Le Nouveau Président! Un ULM (aile delta motorisée) survole la ville tirant une banderole à la gloire du nouveau président. Tout le marché l’acclame. Des femmes se mettent à danser. Fait exceptionnel, elles me demandent de les prendre en photo pour témoigner leur joie. Je m’exécute bien volontiers. Pour une fois qu’une photo n’est ni volée ni achetée !
Dernière étape à Cotonou :
la Galerie des Arts et de l’Artisanat, sorte de village reconstitué avec un grand nombre de magasins de souvenirs. Je suis frappée par la qualité de la menuiserie et de la sculpture sur bois. Nous nous promettons de revenir avec Thierry pour marchander un batik « je vous casserai les prix », promet un marchand.
Pour déjeuner, nous achetons des avocats, des mangues, une papaye et des oranges. Je suis surprise par le prix : 1100CFA, nous en aurons pour plusieurs jours.
Devant une grande église, une foule est massée, la chemise jaune des zemidjans ressort. Les taxis et motos sont à l’arrêt. Le nouveau Président est à l’église. Sous un crucifix, perches sur les marche on voit une troupe, officiels ou sécurité ? Le cortège de voitures noires s’ébranle. Celle du Président est immatriculée « PR ». Dominique essaie de faire la photo. Le couvercle de l’Olympus lui reste dans la main. C’est une panne que je connais : il suffit de le faire coulisser avec précaution et de bien appuyer sur les contacteurs.
CocosSur le chemin des Pêches qui nous ramène à Helvetia, Thierry arrête la voiture devant l’auvent d’un vendeur de noix de coco : il a soif. Je l’invite. Pas de paille comme en Thaïlande. Il faut se débrouiller à boire par le trou fait à la machette. Ensuite, on rend la noix au vendeur qui fait quatre quartiers de son coupe-coupe. A l’aide d’une écorce, il racle la pulpe et la présente sur un quartier : c’est délicieux mais tellement calorique qu’il ne faudra pas en abuser.
Nous mangeons nos avocats sur la terrasse. Moronikê nous a proposé une assiette et des couverts, à la vue de nos sacs plastiques noirs, sans doute. La papaye est décevante, fade. Je l’ai choisie moi-même. Je n’y connais rien. Je n’avais jamais remarqué l’étoile à cinq branches au creux du fruit. La symétrie d’ordre 5 est rare dans la nature.
Une après-midi à la plage Après la douche, je me tartine de biafine. Même à l’intérieur de la voiture le soleil cogne dur. Nous sommes bien sous notre auvent mais il fait encore plus frais sous les paillotes de la plage. A notre intention Diane vient installer un matelas sur les lits de bois. Deux fois, je vais me tremper. J’attends que la vague m’éclabousse puis se retire dans un grand bruit de succion. Les vagues ne sont pas très puissantes. Si Dominique m’accompagnait, nous pourrions nager. Seule, j’ai peur de ne pas ressortir de l’eau.
Promenade dans la cocoteraie Vers 18heures, nous continuons le chemin de Pêches très tranquille et atteignons un curieux « Temple de la Lumière » vaudoun : bâtiment neuf au toit de chaume imposant. Le portail est très décoré, les portes de bois sont sculptées, les colonnes historiées. Deux éléphants de bois gardent l’entrée. Sous un petit auvent, une jarre. Sous un autre un étrange monticule en forme d’étron( ?).
Le troupeau de bovins rentre, mené par un tout petit berger, qui chantonne. Il n’a pas huit ans et ne semble pas comprendre le français, ou peut être est il trop timide.
menu suisse!Au dîner : Rostli zurichoise. L’assiette est occupée par la moitié d’une galette de pommes de terre râpées et grillées, l’autre moitié d’une « sauce » avec de petits morceaux de bœuf extrêmement parfumée au persil.
Je termine la soirée sur notre terrasse à écrire. La première impression est qu’il n’y a pas de moustiques. Je reste en T-shirt. Dominique se fait piquer. Je prends les mesures qui s’impose : crème à la citronnelle et tortillon à brûler. Vers 21h30, j’écrase un moustique sur on coude. Il faut passer à l’alerte supérieure : chemise à manche longues imprégnée et produit plus efficace.
On se couche tôt et on éteint à 22heures. C’est une erreur. On se réveille à cinq heurs avant le lever du jour et sans électricité.