Lundi 26 Juillet Marché à Foiano – Lucignano – GargonzaNos volets de bois ne laissent pas passer le jour. Je ne me réveille qu’à 7 heures pour dessiner la grande maison. Pas facile de cadrer cette maison cubique dans le format allongé du carnet moleskine. Au premier étage, quatre fenêtres surmontent le grand porche où trois arcades s’emboîtent. Au milieu du toit légèrement en pente, s’imbrique un deuxième étage avec une seule fenêtre. De côté, le puits est protégé par un petit toit de tuiles à double pente. A l’avant, le gazon soigneusement tondu est presque trop vert.
Nous prenons le petit déjeuner plus tard que d’habitude, ce qui nous permet de régler avec Amanda et Francesco les petits ennuis domestiques : le four et la clim ne marchent pas, l’ampoule grillée. Par la même occasion Francesco nous explique comment trouver la maison de l’auteur du livre « une Maison en Toscane ».
Lundi, c’est marché à Foiano Nous laissons la voiture au pied des remparts et entrons dans la ville par des marches qui mènent à une belle arche de brique. Dans toute la ville : briques, marches et ruelles. Le marché s’est installé partout où c’est possible. Il occupe toutes les places et les rues les plus larges. Comme souvent à la campagne, les marchands de vêtements sont plus nombreux que les étals d’alimentation. Le camion de porchetta qui stationne près de chez nous le soir est là avec deux poissonniers et seulement trois marchands de légumes. La ville est très. Animée les hommes sont assis sur des chaises à: l’extérieur des cafés.
Après un tour dans les petites rues, nous achetons abricots, oranges haricots et un melon avec la désagréable impression qu’on nous a appliqué le tarif « touriste ».
Pour sortir de Foiano, c’est toute une histoire. Si le centre historique est tout petit, nous ne nous étions pas rendu compte que le bourg moderne est très étendu avec des lotissements, des usines, des entrepôts. Deux autoroutes à proximité ne facilitent pas l’orientation. Nous renonçons à aller à Sinalunga après avoir tourné dans la campagne.
Lucignano, un village en colimaçon Lucignano est le plus joli village que nous avons visité en Toscane ! A l’intérieur de se remparts ovales, les rues s’enroulent en colimaçon. Le long des murs, dans des pots, de véritables « jardins de rue »dans des baquets et hortensias e,t même des oliviers. La petite place bordée de palais est très calme. L’église à façade rayée blanche et verte comme à Sienne ou Florence en plus sobre, renferme des fresques à demi effacées. La plus remarquable est cachée à l’arrière d’un retable à colonnes. Je ne l’avais pas vue à la première visite. C’est un panneau explicatif situé à l’extérieur qui m’a incitée à rentrer la chercher .C’est un « Triomphe de la Mort ». Sur un cheval noir, la Mort aux cheveux blancs portant ses attributs, la faux et un bâton, néglige un groupe d’impotents sur leurs béquilles et va frapper un couple d’amoureux ou de jeunes mariés insouciants en habits colorés. Quand je vois ce tableau il me fait penser à Guernica, je ne sais pas pourquoi, pourtant j’ai déjà vu un e autre fresque sur le même thème à Palerme tout à fait extraordinaire.
Un autre église, plus bas, est tout à fait étonnante : son parvis est ovale. Il est inséré entre deux séries de marches arrondies embrassant la place ovale, une série convexe l’autre concave. Comme je l’admire une petite bonne sœur partage mon enthousiasme. L’intérieur baroque, est quelconque.
Plus bas, une loggia, à arcades simples, abrite un joli café, malheureusement fermé .Nous suivons les ruelles qui s’enroulent autour de la colline. Des maisons enjambent les ruelles sur de petites arches. Des bancs sont installés le long des murs pour que les habitants puissent prendre le frais. Chats et chien dorment très tranquillement, jamais dérangés par les autos. Deux boutiques vendent des cartes postales. Le tourisme de masse n’a pas cours ici. Les rares promeneurs se promènent discrètement deux par deux.
Yellow submarine Cet après midi la piscine est très fréquentée. Les enfants australiens jouent avec un crocodile gonflable : ils ont saisi chacun deux pattes du jouet et chantent « Yellow submarine ». D’habitude les enfants bruyants nous agacent mais ceux là inventifs et gais nous amusent.