Cap Kition Nous décidons de pique-niquer près d’une tour vénitienne en bord de mer au Cap Kition. Sur la carte, c’est tout près. Nous nous perdons dans les sens interdits des villages.Echouons sur une plage de galets devant une mer déchaînée. Le vent souffle si fort que nous nous réfugions dans la voiture pour déjeuner.
Nous traversons des cultures maraîchères. C'est la récolte des artichauts. Les tunnels de plastiques, la plage de galets battus par les vagues, les constructions anarchiques nous rappellent Kokkynos Pyrgos, en Crète.
La tour vénitienne est perchée sur une colline en retrait de la mer. C’est une tour carrée, crénelée, en pierre blonde et peu élevée.
Kiti : l’église construite par les anges Nous cherchons à Kiti une église « construite par les anges » la Panayia Angeloktitos. Nous passons d’abord devant deux églises à campanile avant de trouver la basilique byzantine avec ses coupoles. Les Francs on ajouté une chapelle gothique qui sert d’entrée. On peut y voir la pierre tombale de la Noble Dame Simone, femme de sire Renier de Gibelet. Le tracé de la robe de la Dame est très pur, à l’intérieur des courbes sinueuses suggèrent les cuisses ou les fesses . C’est gracieux mais presque inconvenant sur une tombe. Un enfant se précipite :
- « pas de photos! »
Il allume la lumière derrière l’iconostase, éclairant une mosaïque dorée très ancienne.
Un car s’arrête. Toujours à l’affût des commentaires des conférenciers, je me précipite. Ce sont des Grecs, venus faire leurs dévotions, surtout des vieilles femmes, de noir vêtues. Ils achètent des cierges. Avant de les allumer, l’une d’elle fait le ménage. Elle saisit à poignée les cierges qui brûlent, les retourne dans le sable pour les moucher et jette la poignée à la poubelle. Elle peut alors planter les siens.
Vers Limassol L’autoroute traverse de vertes collines. Limassol n’est distante que de 65 km mais Dominique réclame une pause : le vent souffle de face et elle n’a pas encore en main la HYUNDAI. La plage du Gouverneur se trouve dans une baie protégée par un cap surmonté par des cimenteries. La mer est calme, bleue, la Méditerranée telle que je l’imagine. Le sable est fin, je me déchausse et longe, pieds nus, la plage bordée de restaurants de poissons heureusement construits en retrait derrière de belles pelouses vertes où sont installés lits et parasols.
Nous contournons Limassol sans la voir sur une rocade puis nous engageons dans la montagne, le ciel se couvre.