Nous quittons Créteil à 6h55 en passant par L’A5, vide. A Courtenay,sur l'A6, nous n’avons que 9km d’écart avec l'itinéraire de Via Michelin. Pause croissants à Nitry. Après Mâcon, Bourg en Bresse, Pont d’Ain, Nantua. C’est un vrai plaisir de rouler sur cette autoroute bordée de sapins que nous ne connaissons pas. 11h35, arrêt entre Pont d’Ain et Bellegarde. L’autoroute est construite sur d’impressionnants viaducs. A la sortie d’un tunnel nous découvrons le Genevois. Le jet d’eau de Genève se déploie comme une voile.
Sallanche Il fait frais j’ai gardé ma polaire dans la voiture.
Nous quittons l’autoroute à Sallanche pour faire le plein d’essence à carrefour vers midi. J’achète une salade César à McDo. Justement la semaine où le film
Supersize Me sort sur les écrans, mettant en cause la malbouffe et McDo. La réaction à la critique est immédiate : promotion sur les salades. Des prospectus énoncent des principes diététiques - pour la galerie ? Faisant la queue, je constate que les salades sont plus chères que le reste. Et surtout, personne n’en commande.
Une dame :
- « Deux menus enfants »
- « Pour une fille ou un garçon ? »
- ?????
Mont Blanc La N205 passe aux Houches, jolis chalets, charmante église à bulbe vert. Nous pique-niquons à 13h sur le bord d’un torrent au pied du Mont Blanc.
Les névés sont encore bien présents à faible altitude mais le sommet est dans les nuages. Dommage ; j’avais imaginé que nous nous arrêterions à Chamonix et que nous irions nous promener au Mont Blanc !
Glaciers Juste à l’entrée du Tunnel, nous approchons de très près deux glaciers des Pèlerins et des Bossons. Je suis impressionnée par l’épaisseur de la glace grise parfois bleutée et surtout étonnée par l’aspect de la surface hérissée de blocs de glace aux angles aigus.
Tunnel du Mont Blanc Péage : 29 €pour 11km. Depuis l’accident, toute une mise en scène garantie la sécurité : les poids lourds passent un test de rayonnement infrarouge, les consignes de sécurité sont relayées sur 9 fréquences radio italiennes et françaises. De jolis éclairages bleus matérialisent les distances de sécurité de 150m entre les véhicules et la vitesse est contrôlée.
Il fait beau en Italie! A la sortie, il fait un temps magnifique. L’autoroute s’engage dans une succession de longs tunnels si bien qu’on profite à peine du paysage splendide. La route effleure
Courmayeur et ses beaux chalets de bois aux toits de lauzes, pas une faute de goût. Des forteresses du 14ème siècle, tours carrées massives plantées sur des pitons rocheux dominent l’entrée des étroites vallées. Quelles guerres se déroulaient donc dans les Alpes ? Le seigneur marquait- il ainsi sa domination sur son fief ? Ou les forts faisaient- ils partie d’un dispositif d’ensemble interdisant le passage aux Français ? ou aux Habsbourgs ?
le lac de Vivarone Sur la carte, nous choisissons comme point de chute un petit lac situé à une dizaine de kilomètres d
’Ivréa. Le lac de Vivarone est allongé entre des coteaux plantés de vignes et de villages aux toits rouges. Au loin, la lige des crêtes se découpe de plus en plus nettement à mesure que le soleil descend et que les couleurs s’avivent. Sur les bords du lac nous trouvons d’abord des campings, entrons dans un hôtel 3* (90Euros, trop cher), puis nous arrêtons dans un 2* (31€) chambre très simple avec vue sur le lac.
La plage est encadrée par des pontons de bois où est amarré un bateau à moteur qui tire les skieurs. Une belle pelouse verte avec un grand saule est équipée de chaises longues. La baignade me rafraîchit du voyage. Depuis que nous sommes en Italie, il fait bien chaud. Nous nous reposons allongées sur les transats regardant le ski nautique et les bouées qui se balancent, l’une d’elles jaune, ressemble à un haut de forme qui sautille et évoque Satie. Une autre bouée à moitié grise à moitié rouge brique évoque une coupole byzantine avec ses côtes en relief. Vers 19h les autres baigneurs plient bagage et nous restons seules à passer une douce soirée.