Catacombes J’avais gardé un excellent souvenir des catacombes de Syracuse, il pleuvait et nous avions eu une visite guidée détaillée. C’était le première fois que découvrais un site des Premiers Chrétiens avec leurs symboles particuliers. Les catacombes de
Solomoni me tentaient d’autant plus que le Guide Bleu avait mis en caractères gras « décorations peintes ».
Nous repérons l’entrée grâce à un arbre qui porte des mouchoirs noués. Autour d’un puits, des chambres sont creusées, éclairées à l’électricité mais noircies de la suie des bougies séculaires, meublées de tables d’images pieuses tout ce qu’il y a de plus neuf. Dans la dernière grotte je descends sans précaution un escalier pour plonger mon pied dans de l’eau. Tout est inondé Nous n’irons pas plus loin. L’arbre avec ses mouchoirs, les images pieuses évoquent un culte populaire à la limite de la magie.
La sainte Solomoni est la mère juive des sept macchabées, sept fils refusant de se convertir au culte de Zeus Olympien sous Antiochus II Epiphane, tués sous ses yeux. J’ignorais que les Orthodoxes honoraient des martyres « préchrétiens ».
Tombeaux des Rois Les tombeaux des Rois ont été plus faciles à trouver à partir de l’avenue de l’Apôtre Paul. Comme ce matin, la vaste aire archéologique est en bord de mer, fleurie et pleine d’oiseaux. Les tombeaux des Ptolémées et des nobles égyptiens du IIIème siècle av. JC sont creusés dans le roc. Des formes étranges taillées par l’homme ou érodées par le vent et les embruns émergent d’épais bouquets de marguerites jaunes. Il faut parcourir d’assez grandes distances, chercher les escaliers aux marches hautes, escalader des blocs, entrer dans de sombres cavités. Les premières tombes sont un peu décevantes, je dérange les oiseaux qui ont construit leurs nids, il y a plein de fiente. Je photographie une tourterelle qui couve. Les murs ressemblent à une termitière avec des galeries, des trous ronds boursouflés.
Au hasard, je découvre une colonnade, un péristyle souterrain sur lequel s’ouvrent des chambres funéraires. Les tombeaux suivants sont construits selon ce même modèle, seul l’état de préservation de la pierre diffère. Des cyclamens s’accrochent dans les anfractuosités, malheureusement leur floraison touche à sa fin, ils sont déjà passés. En surface, les oiseaux donnent un ballet de chardonnerets à calotte rouge, bergeronnettes rouges, d’autres roses que je ne connais pas…
Le vent s’est levé, la mer est agitée. Nous n’aurons pas le temps de retourner à la plage. Il est près de cinq heures. Nous devons faire des courses si nous voulons manger de la viande (pas de boucher à Arsos) et faire le plein d’essence(pas de station-service non plus).
Le retour (70 km) est plus rapide que l’aller, Dominique « fonce » à 45km/h au lieu de 30 .
Pannes diverses Nous n’avons pas d’eau chaude au gîte depuis hier. Et avions émis toutes sortes d’hypothèses : chauffage solaire ? Électrique ? Je descends au Kafénéion, Dimitra téléphone au propriétaire : il suffit d’appuyer sur le bouton électrique qui a un voyant rouge ! Je remonte, ravie.
Nouvelle tuile : panne de gaz. Retour au kafénéion. Dimitra peut nous dépanner, mais il faut lui donner la bouteille vide. Troisième épisode au kafénéion, Dimitra « it’s OK ». Plus ou moins ! Nous ne savons pas changer la bouteille. Les enfants savent. Ils sont ravis de nous aider et montent dans la voiture. On leur laisse une livre pour les remercier. Il est huit heures ni le chou-fleur, ni l’artichaut ne sont cuits.