Jean-Luc. Il y a quelques semaines, tu as demandé de nos nouvelles. Une belle façon de lancer un dialogue autour de ce blog. Nous avons essayé de te répondre, chacun à notre façon. Parler plus de nous, ce que nous n'aimons pas beaucoup. Parler des gens que nous rencontrons et qui nous touchent, ce que nous préférons nettement... Tu regrettais l'indifférence et l'impossibilité de communiquer dans nos sociétés contemporaines. Il est maintenant évident que les moyens de télécommunication modernes, - Internet en tête – sont une illusion de ce point de vue. Ils n'aident pas à mieux nous comprendre quand bien même notre propre "constellation" n'arrive pas (toujours) à se donner les nouvelles qu'elle attend via ce blog !
Mais pourquoi ce silence ? Ai-je le droit de demander des nouvelles de Russie ? Malgré le chemin Inca, je conserve l'envie d'entendre parler d'ailleurs, de rêver, de voir d'autres gens que tu aurais rencontré à Saint-Pétersbourg, sur ton chemin. Ta propre constellation, racontée en version slave, et ta trajectoire, mot essentiel que tu évoquais avant notre départ. J'espère que le printemps russe ne t'empêche pas de te maintenir dans un autre imaginaire, celui des terres andines. Les deux ne doivent pas être incompatibles, sauf à supposer que l'on ne peut rêver d'ailleurs que lorsqu'on est chez soi, dans l’enfer du quotidien.
Je suis certains que d'une certaine façon, le Qhapac ñan passe par la gare de Vostonia....
Alors, quand et oú nos trajectoires vont-elles se rejoindre ?
Sébastien