Nous nous sommes tassés à 5 dans le taxi de Thierry et avons repris la route de Porto Novo que nous connaissons bien.
Songhaï Les trois jeunes ont profité du passage à Songhaï pour relever leurs mails. En plus de l’agronomie, Songhaï a également un centre de formation à l‘Informatique. On peut s’y procurer du matériel d’occasion à peu de frais : un ordinateur à 40 000 CFA en achetant séparément les composants. La visite de Songhaï m’a toujours intéressée bien que nos compagnons aient été beaucoup moins pittoresques que la classe d’écoliers de Sakété de l’année dernière. Une blanche emballe des savons ! Je lui demande ce qu’elle fait là. C’est une française, étudiante en « Humanitaire » qui fait un stage. En effet ! Nous avons tout à apprendre dans ce centre et pas seulement en ce qui concerne l’humanitaire.
Musée ethnographique de Porto Novo Les collections du Musée Ethnographique de Porto Novo sont présentées de manière attractive autour des étapes de la Vie. Dans la première salle on nous raconte les rituels de protection avant même la naissance puis les différentes étapes de la vie d’un enfant… la dernière raconte les rituels mortuaires. Le guide raconte très bien, nous éclairant sur tout ce qui peut paraître inaccessible des croyances animistes. Au sous sol, une très belle exposition de masques. Décidément les masques me plaisent de plus en plus. Puis notre accompagnateur nous plante devant un tisserand qui a installé son métier dans la cour du Musée. Nous n’avons pas envie d’acheter ni set de table ni nappe. On trouve le procédé très désagréable et nous retournons au taxi. C’est un malentendu ! Le guide avait prononcé une phrase que nous n’avions pas comprise : « Je vais chercher le reliquat ! » Il s’agissait de notre monnaie que j’avais oubliée. Il se précipite pour nous la rendre alors que Thierry était en train de démarrer. Nous ne lui avons pas laissé de pourboire et nous sommes sauvés comme des voleurs ! Il faudra se souvenir de cette expression « le reliquat » peu courante chez nous.
Marché et maisons brésiliennesLes jeunes ont une véritable passion pour les marchés et les pagnes de wax. Ils demandent à Thierry de s’y arrêter un moment. Pour ma part, j’espère y trouver des bananes, l’heure du déjeuner est passée depuis un moment. Le marché se trouve dans un vieux quartier où l’on découvre derrière les étals et les allées couvertes de tôle de vieux bâtiment ruinés des « maisons brésiliennes » maisons coloniales à étage que nous avions cherchées l’an dernier sans les trouver. Elles ont beaucoup de charme. Curieuse, cette mosquée qui ressemble à une cathédrale baroque du Nouveau Monde ! Je peux faire quelques photos sans être dérangée : les lampions qui éclairent sont faites dans des boîtes de lait condensé ou de concentré de tomate sur lesquelles on a soudé un cylindre contenant la mèche, des canaris et poteries amassées au coin d’une rue, des bassines plastiques contenant des pyramides de gari blanc ou de sel…
En repassant par Cotonou En repassant par Cotonou, nous avons encore des courses à faire : banque climatisée (quel plaisir !), supermarché où je gagne un T-shirt POSSOTOME près avoir acheté un pack et tiré un papier d’une loterie, pharmacie pour les moustiquaires. Une moustiquaire pour deux coûte moins de 4000CFA dix fois moins cher que si nous l’avions achetée en France !
Nous apportons les contrats à Sébastien. Son bureau se trouve dans un Centre de Formation au tourisme et à l’Hôtellerie dans un quartier retiré de la circulation automobile où la rue est sableuse et où pousse un magnifique manguier.
Nous rentrons tard à Helvetia juste le temps d’aller à la plage.