Embarquement 11H40 Gare du Nord, il suffit de traverser le quai pour monter dans le train direct pour Roissy. Arrivée à 12h20, 40 minutes de voyages et 9 euros.
Terminal 1, curieuse architecture cylindrique, tour creuse cernée de routes à tous le niveaux, évidée en son centre, des escalators enfermés dans des tunnels de verre.
A 13heures, nous avons enregistré nos bagages. Notre sac à dos gît de côté, abandonné, tandis que les valises empruntent le tapis roulant. Dominique proteste. L’employé en chemise blanche la rassure :
- « tu ne t’inquiètes pas, je suis là ».
Le tutoiement nous ramène au Maroc.
Survol de l’Europe L’avion décolle à l’heure, 15 h. Brie, Champagne, mosaïque de champs. Les nuages cachent le paysage. L’avion survole la Suisse, l’Autriche, l’Adriatique et la côte Croate, la Grèce, puis la mer Egée.
Aéroport de Larnaka, 20h10 Impression de soirée d’été.
Nous avons récupéré les deux valises mais pas le sac à dos. Le tapis roulant tourne à vide, un employé de Cyprus Airways vient nous chercher pour signer une déclaration. Quand le sac arrivera, il l’enverra par taxi à la Maison Cornaro.
Sur le moment, je ne réagis pas, (nous sommes bien assurées grâce à ma Carte VISA 1er). La représentante de Créative Travel, correspondante d’Héliades, nous explique que, depuis 18 h, on l’a prévenue que l’avion a dû laisser à Roissy 700 kg de bagages. Nous n’avons pas de trousse de toilettes, le reste est moins urgent.
Hertz prétend nous faire un cadeau en nous surclassant : notre voiture sera une HYUNDAI Atoz gris métallisée, pas très élégante ni spacieuse. On s’y habituera, peut être, mais elle est très laide.
LarnakaQuand j’ai réservé par téléphone, le réceptionniste m’a expliqué comment arriver à l’hôtel Onisilios :
- « au 2ème feu après une station service, tourner à droite. »
Nous nous engageons dans une petite rue toute noire bordée de maisons basses sans la moindre enseigne d’hôtel. Nous nous trouvons en plein centre, devant l’église Saint Lazare toute illuminée. Je demande notre chemin à des passants qui montent en voiture et nous y conduisent dans un dédale de sens interdits.
L’hôtel Onisilios (2 étoiles, 24£ la chambre) ressemble aux hôtels que nous fréquentons d’habitude : un peu vieillot, mais tout à fait correct. Il paraît vide. Le patron se souvient de mon appel, il est très aimable, nous donne une chambre bien tranquille sur cour dans un angle. Nous jouissons d’une double orientation avec vue sur des jardins, les toits, l’église et le fort éclairés.
Saint Lazare Nous sommes impatientes de découvrir Larnaka et de profiter de la belle nuit chaude, En cinq minutes à pied nous arrivons à l’église Saint Lazare qui nous séduit tellement que je retourne à l’hôtel chercher l’appareil photo.
Le campanile, très ouvragé, se détache dans la nuit. Autour de l’église : des arcades en ogives, des volumes compliqués, des coupoles byzantines : cette église est une merveille.
Nous avons du mal à trouver le sommeil. Cette histoire de bagage perdu me tracasse. Je ne me souviens plus avoir reçu une copie de la déclaration de perte. J’épluche le livret des garanties de l’assurance.