Midi au gîte A 13h30, nous sommes de retour et déjeunons sous l’auvent des boulettes de viande délicieuses, de salade et des courgettes que nous avons achetées chez notre traiteur habituel.
Il fait très chaud : 34°C. A la piscine, nous trouvons le fils de la maison Cosimo et sa fiancée Giulietta. Ils sont charmants, polis mais occupés à téléphoner.
Chartreuse de Galuzzo A 17h, nous allons visiter la chartreuse de Galluzzo perchée sur la colline juste en face de chez nous. C’est elle qui a donné le nom au gîte sur le catalogue (en réalité elle s’appelle Villa Il Pino ou Villa Palagi). Nous nous devons donc d’aller lui rendre visite. Ce matin, je l’ai dessinée au lever du jour. Le campanile gracieux, la façade baroque donnent une impression de légèreté. Les autres bâtisses sont plus massives. Le bord est même fortifié et coiffé de créneaux. Elle coiffe une colline isolée et semble flamboyer des flammes noires des cyprès émergeant d’un épais bois de chênes verts ? Les autres collines sont plus douces avec un moutonnement d’oliviers des jardins et des maisons.
Le monastère est encore occupé. Les Chartreux ont été remplacés par des Cisterciens, 7 moines. La visite est guidée par un Padre noir (peut être éthiopien ?) à l’Italien ralenti et chantonnant (il accentue sur la syllabe finale). Malheureusement nous sommes arrivées en retard et traversons la Pinacothèque sans accorder un regard aux fresques de
Pontormo (le chef d’œuvre de l’endroit !)Dommage, les couleurs sont fraîches et claires avec des teintes orangées rares.
La visite de la Chartreuse est intéressante pour le mode de vie des Chartreux eux mêmes. L’ordre fondé par Saint Bruno est originaire de France (tableau croutesque). Les Chartreux étaient des ermites. Ils vivaient enfermés dans leurs cellules ne se retrouvant que pour un repas commun le dimanche et à la promenade le lundi. Les frères converts faisaient tourner le monastère mais ne vivaient pas en ermites. Autour d’un vaste cloître occupé par une pelouse verte et leur cimetière (tombes anonymes) sont installées les cellules. Ce sont de véritables maisons. A l’entrée, dans la porte, un passe plats pour les repas. On entre dans une belle salle de séjour claire et chauffée par une cheminée meublée d’un bureau à rabat à côté une chambre à coucher de bonne taille occupée seulement par un lit de bois simple. Un couloir de 5 à6 m éclairé par de belles fenêtres permet la promenade (vue magnifique). Le moine dispose également d’un petit jardin. J’avais imaginé la vie des ermites plus ascétique. Ceux là étaient vraiment très bien logés !
Della Robbia Nous visitons l’église (belles stalles). Le Padre nous montre les médaillons de della Robbia. « se vede » murmure en admiratrice, une des deux italiennes qui se pique d’être connaisseuse.
Dans la boutique, on vend de la Chartreuse, comme de bien entendu. A 18h nous sommes à nouveau à la piscine et profitons d’une dernière heure ensoleillée. Ici, le soleil se couche plus tôt qu’en France. Il fait nuit vers 9h. Après 7h1/2 le soleil a disparu derrière la colline.