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 Carnet de voyage – miriam
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 Créteil/Pobé , Bénin, correspondanc...
Bénin Créteil/Pobé , Bénin, correspondance scolaire, échanges et tourisme... Dans ce carnet :
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Crée le 02/05/07
Dernière modification le 22/01/08

Apprès un séjour de découverte  du Bénin l'an passé, j'ai entraîné une équipe de collègues dans l'aventue d'un jumelage avec un collège béninois. Deux semaines de rencontres et bien sûr de visites

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 Les Béninois savent recevoir! Un accueil extraordinaire - Bénin

Les festivités en notre honneur

    Le CEG1 se trouve à l’entrée de Pobé que nous ne visiterons donc pas. Nous avons 30 minutes de retard sur le programme des festivités. Nous passons entre deux rangées de scouts qui font le salut à 3 doigts. Cela me renvoie 40 ans en arrière ! La haie d’honneur est complétée par les correspondants en tenue du dimanche aux vives couleurs, tirés à 4 épingles. D’un côté, les 4ème M1, de l’autre les 4ème M2. Nous avons l’impression de passer en  revue les élèves de manière quasi militaire. Mes trois jeunes collègues n’apprécient pas trop. Au niveau des correspondants, notre groupe se scinde. Je fais le portrait de chaque enfant pendant que Damien note les noms. En face, Stéphanie et Laure font de même. Mon cœur se serre. Les 4èmeM2 n’auront ni lettres ni cadeaux. J’ai essayé de réparer  en urgence cet oubli. Seules Hana et Maéva ont écrit et je n’ai rien à offrir. Comment faire la distribution aux uns sans blesser les autres ?

    Une table d’honneur est dressée couverte d’une nappe blanche fleurie de bouquets en tissu. Le programme de la journée est très complet. Derrière nous, à l’ombre d’un beau manguier, une véritable salle de classe est installée. D’un côté, les professeurs, de l’autre les élèves. Les classes sont logées dans des bâtiments en longueur construits sur des blocs de ciment qui font une estrade parfaite pour le spectacle qu’on a préparé en notre honneur.

    Chants et danses de bienvenue : les filles ont peint des taches blanches sur le décolleté et sur les bras. Elles portent leurs plus beaux bijoux et leurs plus beaux atours. La vedette est Floride en robe verte et magnifique pectoral en or, ses cheveux cachés par un turban vert assorti. Elle chante avec assurance et danse très bien. Le Directeur nous explique que c’est l’hymne national.
    La pièce de théâtre écrite en notre honneur raconte l’histoire d’un père qui impose à sa femme les quatre enfants de son frère décédé. La femme soumise apporte de l’eau de bienvenue à son mari, lui enlève sa veste. Elle oppose un refus catégorique : « Non ! Ces enfants ne resteront pas chez moi ! » . Face à son mari, elle boude. Dès qu’il s’absente, elle devient une marâtre tyrannique. Les enfants se sauvent et sont recueillis par un homme de la FEFA (formation et Education pour la Femme et l’Adolescent) , l’ONG qui est intervenue dans notre projet de Jumelage et dont Thimoléon est le Président. J’ai le souffle coupé. Jamais je n’aurais pu imaginer une telle organisation : ces chorégraphies, cette pièce de théâtre. Jamais nos élèves cristoliens n’auraient pu soutenir un tel travail avec une telle application et une telle discipline.

    L’organisation, la discipline, sont la mission des scouts qui déménagent les éléments du décor et les costumes. L’actrice principale lit un très long discours résumant le Projet du Jumelage entre les deux collèges. Je suis à la place d’honneur en tant qu’instigatrice du projet avec Thimoléon. Je suis très émue. Rouge de confusion (aussi à cause de la chaleur). Dans ma tête trotte l’idée insidieuse : comment répondre à un tel discours ? Prendre la parole devant mes collègues ne m’intimide pas, en principe. Aujourd’hui je m’en  sens incapable. Heureusement, on ne me le demande pas.

     Le Directeur est un colosse habillé d’un magnifique boubou blanc damassé. Il est très impressionnant. De sa haute stature, il délivre un discours majestueux et africain. Je ne sais plus si c’est Thimoléon ou Romain qui a commencé par ces jolies paroles : « En Afrique, la pluie est un heureux présage. Il a plu le jour de votre arrivée. Puis le soleil est revenu avec la chaleur de l’Afrique. Notre Projet est donc réalisé sous les meilleurs auspices. »

La visite du collège

    La visite du Collège commence dans le bureau du Directeur ; bien exigu pour un tel personnage ! Je n’aimerais pas être l’élève convoqué pour des réprimandes dans cette pièce. Au mur : les plannings, les effectifs des classes mais aussi des maximes photocopiées en grosse lettres noires :

« ACCEPTER L’IDEE DE LA DEFAITE, C’EST DEJA ETRE VAINCU » (Maréchal Foch)

ou
      MEDITATION DE LA SEMAINE :
"VOS PROFESSEURS SONT DURS AVEC VOUS PARCE QU’ILS DOIVENT L’ETRE. PARCE QUE C’EST LA SEULE MANIERE D’ENSEIGNER DONT DISPOSE UN BON PROFESSEUR » .


    Nous retrouverons ces maximes décorant la salle des professeurs et dans les classes. On y a ajouté d’autres affiches /

          « MOI TRICHER ! JAMAIS »

Ou        « LE BAC EST PRIVE ET PERSONNEL A DIT UN CONTEMPORAIN ».

Voltaire est également cité :

« LE SUCCES DEPEND DE LA CHANCE, DU TALENT ET DU TRAVAIL.
    HORS, LA CHANCE EST ALEATOIRE
     LE TALENT EST HEREDITAIRE
    LA SEULE CHOSE DONT ON PEUT ETRE SUR  EST LE TRAVAIL »



Partout la morale est placardée noir sur blanc sur les murs rougis par la poussiére. Seule diversion : un concours pour la Prévention du Sida qui a pour récompense des clés  USB, et qui donne une illustration modeste du XXIème siècle. Sinon, aucune décoration,  aucun panneau.
La Photocopieuse

Entre la Salle des professeurs et le bureau directorial, dans un réduit deux ordinateurs antiques et une photocopieuse fatiguée.

A la vue de cette machine, l’inquiétude me saisit. Les 540 €  récoltés grâce aux lâcher de ballons risquent d’être attribués à l’achat d’une photocopieuse. C’est le désir du proviseur.  Je le comprends fort bien. Mais je ne suis pas prête à lâcher les bénéfices gagnés par les enfants pour un tel achat et ceci pour multiples raisons. D’abord, je ne me vois pas l’annoncer à mes élèves. Ensuite je ne donne pas une espérance de vie bien longue à une telle machine avec les coupures d’électricité que subit actuellement le Bénin, les sautes de tension… Heiner m’avait d’ailleurs recommandé d’argumenter à l‘Africaine : « poussière, humidité, chaleur, pluie… ». De plus, Sébastien m’a dit qu’on ferait payer les élèves 15 CFA la photocopie pour le papier, l’entretien...Cela achève de me détourner de cet investissement. Mes coéquipiers m’ont abandonné la partie : « pour la photocopieuse, tu gères ! » avait laissé tomber Damien.  Je ne me sens pas du tout de taille à négocier avec le Directeur, au propre comme au figuré. Malgré sa bienveillance, c’est la seule personne qu’on n’appelle pas par son prénom comme Thimoléon ou Romain. Il me tutoie mais je n’ose pas lui rendre la pareille.

     Entourés par de nombreux professeurs nous visitons les locaux. A l’extrémité une sorte de hangar aux structures tordues rappelle les effets d’une violente tornade qui a emporté les « tuiles »(il s’agit de plaques de fibrociment) et aspiré les plafonds de contreplaqué. On a recouvert de tôle en urgence. Sans plafond ces salles doivent être des fournaises. Le mobilier est uniforme : pupitres et bancs de bois sombre comme ceux de nos écoles de la 3ème République quand Instituteurs et Professeurs portaient chez nous la blouse et étaient encore des notables.. Temps bien révolus chez nous qui semblent perdurer ici. Ne pas s’y fier !Le collège est postérieur à la décolonisation, il date de la fin des années soixante.

    Sur le tableau, des différentielles et des intégrales, un circuit électrique et des solénoïdes. C’est le Programme de physique des Terminales Scientifiques. Dans un coin du tableau, encadré par un cartouche soigné terminé e,n volute comme un parchemin l’inscription BAC J-62 / ALLAH/JC. Le CEG1 est laïque. Au Bénin multiconfessionnel, on ne réprime aucune expression religieuse « pourvu qu’elle ne soit pas ostentatoire » complète mon collègue de SVT, un homme âgé grisonnant vêtu d’un costume bleu sévère datant peut être d’une période où le Bénin  était socialiste. L’Afrique a un autre sens de l’ostentation religieuse que l’Europe quand un débit de boisson s’appelle « Magnificat » ou « Dieu le fit » ! Pour supporter le soleil j’ai fait un turban de mon voile turc tout à fait islamique puisque acheté sur les marches de la mosquée de Beysehir. « En France, je ne pourrais pas me coiffer ainsi » je rétorque à mon collègue. 3Au Bénin, les Musulmane ne peuvent pas n on plus venir voilées à l’école ! On leur fait ôter le foulard ». il n’empêche que sur toutes les photos que nous rapporterons je serai enturbannée !

     Dans la salle de mathématiques, le tableau est couvert d’équations calligraphiées d’une main experte. Cours d’un autre âge ! Les élèves de Terminales sont venus malgré les vacances suivre un cours de rattrapage sur Bachelard. Au tableau plusieurs paragraphes écrits de mains différentes sont discutés par le reste de la classe (une vingtaine d’élèves).

-    « Le professeur est il bénévole ? »
-    « Non, payé ! »

    Les salles de classe de SVT et Physique et Chimie sont meublées de belles paillasses carrelées avec un évier, l’eau et des prises électrique. Plus belles que les miennes ! Quelles sortes de TP font ils ?

    Nous traversons les installations de sport sans les voir. Si Laure ne s’y était pas intéressée nous n’aurions jamais remarqué le terrain de basket sans panier ni celui de volet où deux arbres morts permettent de figurer le filet. Une chèvre très enceinte broute l’herbe qui pousse sur le terrain de foot.

La bibliothèque : un Projet enthousiasmant


    La visite se termine au CDI qui ressemble plutôt à une réserve de manuels. D’antiques séries Ses s’empilent. Pour un tiers, des manuels africains. Les autres sont des collections que nous reconnaissons tous. J’ai utilisé en 1985 le Bordas avec la Chauve souris et le Hatier avec la Coccinelle en 5ème était déjà en usage quand je suis arrivée à Schweitzer en 1984 (un manuel excellent avec des documents de haut niveau) laure reconnaît le livre d’Espagnol qu’elle a utilisé étant élève. Elle saisit la couverture qui lui reste dans les mains. Les 70 manuels de SVT  qui sont à l’origine de mon projet de Jumelage vont-ils encombrer ces rayonnages ? mon collègue au costume bleu m’assure qu’ils seront utiles. Autour de 4 tables basses à peine une douzaine de places assises. Pas de prêt : les ouvrages sont à consulter sur place. Je reconnais la bibliothèque citée dans les lettres des correspondants. L’idée du Directeur est d’ouvrir le CDI sur la salle de classe mitoyenne, d’y installer des sièges des tables et des rayonnages. Cette bibliothèque pourrait être ouverte le samedi et le mercredi après midi en dehors des cours. Je saisis la balle au bond. L’agrandissement du CDI est exactement le projet que nous souhaitons financer !A Simone de Beauvoir, le CDI est exemplaire. Il est très fréquenté par les 4èmeD qui font partie du Club Pobé. Dans leurs textes racontant le lâcher de ballons ils ont souvent écrit que la recette permettra d’améliorer la bibliothèque. Cet investissement bénéficiera directement aux enfants. Il peut s’inscrire dans le long terme. Nous pourrons continuer à envoyer des livres et des fonds. Je rayonne ! je tiens mon idée ! Le menuisier pourra faire exécuter les étagères par les élèves. Nous pourrons fiancer les planches, le « portillon », le contreplaqué du plafond et peut être la peinture. Mon enthousiasme semble communicatif. Thimoléon est ravi, le Directeur aussi. Je n’aurai pas à plaider contre la photocopieuse.

Déjeuner en salle des profs

    Marcelle a apporté le déjeuner en Salle des Professeur. Aidée de la correspondante de Maéva, elle nous sert des salades variées, spaghettis, tomates, concombres, pois, et gésiers de volaille. Je ne savais pas que le poulet qui avait fourni son gésier allait apparaître en plat de résistance avec des pommes de terre et des légumes. Les légumes sont délicieux !choux carottes et gingembre que je n’avais pas identifié.

La couturière

    Nous parlons à Marcelle des pagnes que nous avons achetés au marché. La femme de Romain est couturière. C’est une dame très menue et très chic qui prend nos mesures qu’elle inscrit dans un cahier d’écolier. Nous voulons les robes que porte Marcelle : celle de l’aéroport avec les « nervures » et celle d’aujourd’hui avec un volant. Marcelle porte en bas un pagne, elle nous recommande la jupe. Nous ne saurons jamais nouer le pagne comme il faut ! Laure a envie d’essayer. Je crains le ridicule s’il se défait ! Nos tenues seront prêtes à notre prochain passage jeudi 19 ;

Le Lâcher de ballons du 8 mars

    Je sors du sac le porte-document contenant les compte rendus des réunions du club Pobé, les « articles » des 4ème D relatant le lâcher d ballons et la Fête du 8 mars, les cartons des ballons revenus de toute la France, les lettres des correspondants ainsi que le CD contenant les photos qu’on regardera sur l’ordinateur de Thimoléon, j’ai aussi, un petit album photos. Malheureusement c’est le moment que mon collègue de SVT choisit pour me montrer le laboratoire. Je n’aurai pas le plaisir de voir les réactions des béninois au diaporama !

    Nous convoquons les 4ème M1 pour distribuer les lettres et  les cadeaux des correspondants. Tous ont une lettre et quelque chose. Les lots ne sont pas égaux. Florentin, le correspondant de Corentin sera servi le premier avec son magnifique maillot de foot floqué à son nom avec le numéro 10 (celui de Zidane) Onésime partagera ses 4 maillots du marathon de Paris avec ceux qui n’auront rien, de même Kathib à qui Alexis a acheté 3 mangas. J’ai emballé dans du papier cadeau tout ce qui me semblait convenable : stylos plume, CD  même une montre. La distribution se passe dans la bonne humeur.

En regardant le match, les filles se font des tresses

    Au programme match de foot professeurs/ é lèves. Les joueurs n’ont pas de chaussures mais ils portent des maillots et des shorts. Nous ne sommes pas des spectatrices assidues. Laure et Stéphanie se font tresser les cheveux. Autour d’elle toute une cour de filles qui s’amusent à tresser les cheveux européens lisses et fins. L’une d’elle soupire :

-    « J’aurais tant aimé avoir des cheveux raides ! Mais Dieu ne me les a pas donnés ! »

      Nous leur posons des questions sur leur quotidien, Floride, la danseuse doit faire 5 km à pied pour venir au collège.
Assis à l’ombre sur un banc je suis entourée de quatre petits très doux. Je ne les aurais jamais imaginés si petits avec leurs uniformes sur la photo de classe. Ce sont Onésime, Khatib deux filles et un  grand de seconde Je leur montre les photos du lâcher de ballons. Onésime, à mes genoux me demande :

     -» raconte nous l’histoire de Créteil ! »
Je lui parle du village ancien, de la très vieille église qui a vu le Roi Dagobert (il ne connaît pas la chanson) puis des sablières, du lac qui s’est rempli tout seule avec l’eau de la  Seine et de la Marne, des quartiers modernes, des tours, des rues dont le nom commence par la même lettre. Ils écoutent religieusement.
-« Est-ce que les professeurs sont durs ? » demande une fille
- « Non mais les élèves sont bavards ! »
- « Bavards ! » les enfants sont rêveurs. A Pobé, on ne bavarde pas en cours. Cela ne leur viendrait même pas à l’idée. Il faudra vérifier cela auprès des collègues. Jamais les problèmes de discipline ne sont évoqués même avec des effectifs très lourds. Ici, les problèmes sont matériels.

    Le match de foot a repris. Damien voulait jouer pieds nus comme les enfants. Un collègue lui a prêté des vraies chaussures de foot mais il doit quitter le terrain avec de grosses ampoules.

Les mangues : les fruits de l’Amitié

    Avant de partir on nous sert pour goûter des ignames frits avec du beurre. C’est très farineux. Derniers discours, sur la table un carton contenant les fruits de leur arbre de la cor : les mangues, fruits de l’amitié. Il faudra surveiller leur maturation et les manger au fur et à mesure. Dans une enveloppe nous trouvons les T-Shirts oranges du Collège : l’Aigle Bleu de Pobé qui tient dans son bec un livre. Nous les revêtons pour la photo. Dernier cadeau : un livre écrit par un écrivain de Pobé dédicacé.

Lundi de Pâques, tout Cotonou est à la plage

Nous quittons Pobé à 18 heures. Nous roulons de nuit. Il y a beaucoup de circulation ce lundi de Pâques. A l’approche de Cotonou c’est l’embouteillage. Thierry a téléphoné : la route des Pêches est bloquée par tous ceux qui ont passé la journée de vacances à la plage. Ceux qui n’ont pas trouvé de zemidjan rentrent à pied, glacière à la main. Une foule compacte avance vers nous. Thierry essaie des itinéraires dans les rues poudreuses. Rien à faire, on retombe toujours sur des routes bloquées. Il fait nuit noire quand nous roulons sur la piste de l’aéroport. Les petits lampions faits avec des boites de lait allumés comme le soir de notre découverte de Cotonou.

Bonne arrivée, les moustiques !

    Nous rentrons à 9heures à Helvetia. Moronikê est déjà partie coucher ses enfants. En cuisine, il ne reste plus que Parfaite qui nous réchauffe des spaghettis bolognaises.
    Toute exaltée par la journée, submergée par l’émotion j’oublie les règles élémentaires de prudence. J’omets de m’enduire de crème anti-moustique et de revêtir des pantalons imprégnés d’insecticide. Je vais me repentir de mon imprudence pendant au moins trois jours. Mes jambes sont boursouflées d’horribles piqûres violacées qui grattent terriblement. J’en retire une conclusion optimiste : c’est la vérification expérimentale de l’efficacité d’Insect Ecran. Pour une fois je l’oublie et je suis bien punie !
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