préparation à la visiteChangement d’ambiance. Un cloître clair, aéré, accueillant : nous relisons nos livres, et soufflons un peu. Je n’aime pas enchaîner les visites. J’ai peur que la suivante n’efface les images de la première. Avant la visite de la chapelle, on nous propose un Audiovisuel
« L’œil de Masaccio ». Le CD-Vidéo fait appel au dessin virtuel. Pour une fois le résultat est satisfaisant. Nous nous promenons dans Florence à la construction de l’église en 1426 et retrouvons la place presque à l’identique (le film de la place actuelle se surimprime sur le tableau). Puis, on nous explique la construction de la fresque : l’utilisation de la perspective, alors révolutionnaire pour l’époque, découpage des scènes de chaque tableau.
Le cycle retrace la vie de saint Pierre, reconnaissable à son manteau orange éclatant. Les grands tableaux contiennent plusieurs scènes correspondant à un épisode. Ce cycle a été peint par
Masolino,
Masaccio et repris par
Lippi. Malgré cela, il est tout à fait homogène. Il faut être prévenu pour s’en rendre compte. Le profane n’y voit que du feu. Les trois artistes ont utilisé les mêmes couleurs. Le dernier épisode :la Crucifixion peint par Lippi est celui qui me plaît le moins. Peut être est ce plutôt le thème qui me rebute ? A l’aide de l’informatique, des personnages sont supprimés ou au contraire animés.
15 minutes pour les fresques! Après le vidéogramme nous avons le droit de rester 15 minutes dans la Chapelle. Personne ne surveille ; On peut profiter des fresques aussi longtemps qu’on le veut. Ces fresques nous plaisent énormément ; Cette visite est une des plus réussies des vacances.
Nous sommes retournées chez le traiteur à l’angle des deux routes et avons acheté des croquettes de pommes de terre, des beignets de fleurs de courgette et une salade de blé, origan, mozarella, tomate. Les beignets sont un peu décevants : on sent la pâte mais pas les fleurs.
Nous restons à la piscine de 15h à 18h30 malgré quelques gouttes. Je relis les guides, parcours Le Monde, nage, somnole. Vers le soir, je retourne me promener dans notre domaine. J’emprunte l’allée bordée d’iris touffus qui descend au grand pin solitaire que je dessine.