants. Comme Houssine me l’avait expliqué nous garons la voiture au parking en bordure de la médina près du port. Des porteurs nous attendent avec de grosses charrettes à bras. Pour trois jours, nous nous acquittons de  80 dirhams de parking. Le reçu est un minuscule ticket bleu griffonné à la main. C’est sûrement le tarif « touriste » mais qu’importe 8€ pour 3 jours !

Les » appartements de Jacques »

    Le porteur connaît les « appartements de Jacques ». il faut aller chercher les clés « au kiosque » qui est une librairie très bien fournie. Je me présente. L’homme se souvient de moi :

- "Une mini suite !" Me répond-il

     Je remplis la fiche pour la police tandis qu’il discute en arabe avec une femme. Je devine que quelque chose cloche. On ne me donne pas de clé. L’homme prétend que la réservation ne court qu’à partir de demain. Je lui tends le courriel que j’ai pris le soin d’imprimer.
     La petite caravane composée du porteur et de sa charrette, de Dominique et moi, s’ébranle en suivant une femme qui traîne ses savates. Je monte avec elle sur une terrasse. La mini suite est une chambre minuscule toute occupée par un lit de deux places. Au fond une « salle d’eau » rudimentaire d’une propreté douteuse. « Où est la cuisine ? – pas de cuisine ! ». La terrasse donne sur l’océan. Cette chambre serait idéale à la belle saison. On s’installerait sur la terrasse. Avec la pluie qui menace, cela ne convient pas. Je demande à visiter autre chose. La femme n’est pas étonnée.

-« On va aller au 5 » dit elle
- « Et la 8 prévue sur INTERNET ? », je hasarde
- « Elle est occupée, les locataires ont prolongé. La femme est malade. » invente la femme.

      Le nouvel appartement est à 75€ alors que le 8 était à 65€ et la mini suite à 35€ . De plus, il faudra déménager demain. C’est la maison des escaliers : la chambre est au 1er étage par un escalier carrelé blanc et turquoise. Par un escalier intérieur on accède à la cuisine – très bien équipée – il y a une chambre-salon au 3ème  niveau, un escalier en colimaçon conduit à la terrasse. L’appartement est ravissant mais aussi malcommode et très cher. J’ai surtout l’impression de me faire avoir. La femme n’insiste pas :

-  «  Je ne suis que la femme de ménage : »

En bas le porteur s’impatiente. Il prend la tête de notre expédition et nous entraîne plus avant dans la médina. Il sonne – sans succès – à une porte deux touristes allemandes sortent :

-  « La Madame n’est pas là !»

Le Bastion

      La nuit tombe. Nouvel arrêt. Escaliers, on arrive à une pièce biscornue, pas de vue, la cuisine au  niveau inférieur,  au rez de chaussée W.C. et douche. Au 3ème un salon à partager encore plus haut la terrasse.

-    « Pour 3 jours je vous ferai un bon prix ! 900 »
-    «  € ou dirhams ? »
-    « Dirhams ! »

     Moins de 30 € la nuit, c’est un bon prix. Restent les escaliers. Il faut descendrez 2 étages pour faire pipi de marches très hautes et inégales. Je donne 50 dirhams au porteur qui les mérite bien.

    Notre maison biscornue de la médina est très jolie. La chambre a une curieuse forme d’un triangle tronqué, pleine de recoins de niches et de corniches. Des murs crépis d’un blanc éclatant, au sol des carreaux d’un très joli vert sont recouverts de tapis colorés. Les luminaires sont les plus beaux ornements : une lanterne octogonale en dentelle de laiton est suspendue au dessus de la table. Deux grosses boules à pointes en vitrail éclairent  l’alcôve et le coin salon où se trouve un canapé. Une applique ajourée domine l’escalier. Des rideaux de satin bleu  tranchent sur le blanc. La base du triangle contient un  lit double recouvert d’un dessus de lit rouge orange parsemé de coussins. La pointe est meublée d’un canapé multicolore de poufs et de coussins. Pas d’effort de décoration dans la cuisine. La douche est minimaliste.

    Dominique grippée, n’a pas d’appétit. La dame ne cuisine pas pour une seule personne. J’ai apporté de la soupe en sachets. Cela ne suffira pas. Nous descendons faire les courses. A côté de notre porte se trouvent deux épiceries minuscules dont le comptoir s’ouvre sur la rue. On y achète de l’eau en bouteille. Des conserves de sardine de tomates garnissent les rayons. Des dosettes de shampoing en guirlande pendent du plafond. Une petite fille se fait servir de la farine au détail. L’épicier emballe quelque chose de pâteux dans un papier : de la levure ( ?) de la margarine ( ?) des cartons d’œufs sont empilés. Dans un garde manger grillagé et fermé : des galettes de pain. Plus loin une autre épicerie dans une pièce à peine plus grande vend des yaourts.

    Notre rue est sombre. Les façades sont austères. Il faudra prendre des repères pour retrouver notre porte. Nous avons oublié la carte « Le Bastion ».  Il ne faut pas se perdre dans la médina. Par une ruelle sombre qui passe sous des maisons,  nous découvrons des menuisiers qui travaillent le bois odorant du thuya. Nous aboutissons à une rue animée. Des lampes de cuir serviront de borne pour indiquer qu’il faut tourner. J’achète un sandwich : une demi baguette garnie de 5 boulettes minuscules de viande hachée, de salade de tomates, d’une généreuse part d’oignons et de carottes. Le marchand l’emballe soigneusement dans du papier. Je complète ce dîner avec des bananes achetées à un vieux marchand qui trône assis dans son étalage  au milieu des oranges  derrière une balance Roberval.
 Dernières contributions dans ce carnet
 Articles et Diaporamas

18/03/07 - Article - Arrivée à Essaouira
170km séparent Marrakech d’Essaouira, to...
18/03/07 - Article - Essaouira le port - la mé...
Cinq heures du matin : la pluie a fait r...
18/03/07 - Article - Essaouira Musée, galerie...
Musée Sidi Mohamed Ben Abdallah.  P...
18/03/07 - Article - Une longue journée de rou...
Essaouira Tafraout      E...
18/03/07 - Article - de Tiznit à Tafraout par ...
Kerdous et la Route des Amandiers  ...

Tous les Articles et Diaporamas

 Photos

18/03/07 - Arrivée à ...

18/03/07 - Essaouira ...

18/03/07 - Essaouira ...

18/03/07 - Une longue...