Dans les rues… Pour ne pas enchaîner les visites nous nous promenons dans les rues autour du Campo. La Via di Citta épouse la courbe du Campo et serpente autour de la colline où est perché le Duomo. La longue façade gothique du
palais Chigi-Saracini suit cette courbe. Nous entrons dans la cour et découvrons une jolie loggia peinte avec des motifs de grotesque rappelant ceux de Vasari au palazzo Vecchio. Nous nous arrêtons près du magnifique puits.
Duomo La visite du Duomo est le deuxième temps fort de la matinée. Contrairement au Duomo de Florence vaste mais presque vide, ici, nous avons une impression de surcharge de décoration et d’exiguïté tant il y a de sujets à observer.
pavement Nous commençons par le pavement décoré de 56 panneaux de marbre réalisés selon la technique de l’agraffito : silhouettes gravées dans le marbre blanc puis noircies à l’asphalte. A partir de 1518, Beccafumi utilisa la technique de marqueterie de différentes couleurs. Pour éviter l’usure du passage, les deux tiers des panneaux sont protégés par une plancher amovible. On n’en verra donc que le tiers restant. Les
Sibylles de Cumes et des autres villes (1491-1498), une
Allégorie de la Fortune avec Socrate et Crates qui renverse des pièces et des bijoux, une roue de la Fortune, curieux motifs pour ue église .Judith délivrant Bethulie (1473) et
le Massacre des Innocents, Hérode chassé du trône étonnent moins. Dans ce dernier, j’ai surtout admiré le dessin des chevaux avec le mouvement bien rendu.
Chapelles Comme à notre habitude, nous suivons scrupuleusement la visite du guide Vert (le plus méthodique), entrons dans toutes les chapelles, celle baroque du Bernin, celle Renaissance celle de Saint Jean Baptiste avec ue statue du saint par Donatello ressemblant à celle du Musée de l’Opéra del Duomo de Florence.
Libreria Piccolomini La Libreria Piccolomini est une grande salle très claire attenante à la nef couverte de fresques de
Pinturicchio (1502-1509) racontant, la vie d’Enea Silvio Piccolomini devenu le pape Pie II. Ce sont des fresques très colorées très vivantes et narratives. Encore une fois, notre regard est plus historique. les fresques racontent le Concile de Bâle, les fiançailles de Frédéric III et d’Eléonor d’Aragon, la décision du pape Pie II de partir en guerre contre les Turcs..
Nous terminons la matinée par une balade dans les ruelles. Nous n’avons pas trouvée la via Galluzzo « la plus typique ». Mais nous avons vu des passages cachés complètement couverts avec des marches. Nous avons abouti à la fontaine de la Contrade de la Selva avec sa forêt miniature de lauriers symbolisant la forêt. Enfin nous sommes rentrées à vive allure pour ne pas payer une heure supplémentaire de parking.
Déjeuner d’une salade composée et d’une pizza. Piscine, le ciel est menaçant, de gros nuages font craindre un orage et nous replions bagage assez tôt. Nous avons échappé à l’averse et l’après midi s’est terminée tranquillement entre lessive, courrier et journal de bord.
Après les visites très denses de la matinée nous avons besoin de ces moments de farniente à la piscine. Tout ce que nous voyons est si riche que j’ai peur de l’effet de surimpression Je suis contente de relire encore les guides et digérer les nouvelles connaissances. Sienne a brillé surtout au XIII et au XIVèm, un siècle avant la Renaissance florentine. C’est une période que je connais mal. Sur cette période gothique, j’ai peu de références. Il me faut les construire ici.