Dans les environs immédiats de Cuenca, le Qhapac ñan se perd un peu. La richesse de la campagne environnante est nette. Les riches villas de campagne des citadins alternent avec des pâturages verdoyants, où les vaches laitières abondent. Les vestiges du chemin paraissent aussi lointains qu'ils sont absents des mémoires.
Arrivée à
Tarqui, paisible petit village qui servit de point de repère Sud pour les mesures de l'arc géodésique en Equateur lors de l'expédition de La Condamine, au 18ème siècle. Le village est vide. Personne ne conserve le souvenir de cet événement dans le village. Bien qu'il s'agisse d'une communauté, la ville de Cuenca est trop proche pour donner une âme véritable à Tarqui.
Arrivée à
Jima. Nous souhaitons y acheter des chevaux et retrouver le tracé de la grande route Inca. Notre premier voeux sera déçu, pas le second. Après bien des questions, nous finissons par rencontrer un personnage sympathique, Jorge Argudo, le directeur du collège technique et président de l'autoproclamée « association du tourisme communautaire ». Il se fait appeler « ingeniero » par les autres membres du village. Il nous indique la route à suivre. Entre champs et fermes d'alpage, nous finissons par retrouver le lieu-dit de Raqhizhapa, à une heure au-dessus de Jima. Le Qhapac ñan y est à nouveau perceptible. Un peu plus loin, à la source du rio León, il sera encore plus marqué, dans un cadre magnifique. Pendant plusieurs jours, de Jima à Nabón, puis Dumapara (ruines) et Oña, la route poursuit sa course entre les communautés de ces Andes basses, à moins de 3000 mètres d'altitude. Il en sera ainsi dans presque tout le Sud de L'Equateur, vers Saraguro, Catamayo, El Tambo, puis enfin Amaluza, à la frontière avec le Pérou.
Aurélia et Sébastien